Tests matériels

Test : Final Sonorous II

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Test cette semaine du casque hi-fi circum-aural Final Sonorous II. Malgré un gabarit imposant propre aux modèles hi-fi, ce casque n’hérite toutefois pas des contraintes liées à sa catégorie, à savoir une sensibilité moyenne et une impédance alpine, et se destine à être alimenté par un simple smartphone. Il y a évidemment bien plus à en attendre avec une source audiophile et c’est ce que nous avons voulu vérifier en testant ce casque Final.

Final Sonorous II

Le câble fourni avec le casque est détachable, avec connecteurs mini-jack 3,5 mm mono et mini-jack 3,5 mm stéréo à chaque extrémité

Final Sonorous II : confort de port

Le casque Final Sonorous II est relativement lourd mais n’est pas pesant une fois installé sur la tête de l’auditeur. La répartition des masses est donc bien pensée et sans oublier qu’on le porte, on peut envisager de rester ainsi casqué plusieurs heures durant. L’arceau est abondamment rembourré et les coussins remplis d’une mousse tendre. Aucune pression pénible n’est à déplorer. On pourra se déplacer avec le Sonorous II, à condition de ne pas courir avec, auquel cas le casque se déchaussera, ou tout du moins quittera sa position initiale, avec à la clé une inévitable perte de cohérence musicale. C’est donc confortablement assis que le Final Sonorous II s’écoute dans les meilleures conditions.

Final Sonorous II

Les coussins en simili-cuir recouvrent une mousse au moelleux agréable

Final Sonorous II : qualité de fabrication

Le Final Sonorous II partage l’ADN du Sonorous X, mais positionnement tarifaire oblige, les matériaux employés sont différents. Simili-cuir et plastique sont omniprésents, mais l’arceau est en acier et la liaison entre coussin et coque recouverte d’un cerclage en aluminium. Le casque a une allure massive et semble particulièrement solide. Les coques sont articulées, fixées à l’arceau au moyen d’une tige à tête sphérique graissée. Elles bougent ainsi sans bruit et suivent aisément les mouvements de l’auditeur.

Final Sonorous II

L’arceau en acier nous a semblé très solide

Le câble de modulation d’une longueur de 1m50 est détachable. Il dispose de connecteurs métalliques de qualité, plaqués or, ainsi que d’une gaine qui prévient tout emmêlement ou déformation durable.

Final Sonorous II

Chaque oreillette est repérée aux extrémités de l’arceau

Final Sonorous II : transducteurs

Le casque Final Sonorous II abrite deux transducteurs dynamiques large-bande d’un diamètre de 50 mm. Ce transducteur se présente sous la forme d’un diaphragme en titane avec un dôme central. La marque japonaise ne communique pas sur leur réponse en fréquence, mais indique une impédance de 16 Ohms et un volume sonore de 105 dB à 1 kHz pour 1 mW de puissance. Le Sonorous II s’accommode ainsi d’absolument tous les amplis casques, même les moins puissants.

Final Sonorous II

L’arceau est recouvert de simili-cuir et rembourré

Final Sonorous II : Conditions de test

Nous avons écouté le casque Final Sonorous II avec les amplis DAC HiFiMAN EF2C (combiné au Micromega MyDAC) et Sony PHA-1EU. Les sources utilisées : un ordinateur Raspberry Pi2 (Volumio) et un smartphone Android (sortie USB audio), avec des fichiers FLAC de qualité CD et Hi Res Audio (24/96-192).

Final Sonorous II

L’axe des oreillettes est articulé et graissé

Final Sonorous II : impressions d’écoutes

Le casque Final Sonorous II présente une signature tonale très claire, avec une prédominance du registre haut-médium qui apporte immédiatement beaucoup de lumière à l’écoute. Passées quelques heures de rodage, cette portion du spectre un peu rugueuse gagne en fluidité, laissant davantage s’exprimer les transducteurs dans les très hautes fréquences. Le grave fait preuve de nervosité et d’extension, mais reste globalement discret, privant ainsi l’écoute d’une assise vraiment solide. Les amateurs d’une écoute ronde n’y trouveront leur compte qu’en associant le Final Sonorous II à un ampli très généreux dans le grave, ou bien sachant jouer avec retenue dans le médium. Autre option, utiliser un DAC à la sonorité très chaleureuse, comme le Micromega myDAC. Ou encore utiliser l’égaliseur graphique de la source, si celle-ci en dispose (smartphone, tablette ou ordinateur par exemple).

Malgré sa structure fermée, le Sonorous II parvient à établir une scène ample et claire et c’est sa première qualité.

Final Sonorous II

Final Sonorous II : conclusions

Nous avons aimé l’ergonomie globale et le confort de port du casque Final Sonorous II. Ses performances musicales nécessitent un savant appairage avec une source équilibrée ou disposant de possibilités d’égalisation, afin d’apaiser quelque peu le registre haut-médium. Dans ces conditions, la belle énergie dont fait preuve le casque saura séduire son auditeur.

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Cet article est aussi disponible en : Anglais

À propos de l'auteur

Tristan Jacquel

Tristan est rédacteur chez Son-Vidéo.com. Passionné de musique, d'acoustique et de high-tech, il réalise notamment les tests matériels pour notre blog.

4 Commentaires

  • Bonsoir, prière de m’éclairer sur quelques points :

    – Est ce que par « une signature tonale très claire », vous entendez que ce casque offre un son neutre ? (adjectif utilisé par quelques « Blogs » pour décrire ce casque)
    – Si oui, Est ce qu’en compensant son manque de GRAVE (en l’appairant avec un DAC/Amplificateur « CHAUD ») on aura un casque parfaitement neutre ?
    -Est ce que ce casque convient a tous les styles musicaux ?
    – une dernière question, quelles sont les différences avec son ainé le III ?
    Merci pour vos éclaircissements.

    • Non, par très clair, j’entends le contraire de neutre, avec une proéminence du registre médium.
      Pour la neutralité après correction tonale, c’est peu probable.
      Quant au Sonorous III, je n’ai pas eu l’occasion de l’écouter malheureusement.

  • Bonsoir,

    Intéressé par une association d’un « Ami musik DS5″ et d’un Final Sonorous VI, ma question : est ce que l’ampli casque de l’Ami peut « driver » correctement un casque comme le FS VI, réputé nécessiter une amplification de qualité (pour qu’il livre le meilleur de lui même) malgré son impédance de 8 Ohms, car on peut lire sur la fiche technique de l’Ami que l’impédance des casques supportée varie entre 16-300 Ohms. Ou bien doit-on envisager un ampli casque dédié ?

    Merci d’avance pour votre réponse.

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