Les Années Laser

Test Blu-ray : Pirates des Caraïbes, La Vengeance de Salazar

Pirates des Caraïbes La Vengeance de Salazar

En résumé

Au bout de cinq films, il est naturel que la franchise Pirates des Caraïbes ne soit plus tout à fait aussi pimpante qu’au premier jour. Johnny Depp est tombé de son piédestal de star « irréprochable », personne ne semble plus en mesure de contenir sa propension au cabotinage, les scénarios sortent sauvagement les avirons pour maintenir l’intérêt à flots… Et pourtant, à condition de faire preuve d’un minimum de second degré, La Vengeance de Salazar remplit largement son contrat divertissant. Entre scènes d’action homériques où les effets spéciaux s’en donnent à cœur joie, créatures de plus en plus délirantes, humour qui tutoie à plusieurs reprises pur burlesque et de nouveaux personnages chargés d’assurer le quota de modernité tout en prenant leur ticket pour les suites encore à venir, le spectacle est bel et bien au rendez-vous.

Avis technique

Là, pour le coup, pas d’ironie qui tienne. Même si quelques rares séquences plongées dans la pénombre auraient pu afficher une lisibilité plus marquée (ce n’est pas qu’on ne voit rien, loin de là, mais certaines portions de l’image manquent parfois de tranchant), l’écrasante majorité du film déploie une définition, une luminosité et une compression optimales dont les décors, les costumes et la profondeur de champ tirent le maximum. Quant à l’acoustique (notamment la VO 5.1 DTS HD Master Audio), c’est un pur feu d’artifice de pyrotechnie, de tempêtes , d’effets illustratifs et d’orchestrations qui occupe sans discontinuer la totalité des canaux, caissons de graves compris.

Du côté des bonus

Une telle superproduction méritait bien son making-of d’une cinquantaine de minutes où, pour peu qu’on fasse abstraction des inévitables superlatifs promotionnels, les aperçus du tournage et de sa colossale logistique visualisent à peu près tout ce qu’on a besoin de savoir. En plus d’un quatuor de scènes inédites agréables mais facultatives et un bêtisier plutôt rigolo, on accordera une attention toute particulière à la superbe galerie de photos en noir et blanc prises par le producteur Jerry Bruckheimer.

Le mot de la fin

Pas encore le film de « trop » grâce à une énergie sans temps morts et à une réjouissante fidélité aux fondamentaux de la saga, mais il faudra un sacré regain d’imagination pour le prochain épisode ne prenne pas l’eau de toutes parts.

À propos de l'auteur

Bernard Achour

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