Test Blu-ray : Le Comte de Monte-Cristo

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Chef-d’œuvre intemporel de la littérature française, Le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas a marqué des générations de lecteurs avec ses thèmes puissants de vengeance, de justice et de rédemption. Ce récit palpitant a inspiré de nombreuses adaptations cinématographiques, mais rares sont celles qui capturent toute la profondeur et la complexité de l’œuvre originale. Aujourd’hui, Les Années Laser vous proposent de plonger dans la version Blu-ray du film de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière. Qualité d’image, restitution sonore, bonus…

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En résumé

Quelques mois après le succès commercial du diptyque Les Trois mousquetaires, le désormais genre à part entière estampillé « Alexandre Dumas movie » s’est vu chargé d’inaugurer en fanfare l’été cinéma sous la caméra des mêmes scénaristes. Soit presque trois heures de blockbuster à la française dont, piqûre de rappel, le héros s’évade de la prison où il croupissait depuis quatorze ans pour se venger d’un infâme complot ourdi le jour de son mariage. Légèrement remise au goût du jour en assimilant le personnage à une sorte de pré-Batman (repaire gothique, allure spectrale, masques pour dissimuler son identité), la trame principale le montre aussi de façon encore plus maline comme le maître d’œuvre d’un spectacle complet dont il choisit les interprètes chargés de l’assister, écrit le scénario et met en scène le déroulement. Dominé par un Pierre Niney irréprochable, l’ensemble, véloce et luxueux, manque peut-être d’un rien de flamme épique, mais la puissance intacte de l’intrigue remplit haut la main sa mission divertissante.

Après le succès des Trois Mousquetaires, le genre « Alexandre Dumas movie » revient avec presque trois heures d’aventure épique et moderne, où un Pierre Niney captivant incarne un héros assoiffé de vengeance, dans une mise en scène élégante et prenante.

Du côté des bonus

Concis making-of chapitré, qui aborde toute la préparation physique de Pierre Niney pour coller à l’évolution de son personnage ainsi que les lieux de tournage ayant servi à reconstituer l’époque ; entretiens croisés complémentaires avec les acteurs et les réalisateurs, qui expliquent s’être « libérés de Dumas pour mieux lui rendre hommage« .

Avis technique

Un rendu UHD certes plus sombre que son homologue HD lors des scènes d’intérieurs éclairées à la bougie, mais un Dolby Vision qui sublime la lumière à travers les vitraux, offre davantage de subtilité sur l’ambré des peaux et encore plus de tranchés sur les flammes : une pure merveille pour les rétines. Côté audio, si l’accent est mis sur la BO, la subtilité reste de mise pour une bande-son qui ne verse jamais dans le débordement gratuit, tout en offrant de bien beaux grondements de tonnerre dans les canaux supérieurs qui permettent aux ambiances (chant des oiseaux) de prendre de la hauteur lorsqu’il le faut.

L’édition UHD offre un rendu Dolby Vision éblouissant, sublimant les lumières et les textures, tandis que la bande-son équilibrée et immersive magnifie chaque ambiance sonore.

Le mot de la fin

Plus de neuf millions de spectateurs ont hissé le film vers les sommets du box-office, et ce n’est que justice.

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