Le magazine Les Années Laser, spécialiste du home cinéma, présente une analyse détaillée du Blu-ray Furiosa, le prequel tant attendu de Mad Max: Fury Road. Ce test met en lumière les performances techniques du disque, tant au niveau de l’image que du son, tout en passant en revue les bonus et les spécificités de cette édition. L’occasion de découvrir si cette nouvelle plongée dans l’univers post-apocalyptique tient toutes ses promesses pour les amateurs de films d’action et de haute définition.

En résumé
Et si la vidéo donnait une seconde chance au cinquième opus de la franchise Mad Max ? C’est tout le mal qu’on souhaite à ce film attendu comme le Messie neuf ans après la divine surprise multi-oscarisée de Fury Road, mais qui, chiffres et articles de presse à l’appui, est loin d’avoir connu un retentissement comparable malgré son lancement ultra-médiatisé en première mondiale au dernier Festival de Cannes. « Pour raconter l’histoire de Fury Road, qui se déroule dans un laps de temps très court, nous avons ressenti le besoin de tout connaître, donc tout écrire, du monde et des personnages de l’histoire », raconte son réalisateur George Miller.
« Chaque objet, chaque geste rituel devaient être définis et consignés dans une bible, qui a été distribuée non seulement aux acteurs, mais à toute l’équipe du film – plus de mille personnes. Il fallait que tout le monde puisse comprendre les motivations de chacun, comment dessiner les costumes et les accessoires. Autrement, tous ces détails auraient eu autant d’utilité au film que le bruit de surface sur un disque vinyle. Nous avons donc écrit l’histoire de Furiosa, qui est devenue un scénario, avec des dessins préparatoires. Et on s’est promis d’y revenir un jour. Les deux films sont intimement liés. »

Et si, pour vraiment apprécier Furiosa, il suffisait d’abolir la – presque – décennie qui le sépare de son prédécesseur en enchaînant les deux films sur galette UHD Blu-ray ? Toujours est-il que la jeunesse de la guerrière jadis incarnée par Charlize Theron arbore aujourd’hui les traits de la fascinante Anya Taylor-Joy, kidnappée par Dementus (auquel Chris Hemsworth confère une stature assez démente) et fermement décidée à venger la mort de sa mère.
Et si l’ensemble est objectivement plus « verbal », moins frénétique, que Fury Road, ça ne l’empêche aucunement de s’imposer comme un hyperspectacle « furieux » riche en adrénaline et en testostérone où culminent l’attaque d’une mine de plomb au cœur de toutes les convoitises et une ébouriffante course-poursuite de quinze minutes entre un camion-citerne et des dizaines de véhicules armés jusqu’aux dents qui scelle la relation entre le personnage clé de Praetorian Jack incarné par Tom Burke et l’héroïne.
Du côté des bonus
Pour bénéficier de la totalité des suppléments, direction l’UHD Blu-ray. On y trouvera un excellent making-of de près d’une heure où le cinéaste, qui préfère le terme d’ »odyssée » plutôt que de « saga », justifie son approche de mise en scène différente pour éviter la répétition qui s’apparenterait à un « exercice cynique » ; un chouette module sur le morceau de bravoure central qui a mobilisé à lui seul neuf mois de tournage ; deux solides sujets sur les personnages de Furiosa et Dementus et leurs interprètes respectifs (20’) ; et gros plan instructif sur les véhicules.

Avis technique
Également prioritaires en UHD Blu-ray, les images, à l’instar du précédent volet de la saga, affiche des ocres plus intenses, un sable du désert plus soutenu, un ciel plus vif, des reflets sur les chromes plus rutilants et des flammes plus ardentes, pour un transfert Dolby Vision qui tutoie des sommets sans la moindre baisse de régime. Identiques au Blu-ray, deux mixages Atmos VF et VO terrassants aux basses redoutables qui laissent exsangue les tympans comme l’installation au terme du spectacle.
Le mot de la fin
L’emballage technique et éditorial renforcent l’hypothèse évoqué plus haut : Furiosa mérite bel et bien d’être (re)découvert.












Superbe ENJOY génial…