Quatre ans après la sortie de la PlayStation 5, Sony propose une console de milieu de génération : la PS5 Pro. Destinée à éliminer tous les compromis, elle promet une expérience de jeu en ultra haute définition, sans sacrifier la fluidité. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un saut générationnel, cette nouvelle machine promet davantage de puissance de calcul. Faut-il craquer pour la PS5 Pro et son prix est-il justifié ?

Quelles sont les nouveautés de la PS5 Pro ?
La PS5 Pro utilise l’architecture RDNA 3 d’AMD, comme la PS5 standard, mais avec 67 % d’unités de calcul (CUs) supplémentaires, portant le total à 60 CUs. Une augmentation significative par rapport aux 36 CUs de sa petite sœur. L’idée derrière cette amélioration est de réduire la dépendance à l’upscaling, très utilisé sur la plupart des jeux, et de proposer une qualité d’image supérieure. Une évolution bienvenue pour le gaming en 4K, alors que la tendance est aux téléviseurs avec des diagonales supérieures à 65” (164 cm).
Du côté de la mémoire, la PS5 Pro conserve ses 16 Go de GDDR6, mais avec une bande passante augmentée de 28 %. Cette nouvelle console pourra donc traiter de nombreuses opérations plus rapidement, permettant une augmentation notable du nombre d’images par seconde. Sur les titres les plus gourmands, PlayStation annonce un gain de performance de 45 %. Si on lit entre les lignes, on comprend que la PS5 Pro est en mesure de proposer de la 4K à 60 fps, au minimum, même sur les jeux les plus récents et sans sacrifier la qualité des graphismes.
Le PSSR, une nouvelle technologie d’upscaling
L’une des fonctionnalités les plus intéressantes de la PS5 Pro, c’est le PlayStation Spatial Super Resolution (PSSR). Il s’agit de la réponse de PlayStation au DLSS de Nvidia et du FSR d’AMD. Cette technologie d’upscaling, basée sur l’intelligence artificielle, permet de grandement améliorer les performances des jeux dans les très hautes définitions. C’est notamment grâce à cela que Gran Turismo 7 peut tourner en 8K à 60 fps, par exemple.
Contrairement aux méthodes classiques de mise à l’échelle, le PSSR utilise des algorithmes d’intelligence artificielle pour améliorer la qualité d’image. Cela permet de produire des visuels plus nets, sans sacrifier les performances, en comblant les détails manquants de manière plus précise. Tous les calculs pour le jeu sont réalisés dans une définition moindre, le PSSR vient ensuite produire une image 4K ou 8K. En pratique, cela permet de jouer dans d’ultra hautes définitions, avec une meilleure fluidité.

Des jeux aux performances améliorées
Certains jeux sont labellisés “PS5 Pro Enhanced” : concrètement, ils fonctionneront sur la PS5 standard, mais profiteront d’améliorations sur la PS5 Pro. Cela signifie aussi que les développeurs peuvent ajouter des fonctionnalités comme de nouveaux modes de qualité graphique ou de performance, exclusivement pour la PS5 Pro. Cette signalétique simple permet de repérer rapidement les titres qui peuvent maximiser le potentiel de cette nouvelle console.
La fonctionnalité Game Boost, déjà présente sur la PS5 standard, profite aussi de la puissance supplémentaire de la PS5 Pro. Les jeux PS4 et PS5 prenant en charge le VRR, pourront voir leur nombre de fps significativement augmenter. En effet, cette technologie permet de synchroniser la fréquence de rafraîchissement de l’écran avec celle du GPU. Dans cette configuration, certains jeux débrident leur framerate afin de proposer le maximum d’images par seconde, jusqu’à 120 fps. Une fonctionnalité qui devrait profiter à un très large catalogue de titres.
Les amateurs de réalité virtuelle vont aussi pouvoir profiter des améliorations de la PS5 Pro. En effet, cette nouvelle console est toujours compatible avec le PS VR2 et le boost de performance permet d’également augmenter les fps sur les jeux VR. En résulte des images plus fluides et une réduction du ghosting. Cela devrait aussi réduire le motion sickness (équivalent au mal des transports), inhérent à l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle, pour les personnes les plus sensibles.
Un ray tracing optimisé
La PS5 Pro embarque aussi des fonctionnalités RDNA 4 dédiées au calcul du ray tracing. En plus d’améliorer les effets de lumières et de réflexions dans les jeux, elles permettent aussi de soulager le GPU afin d’obtenir de meilleures performances. Cela évite les chutes de framerate importantes, même avec les jeux très gourmands. Si on en croit les témoignages sur le blog de PlayStation, les développeurs sont très enthousiastes concernant l’apport de cette nouvelle architecture.
En pratique, les jeux qui exploitent le ray tracing sur la PS5 Pro peuvent tourner en 4K à 60 fps. Avec cette nouvelle architecture, soutenue par le PSSR, les joueurs n’ont plus à choisir entre qualité graphique et performances. Cette console est une réelle évolution de la PS5 et devrait ainsi satisfaire les gamers les plus exigeants.

La PS5 Pro est-elle trop chère ?
Lors de l’annonce de la PS5 Pro, le tarif de 799,99 € a suscité de nombreuses réactions de la part des joueurs. En effet, il s’agit de la machine la plus chère de l’histoire des consoles. Toutefois, il faut bien comprendre que c’est aussi une prouesse technologique qui permet de jouer dans des conditions optimales. Quand on regarde dans le passé, toutes les consoles faisaient des sacrifices pour faire tourner les jeux les plus ambitieux. Avec la PS5 Pro, ce n’est plus le cas.
Sur les réseaux sociaux, on compare souvent cette nouvelle console avec le PC pour expliquer qu’elle serait “trop chère”. En y regardant de plus près, la PS5 Pro se rapproche d’une configuration équipée d’une carte graphique RX 6800 que l’on trouve dans les 400 €. Si on ajoute à cela tous les autres composants nécessaires à une telle configuration, la note peut vite monter. Rapidement, un PC équivalent à une PS5 Pro dépasse largement les 1 000 €. Bien que cette comparaison n’ait pas trop de sens, les usages étant différents, le prix de la PS5 Pro est bien justifié.
Un point est aussi souvent oublié dans ce genre de comparatif, c’est la maîtrise du hardware. En effet, les configurations PC sont variées et les développeurs s’arrachent les cheveux pour optimiser les jeux dans tous les cas de figures possibles. L’optimisation est simplifiée sur un matériel unique, ce qui permet de tirer le meilleur des technologies embarquées dans la PS5 Pro. Il en résulte une stabilité irréprochable sur console que l’on ne retrouve pas toujours sur PC.
Tout comme la PS4 Pro, à l’époque, la PS5 Pro se destine clairement aux fans de PlayStation les plus exigeants. Elle permet de profiter de ce que le gaming à de mieux à offrir, sans compromis. Il s’agit d’une évolution pertinente de milieu de génération et qui étend l’offre de PlayStation. Que les joueurs se rassurent, la PlayStation 5 standard a encore de belles années devant elle. La PS5 Pro constitue néanmoins une nouvelle option intéressante. En fin de compte, PlayStation offre un choix supplémentaire aux gamers et c’est plutôt une bonne nouvelle !












Erreur au début de l’article, l’architecture du GPU de la ps5 pro est basé sur RDNA 3 ( dont des éléments de l’architecture RDNA 4 pour la partie raytracing ) , contrairement au GPU de la ps5 originale/&/slim qui est basé sur RDNA 2
Effectivement, c’était une typo. Merci de votre remarque. 😉