Test Blu-ray : Gladiator II

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Attendu comme un véritable événement cinématographique, Gladiator 2 marque le grand retour de Ridley Scott à l’univers antique, plus de vingt ans après son chef-d’œuvre oscarisé. Entre batailles spectaculaires, mise en scène grandiose et performances habitées, cette suite ambitieuse promet une immersion totale dans la Rome impériale. Les Années Laser passent au crible l’édition Blu-ray pour évaluer la qualité du transfert, du mixage sonore et des bonus, afin de déterminer si ce nouvel opus honore son prestigieux prédécesseur.

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En résumé

« J’ai commencé à y penser quatre ans après le premier« , dit Ridley Scott. Il aura pourtant fallu patienter deux décennies de plus pour que Gladiator II voie le jour. Et le moins qu’on puisse dire est que l’attente en valait largement la peine. En 2000, le réalisateur réinventait le péplum avec Gladiator, ranimant d’un seul coup de glaive un genre que l’on croyait figé dans le marbre des années 50 et 60 au point de recevoir un très inattendu Oscar du meilleur film.

Maximus, le général trahi devenu esclave avant de s’élever au rang de héros tragique, y transcendait la simple fresque historique pour entrer dans la légende du genre. Près d’un quart de siècle plus tard, Rome renaît sous un souffle nouveau dans un film qui conjugue grandeur et modernité tout en restant fidèle à l’héritage de son illustre prédécesseur. Dès les premières minutes, Gladiator II frappe fort : une scène d’ouverture spectaculaire nous propulse en Numidie, territoire en flammes sous l’invasion romaine. Lucius, qu’on avait laissé enfant dans le premier volet, a grandi. Envoyé en exil par sa mère Lucilla pour le protéger de la corruption romaine, il se retrouve captif des armées impériales et promis à l’arène. C’est le début d’un parcours aussi sanglant qu’héroïque.

Gladiator II : extrait du film
Ridley Scott a mûri Gladiator II pendant plus de vingt ans, offrant une suite à la fois grandiose et moderne, où Rome renaît à travers le destin héroïque de Lucius.

« Prends la force de ton père. Il s’appelait Maximus. Et je le vois en toi« , lui souffle Lucilla dans une des scènes les plus poignantes du film. À partir de là, Ridley Scott orchestre une succession de duels intenses et de batailles grandioses, sublimées par la reconstitution fastueuse de Rome. Et il le sait : pour que ce Gladiator II trouve sa place aux côtés du premier, il lui fallait un interprète  à la hauteur. Son choix s’est porté sur Paul Mescal, et ce n’est pas un hasard. « Je ne voulais pas un colosse de salles de gym« , explique-t-il. « Je voulais un acteur qui dégage une véritable intensité. »

Mission accomplie : dans la peau de Lucius, Mescal délivre une performance à la fois brute et émouvante, incarnant à la perfection ce héros tiraillé entre vengeance et honneur. L’équipe qui l’entoure est tout aussi impressionnante. Denzel Washington en Macrinus, ex-gladiateur devenu marchand d’esclaves, apporte une présence magnétique et joue de son charisme pour faire de son personnage un maître de l’intrigue. Pedro Pascal, en Marcus Acacius, général impitoyable, évite le manichéisme facile en offrant un antagoniste complexe, loin du Commodus sadique de Joaquin Phoenix.

Gladiator II : extrait du film
Porté par un Paul Mescal intense et une distribution magistrale, Gladiator II enchaîne duels grandioses et batailles épiques, renouant avec la puissance dramatique du premier volet.

Et puis il y a Connie Nielsen, toujours impériale en Lucilla, piégée entre son fils et l’Empire. Pour ne rien gâcher, Ridley Scott ne se contente pas de répéter les recettes du premier opus. Gladiator II pousse plus loin l’exploration politique de Rome, dépeignant un empire en déclin, rongé par la corruption et l’avidité des empereurs Geta et Caracalla. L’arène, elle, devient le théâtre de jeux plus spectaculaires et plus cruels que jamais. Les scènes de combat, portées par une mise en scène immersive et un montage millimétré, tutoient la perfection, culminant dans une séquence d’anthologie : un affrontement aquatique, où les gladiateurs doivent survivre à une attaque de requins. Certains pourront regretter l’absence de la charge émotionnelle du premier film.

« Le premier Gladiator était plus lyrique, plus mélancolique. Cette fois, j’avais envie d’un film plus frontal, plus percutant« , assume le réalisateur. Avec ses combats dantesques, ses intrigues shakespeariennes et sa mise en scène virtuose, Gladiator II se pose en successeur digne et audacieux de son aîné. L’Antiquité n’est plus ce qu’elle était, mais dans l’arène, le spectacle continue. Bienvenue dans les Games of Rome.

Du côté des bonus

Répartie sur un Blu-ray dédié, l’interactivité offre un colossal making-of d’une heure trente en cinq parties, une featurette récapitulative et dix courtes scènes inédites (finalisées !) qui développent notamment le personnage de Connie Nielsen.

Gladiator II : extrait du film
Porté par un Paul Mescal intense et une distribution magistrale, Gladiator II enchaîne duels grandioses et batailles épiques, renouant avec la puissance dramatique du premier volet.

Avis technique

Direction l’UHD Blu-ray pour profiter de la VO ET de la VF en Dolby Atmos. Cette dernière, où les comédiens du premier film retrouvent leurs voix françaises, se montre absolument furibonde lors de la grande bataille inaugurale ou celle du Colisée inondé via l’activité acharnée et ultra percutante des canaux en hauteur gorgés de bruitages, lesquels se retrouvent étrangement moins sollicités sur la VO où ils relaient surtout la musique. En contrepartie, l’activité acoustique horizontale demeure des plus excitantes dans les deux versions, en premier lieu les clameurs de la foule. Quant aux images, le piqué de l’UHD et le traitement Dolby Vision jouent superbement en faveur d’une photographie chaude, de contrastes renforcés et d’une précision (cœurs des torches et des brasiers) qui ne trahit jamais la sophistication d’effets spéciaux et de décors grandioses.

Le mot de la fin

Avé, Lucius !

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3 commentaires

  1. Un film qui vaut le coup d’être vu, en tant qu’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Vivement le 3 où le fils de Lucius combattra des aliens.

  2. Dans les woks, je préfère la bonne cuisine.
    Le premier opus est nettement meilleur, même si Denzel Washington en fait des tonnes pour essayer de sauver cette suite du naufrage – quitte à cabotiner un poil.
    Des requins dans le Colisée, quoi !!!
    Ridley Scott n’a plus rien à prouver, tout comme mon cher nouveau pasteur ; les années passent et ne se ressemblent pas…

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