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Après la 3D, l’odeur va envahir nos salons

Longtemps évoqué comme l’étape suivante dans l’évolution des technologies dédiées à l’immersion durant les séances cinéma, l’Odorama pourrait devenir réalité sous peu. Les premiers prototypes ont été présentés la semaine dernière à San-Francisco auprès d’un public trié sur le volet. La technologie existe déjà pour les salles de théâtre et les parcs d’attractions, et elle n’a fait l’objet que de rares applications dans un cadre privé par le passé, notamment sous forme de pastilles numérotées à gratter. Aujourd’hui, les moyens techniques disponibles donnent un nouveau souffle à ce concept issu du monde du spectacle : la prouesse a été de le faire tenir dans un format domestique. C’est une entreprise française qui est à l’origine de ce système reposant sur le mélange de 8 fragrances de base (la version professionnelle en utilise jusqu’à 15). Ces fragrances sont diffusées par un petit ventilateur situé en face avant du décodeur, en synchronisation avec l’émission vidéo en cours. La commande se fait via HDMI (une évolution du standard devant inclure ces commandes spécifiques mais la norme n’est pas arrêtée).

La démonstration s’est avérée très impressionnante, l’odeur du sous-bois succédant à celui du bord de mer puis à celle d’un fauve en sueur. Parmi le réglage des préférences, on notera la possibilité pour l’utilisateur de désactiver les odeurs désagréables et de limiter la plage horaire de diffusion pour éviter d’interférer avec celle des repas. Le décodeur utilise des capsules jetables de fragrance, celle se chargeant comme des cartouches d’encre. L’autonomie de celles-ci est annoncée pour 100 H de projection.  Les grands réseaux câblés aux USA, en Europe et en Asie ont déjà reçu les spécifications techniques pour adapter leur réseau à ce type de diffusion.
Si les grands de l’industrie audiovisuelle se montrent très intéressés, cette nouvelle dimension du spectacle devrait être dans les rayons dès 2013.

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La Rédaction

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