Les meilleurs jeux vidéo d’horreur et survival horror à jouer pour Halloween

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Chaque année, Halloween devient l’occasion idéale de redécouvrir ce que le jeu vidéo fait de mieux lorsqu’il s’agit de provoquer la peur. Les jeux vidéo d’horreur offrent une expérience unique où l’immersion, le son et l’interactivité s’unissent pour transformer la simple angoisse en véritable tension physique. Que l’on préfère l’horreur psychologique de Silent Hill, la terreur viscérale de Dead Space ou les sursauts imprévisibles dans Five Nights at Freddy’s, chaque titre propose sa propre manière de jouer avec nos nerfs.

Halloween est le moment parfait pour plonger dans les jeux vidéo d’horreur, où chaque titre explore une facette différente de la peur. De Silent Hill à Five Nights at Freddy’s, le frisson est toujours au rendez-vous.

Jeux vidéo et horreur : jusqu’à ce que la mort nous sépare

Le jeu vidéo flirte avec l’horreur depuis ses débuts. Dès les années 1980, des titres rudimentaires, comme Haunted House sur Atari 2600, posaient les bases du genre en misant sur l’exploration, les énigmes et la fuite plutôt que l’action frontale. Quelques pixels suffisaient alors à provoquer le frisson, et l’imagination du joueur comblait le reste.

C’est en 1992 qu’un titre va véritablement révolutionner le genre : Alone in the Dark. Développé par le studio français Infogrames, ce jeu d’aventure horrifique en 3D pose tous les codes du survival horror moderne : un héros isolé dans un manoir infesté de monstres, des ressources limitées, des énigmes et une ambiance oppressante. Il est d’ailleurs souvent considéré comme le père du survival horror, ayant inspiré directement la célèbre saga Resident Evil.

Sorti en 1992, Alone in the Dark révolutionne le jeu d’horreur en posant les bases du survival horror. Développé par Infogrames, il inspire directement la saga Resident Evil.
Malgré une 3D balbutiante, Alone in the Dark a posé les fondations d’un genre entier : le survival horror.

En effet, en 1996, Resident Evil marque le début de l’âge d’or du survival horror. Premier jeu à être explicitement défini comme tel, il popularise le genre auprès du grand public. Qui ne se souvient pas du sursaut éprouvé lorsque les chiens zombies jaillissent à travers la fenêtre du manoir Spencer ? Caméra cinématique volontairement contraignante, munitions rationnées, angles morts angoissants : tous ces éléments, introduits par Alone in the Dark et perfectionnés par Resident Evil, deviendront des codes repris par une myriade de jeux par la suite. 

En 1999, c’est la série Silent Hill qui vient apporter une autre facette de la peur vidéoludique. Souvent comparé à tort à un simple clone de Resident Evil, Silent Hill propose en réalité une horreur psychologique bien à lui : atmosphère glauque, histoire torturée, et protagonistes ordinaires plongés dans un cauchemar surnaturel. Le joueur n’incarne plus un agent surarmé, mais un individu lambda, peu aguerri au combat, ce qui renforce le sentiment de vulnérabilité et d’empathie face à l’horreur rencontrée.

En 1999, Silent Hill impose une nouvelle forme d’horreur psychologique, marquée par une ambiance oppressante et des récits torturés. Loin de l’action, le joueur y incarne un personnage vulnérable plongé dans un cauchemar surnaturel.
Silent Hill a bouleversé les codes de l’horreur vidéoludique en y apportant une couche psychologique profonde.

Dans les années 2000, le genre survival horror connaît de nombreux changements. Des titres phares comme Resident Evil 4 infusent davantage d’action, au point que la frontière entre horreur et jeu de tir s’estompe. Certains s’inquiètent alors de voir le genre se diluer. Pourtant, la peur interactive va revenir en force au tournant des années 2010 grâce à une nouvelle vague de jeux. Des studios indépendants s’emparent du genre et jouent avec nos nerfs : Amnesia: The Dark Descent, par exemple, redéfinit la terreur en vue subjective, Outlast pousse à fuir, caméra à la main, dans un asile effrayant et Five Nights at Freddy’s nous surprend avec de nombreux jump scares.

Cependant, tout ramène aux fondations posées par Alone in the Dark, Resident Evil et Silent Hill. Ces trois franchises demeurent les piliers du genre, chacune ayant défini une manière unique de transformer la peur en expérience ludique. Plus de trente ans après leurs débuts, elles continuent d’inspirer les créateurs contemporains, prouvant que l’horreur vidéoludique, sous toutes ses formes, reste une émotion universelle et intemporelle.

Les meilleurs jeux vidéo d’horreur et survival horror

Silent Hill f (2025)

Situé dans le Japon des années 1960, Silent Hill f introduit une atmosphère radicalement différente du reste de la série tout en conservant sa dimension psychologique. L’histoire suit Hinako, une adolescente isolée confrontée à un fléau étrange transformant son environnement en cauchemar florissant. Les thèmes du traumatisme et de la culpabilité sont au centre du récit, avec une approche plus intime que les précédents volets. Le jeu adopte une vue à la troisième personne et alterne entre exploration, résolution d’énigmes et affrontements où la faiblesse du protagoniste impose la prudence. Les environnements sont dynamiques, évoluant avec la progression du joueur et reflétant son état mental. Les fleurs et les racines qui envahissent les décors symbolisent la décomposition du réel et la beauté du macabre. Les choix du joueur influencent subtilement les événements, renforçant la tension et la paranoïa. Silent Hill f s’impose comme un retour aux sources du malaise psychologique, tout en proposant une direction artistique marquée par une poésie morbide. C’est un jeu idéal pour Halloween, mêlant lenteur, peur intérieure et contemplation sinistre.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Silent Hill f plonge le joueur dans un Japon des années 1960 rongé par un cauchemar floral, où la peur psychologique se mêle à une poésie macabre. L’expérience, lente et intime, renouvelle l’essence même de la série.

Cronos: The New Dawn (2025)

Dans un futur ravagé par un virus ayant défiguré l’humanité, Cronos: The New Dawn plonge le joueur dans un monde où la survie se confond avec la rédemption. Le protagoniste, un voyageur amnésique, s’éveille dans les ruines d’une civilisation déchue et doit remonter le fil du temps pour comprendre l’origine de la catastrophe. L’univers combine architecture brutaliste, technologie rouillée et paysages dévastés, créant une ambiance oppressante. Le gameplay repose sur une approche méthodique de la survie avec des affrontements exigeants qui demandent précision et observation. Chaque ennemi peut se régénérer s’il n’est pas éliminé correctement, ce qui pousse le joueur à adopter une stratégie réfléchie. Les armes sont rares, les ressources limitées, et la gestion de la lumière devient vitale pour éviter certaines créatures. Le jeu intègre également une dimension temporelle, où certaines actions dans le passé modifient l’environnement futur. Cronos: The New Dawn se distingue par son rythme lent et son atmosphère désespérée. C’est une expérience parfaite pour Halloween, entre solitude, tension et exploration d’un monde au bord de l’effondrement.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Dans un futur post-apocalyptique rongé par un virus, Cronos: The New Dawn mêle survie méthodique et voyage temporel. Son atmosphère pesante en fait une expérience angoissante idéale pour Halloween.

Luto (2025)

Luto propose une expérience d’horreur psychologique centrée sur la perte, la dépression et le deuil. Le joueur incarne une personne incapable de quitter sa propre maison, prisonnière d’un espace qui se transforme au rythme de son état mental. Chaque pièce devient une métaphore des émotions du protagoniste et se tord sous l’effet de la peur, de la tristesse et de la culpabilité. Le gameplay mise sur l’exploration narrative plutôt que sur la confrontation : pas d’armes, pas d’ennemis directs, seulement des environnements qui changent, des voix qui résonnent et des souvenirs qui se matérialisent. La progression repose sur la compréhension des symboles et la résolution d’énigmes qui dévoilent peu à peu les raisons du traumatisme. Luto s’inspire du style de P.T. (projet avorté de Kojima Productions, édité par Konami) et reprend sa tension lente et immersive, jouant sur les sons, les ombres et la distorsion de l’espace. L’expérience vise à provoquer une peur intime, issue de la douleur émotionnelle plus que du danger physique. C’est un jeu parfait pour Halloween, à la fois introspectif, dérangeant et profondément humain.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Luto enferme le joueur dans une maison vivante, miroir d’un esprit en deuil. Cette horreur psychologique sans ennemis mise sur l’émotion brute, la solitude et la distorsion de l’espace.

R.E.P.O. (2025)

R.E.P.O. transforme l’horreur coopérative en course au butin sous pression. En équipe jusqu’à six, on infiltre des complexes générés de manière procédurale pour récupérer des objets régis par une physique crédible, avant de les extraire sans les briser tout en gérant le bruit, la lumière et une faune hostile réactive au chaos. La boucle roguelike met en balance prise de risque et profit avec des missions minutées, une montée des menaces à mesure que l’on s’attarde et un retour au hub pour investir l’argent gagné dans des améliorations d’équipement, des outils et des modules robotiques. Le chat de proximité encourage la coordination et les moments de panique collective, et la lecture des salles impose un vrai pilotage des déplacements lorsqu’on trimballe un piano ou une céramique fragile. Ce titre s’est vite imposé comme une référence du coop horrifique grâce à des mises à jour suivies et à un bestiaire varié, parfait pour les soirées Halloween.

Plateformes : PC

R.E.P.O. réinvente l’horreur coopérative avec des missions de récupération sous tension, où coordination et silence sont clés. Chaque incursion devient une course contre la peur, le bruit… et le temps.

Alan Wake 2 (2023)

Alan Wake 2 reprend l’histoire de l’écrivain maudit, prisonnier d’une dimension d’ombre après les événements du premier jeu. Treize ans ont passé et une nouvelle protagoniste, l’agente du FBI Saga Anderson, enquête sur une série de meurtres rituels dans la petite ville de Bright Falls. Le récit alterne entre les deux personnages, créant un lien entre réalité et fiction où les frontières s’effritent. L’ambiance repose sur un mélange de thriller surnaturel et d’horreur psychologique, avec une narration fragmentée qui brouille la perception du joueur. Les mécaniques reposent sur la survie, la gestion de la lumière et la recherche d’indices. La lampe torche reste l’arme principale contre les créatures issues des ténèbres, tandis que l’analyse des scènes de crime permet de reconstruire les événements dans l’esprit du personnage. Le jeu exploite la dualité entre création et destruction, entre fiction et cauchemar, tout en renforçant le sentiment d’isolement. Alan Wake 2 propose une immersion cinématographique et une tension continue, parfaite pour une nuit d’Halloween dédiée aux récits tordus et aux réalités déformées.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Alan Wake 2 mêle horreur psychologique et thriller surnaturel dans une enquête à deux voix, entre ténèbres et fiction. Treize ans après, la lumière reste la dernière arme face au cauchemar.

Dead Space (Remake, 2023)

Ce remake du jeu culte de 2008 redonne vie à l’un des piliers du survival horror spatial. Le joueur incarne Isaac Clarke, un ingénieur envoyé en mission de réparation à bord de l’USG Ishimura, un vaisseau minier apparemment désert. Très vite, il découvre que l’équipage a été transformé en créatures monstrueuses par un artefact extraterrestre appelé le Monolithe. L’ambiance repose sur la claustrophobie, le silence pesant et les bruits métalliques qui résonnent dans les couloirs du vaisseau. Le gameplay met l’accent sur la survie pure : les munitions et les soins sont rares, les ennemis ne meurent que si leurs membres sont sectionnés, ce qui impose précision et sang-froid. Le jeu introduit une continuité narrative fluide sans temps de chargement, renforçant l’immersion dans la peur. Les améliorations visuelles et sonores accentuent la sensation d’isolement et la tension. Dead Space conserve l’essence du jeu original tout en offrant une expérience modernisée, plus viscérale et plus immersive. C’est un choix parfait pour Halloween, quand la solitude et la terreur deviennent vos seules compagnes dans le vide intersidéral.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Le remake de Dead Space redonne vie à l’horreur spatiale dans un vaisseau fantôme infesté de monstres. Entre isolement, tension et survie, Isaac Clarke affronte l’effroi du vide.

Visage (2020)

Visage enferme le joueur dans une maison où le passé et le présent s’entremêlent dans une spirale de terreur. Le protagoniste, Dwayne Anderson, se réveille dans une demeure marquée par des drames familiaux et des présences invisibles. Chaque pièce raconte une histoire tragique, et les événements paranormaux se manifestent sans avertissement, instaurant une tension continue. Le jeu s’appuie sur une horreur lente et psychologique, où la peur vient autant de l’attente que de la menace elle-même. Les mécaniques reposent sur l’observation, la gestion de la lumière et la santé mentale du personnage. Rester trop longtemps dans le noir ou assister à des phénomènes surnaturels déstabilise le joueur et altère la perception de l’espace. L’absence de combat renforce le sentiment d’impuissance, obligeant à comprendre les rituels et les symboles pour avancer. La mise en scène réaliste et la subtilité des transitions entre cauchemar et réalité font de Visage une expérience éprouvante. C’est un choix idéal pour Halloween, où l’angoisse se construit lentement, jusqu’à ce que la maison devienne le reflet de la folie du joueur.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, PC

Dans Visage, chaque recoin d’une maison hantée révèle un passé tragique et une terreur sourde. L’horreur psychologique s’y installe lentement, distillant malaise et paranoïa.

Resident Evil 2 (Remake, 2019)

Cette réinterprétation du classique de 1998 replonge le joueur dans Raccoon City, une ville américaine ravagée par un virus transformant ses habitants en morts-vivants. On y incarne Leon S. Kennedy, jeune policier débutant, ou Claire Redfield, étudiante à la recherche de son frère. Le récit se déroule dans un commissariat labyrinthique où chaque couloir devient une menace. Le jeu conserve l’essence du survival horror en imposant une gestion rigoureuse des ressources et une tension constante. Les mécaniques combinent exploration, énigmes et affrontements nerveux avec une caméra à l’épaule qui intensifie la proximité du danger. Le réalisme graphique et sonore amplifie chaque cri, chaque pas et chaque goutte de sang. Le joueur doit apprendre à fuir plutôt qu’à combattre, tout en déchiffrant les mystères du virus et de la société Umbrella. Le remake parvient à moderniser le rythme sans trahir l’esprit du jeu d’origine. Resident Evil 2 est un incontournable pour Halloween, parfait pour ceux qui aiment sentir la peur monter à chaque porte poussée.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, Switch, PC, iOS, macOS

Le remake de Resident Evil 2 plonge à nouveau le joueur dans l’enfer de Raccoon City, entre survie, énigmes et morts-vivants. Un classique réinventé, terrifiant de réalisme et de tension.

Tormented Souls (2021)

Tormented Souls rend hommage aux grands classiques du survival horror des années 1990 tout en y ajoutant quelques touches modernes. Le joueur incarne Caroline Walker, une jeune femme venue enquêter sur la disparition mystérieuse de jumelles dans un ancien hôpital reconverti en manoir. Ce lieu sinistre abrite des créatures grotesques et des secrets occultes qu’il faudra dévoiler à travers des énigmes complexes et une exploration minutieuse. Le jeu reprend les caméras fixes, la gestion d’inventaire limitée et les sauvegardes manuelles, ce qui renforce la tension et l’importance de chaque décision. Les combats exigent prudence et précision, chaque balle comptant face à des ennemis imprévisibles. Les jeux de lumière et les ombres sont essentiels pour la survie, certaines zones n’étant accessibles qu’en manipulant des sources d’énergie. Tormented Souls parvient à recréer l’essence du genre tout en offrant une atmosphère gothique saisissante. C’est une aventure parfaite pour Halloween, entre mysticisme, isolement et horreur classique.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, Switch, PC

Tormented Souls ressuscite l’essence du survival horror des années 1990 dans un manoir-hôpital peuplé de monstres et de secrets occultes. Exploration, énigmes et tension sont au cœur de cette aventure gothique.

Phasmophobia (2020)

Phasmophobia propose une expérience d’horreur coopérative où jusqu’à quatre joueurs incarnent des chasseurs de fantômes chargés d’identifier la nature d’un esprit dans divers lieux hantés. Chaque mission se déroule dans des maisons, écoles ou asiles abandonnés, avec pour seule aide un équipement de détection comme les capteurs EMF, les caméras infrarouges ou la spirit box. Le jeu se distingue par son usage intelligent de la reconnaissance vocale : le fantôme réagit aux paroles du joueur, ce qui renforce l’immersion et la tension. L’absence de combat et la vulnérabilité constante créent une peur réaliste, accentuée par le fait que la mort d’un coéquipier transforme l’exploration en cauchemar. Les mécaniques encouragent la coopération et la communication, chaque rôle ayant une importance stratégique. Le réalisme du son et la gestion dynamique de la lumière amplifient les sensations de danger et de panique. Phasmophobia est idéal pour Halloween, particulièrement en multijoueur, lorsque l’obscurité et les cris d’un ami suffisent à faire basculer une soirée en séance de terreur collective.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Phasmophobia plonge les joueurs en équipe dans des lieux hantés, où identifier un fantôme devient une mission terrifiante. L’ambiance sonore et l’interaction vocale en font un cauchemar coopératif réaliste.

Amnesia: Rebirth (2020)

Amnesia: Rebirth place le joueur dans la peau de Tasi Trianon, une exploratrice française qui se réveille seule après un crash d’avion dans le désert algérien des années 1930. En cherchant à retrouver les membres de son expédition, elle découvre des ruines anciennes et une présence surnaturelle qui la pousse à affronter ses propres souvenirs. Le récit est introspectif, abordant la peur, la maternité et la survie psychologique face à l’inconnu. Le gameplay repose sur l’exploration et la fuite plutôt que sur le combat, renforçant la vulnérabilité du personnage. La lumière joue un rôle central : les bougies et les lampes à huile permettent de repousser l’obscurité mais leurs ressources sont limitées. Une exposition prolongée aux ténèbres fait croître la peur et altère la perception du monde. Les énigmes environnementales exigent observation et calme, tandis que les séquences de poursuite entretiennent une tension constante. Amnesia: Rebirth mêle horreur existentielle et désespoir, proposant une immersion complète dans la psyché d’une survivante. C’est un jeu parfait pour Halloween, où la peur se vit autant dans l’esprit que dans l’ombre.

Plateformes : PS4, Xbox One, Xbox Series X/S, PC, Linux

Dans Amnesia: Rebirth, Tasi Trianon lutte contre l’oubli, la peur et ses propres démons dans un désert hanté. L’horreur y est aussi mentale que surnaturelle, entre ténèbres et souvenirs brisés.

Outlast 2 (2017)

Outlast 2 entraîne le joueur dans l’enfer d’un désert de l’Arizona, où le journaliste Blake Langermann et sa femme Lynn enquêtent sur le meurtre d’une femme enceinte. Après le crash de leur hélicoptère, Blake découvre un village isolé habité par deux sectes fanatiques opposées autour d’un prophète charismatique. Le jeu se distingue par son horreur viscérale et son absence totale de moyens de défense : la survie passe par la fuite, la dissimulation et la gestion d’une caméra à vision nocturne dont la batterie s’épuise rapidement. Chaque exploration devient une épreuve de tension où la lumière devient à la fois un guide et un danger. Le rythme repose sur une alternance entre exploration oppressante, séquences de poursuite et hallucinations symboliques qui brouillent la réalité. La narration explore la foi, la folie et la culpabilité dans un contexte religieux étouffant. Outlast 2 pousse le joueur à affronter l’horreur sans jamais lui offrir la possibilité de se battre, ce qui en fait un choix parfait pour Halloween si l’on cherche un sentiment de vulnérabilité totale et une immersion brutale dans la terreur.

Plateformes : PS4, Xbox One, Switch, PC

Outlast 2 confronte le joueur à la folie religieuse dans un désert d’Arizona, où fuir est la seule option. Entre sectes, hallucinations et vision nocturne, l’horreur y est brutale et inéluctable.

Alien: Isolation (2014)

Alien: Isolation plonge le joueur dans la peau d’Amanda Ripley, fille de la célèbre héroïne du film, partie chercher des réponses sur la disparition de sa mère. Son enquête la conduit à bord de la station spatiale Sevastopol, un lieu immense et délabré envahi par un xénomorphe unique, aussi rapide qu’imprévisible. Le jeu recrée l’esthétique rétro du film original, avec ses écrans à tube et ses lumières vacillantes, renforçant l’angoisse. L’expérience repose sur la furtivité, l’écoute et la patience, car l’Alien est invincible et traque le joueur en réagissant au son et aux mouvements. Chaque bruit, chaque erreur peut être fatale. Les mécaniques encouragent l’utilisation d’outils improvisés, comme des détecteurs de mouvement ou des fumigènes, pour distraire la créature. L’intelligence artificielle adaptative de l’Alien maintient une tension constante, créant des situations imprévisibles à chaque partie. Alien: Isolation est une expérience de peur pure, où survivre devient un acte de sang-froid. Parfait pour Halloween, c’est un jeu qui capture la terreur du silence et la fragilité face à une menace inarrêtable.

Plateformes : PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One, Switch, PC, macOS

Alien: Isolation enferme le joueur sur Sevastopol, traqué sans répit par un xénomorphe mortel. Chaque souffle, chaque pas peut être le dernier dans cette horreur spatiale à la tension insoutenable.

Five Night at Freddy’s (2014)

Five Nights at Freddy’s transforme un décor anodin en cauchemar mécanique. Le joueur incarne Mike Schmidt, un gardien de nuit travaillant dans une pizzeria familiale dont les mascottes animatroniques prennent vie après minuit. Coincé dans une cabine de surveillance, il doit survivre cinq nuits en gérant l’électricité, les portes de sécurité et les caméras de contrôle. Le jeu repose sur une tension constante plutôt que sur l’action. L’immobilité forcée, combinée à la nécessité de scruter chaque écran pour détecter les mouvements des automates, crée une angoisse psychologique intense. L’économie d’énergie est vitale, car un usage excessif des lumières ou des verrous laisse le joueur sans défense. L’absence de mobilité renforce le sentiment d’impuissance, et chaque bruit devient une menace potentielle. L’apparition soudaine d’une créature signe souvent la fin brutale d’une tentative. Malgré sa simplicité, Five Nights at Freddy’s a redéfini la peur par la suggestion et la tension rythmique. C’est un choix idéal pour Halloween, surtout pour ceux qui aiment les frissons immédiats et les sursauts imprévisibles.

Plateformes : PS4, Xbox One, Switch, PC, iOS, Android

Five Nights at Freddy’s piège le joueur dans une pizzeria hantée par des animatroniques, où la moindre erreur peut être fatale. Une horreur statique et tendue, rythmée par le bruit et l’angoisse.

The Last of Us (2013)

The Last of Us raconte la traversée d’une Amérique ravagée par un champignon parasite ayant décimé l’humanité. Le joueur incarne Joel, un survivant endurci chargé de protéger Ellie, une adolescente immunisée contre l’infection. Leur voyage à travers des villes en ruine et des zones sauvages devient une lutte à la fois physique et morale, où chaque rencontre peut être fatale. Le jeu mêle exploration, infiltration et combats intenses, tout en mettant l’accent sur la survie. Les ressources limitées obligent à fabriquer des armes de fortune et à privilégier la discrétion plutôt que la confrontation directe. Les infectés se déplacent au son, rendant chaque pas dans l’ombre dangereux. La narration, ancrée dans la relation entre Joel et Ellie, donne à la peur une dimension émotionnelle rare. L’horreur ne vient pas seulement des monstres mais aussi de l’humanité elle-même. The Last of Us combine tension, émotion et brutalité, offrant une expérience poignante qui s’accorde parfaitement avec l’atmosphère mélancolique d’Halloween.

Plateformes : PS3, PS4, PS5, PC

The Last of Us explore une Amérique post-apocalyptique où survie et humanité s’opposent. Entre infectés et dilemmes moraux, Joel et Ellie traversent un monde en ruine empreint de tension et d’émotion.

Project Zero (2001)

Project Zero se déroule dans un manoir japonais abandonné, autrefois théâtre d’un rituel occulte ayant mal tourné. Le joueur incarne Miku Hinasaki, une jeune fille partie à la recherche de son frère disparu dans ce lieu maudit. Armée d’un appareil photo mystique appelé Camera Obscura, elle doit capturer les esprits hostiles pour se défendre et découvrir la vérité sur les événements passés. Le jeu repose sur une mécanique unique : pour vaincre les fantômes, il faut les photographier au moment précis où ils attaquent, transformant chaque affrontement en duel de nerfs. L’exploration du manoir, entre couloirs étroits et pièces plongées dans la pénombre, renforce le sentiment d’isolement. L’ambiance sonore minimaliste, faite de grincements et de murmures, accentue l’angoisse. Project Zero privilégie la peur psychologique à la violence graphique et s’appuie sur le folklore japonais pour créer un malaise durable. C’est un jeu d’horreur subtil et immersif, parfait pour Halloween, surtout pour ceux qui préfèrent la tension lente et les histoires hantées empreintes de mystère.

Plateformes : PS2, Xbox

Dans Project Zero, Miku explore un manoir hanté et affronte des esprits en les photographiant au plus près. L’horreur s’y vit à travers le prisme du folklore japonais et d’une tension psychologique constante.

Supermassive Games : les spécialistes des films interactifs d’horreur

Supermassive Games est un studio britannique installé à Guildford qui s’est fait un nom avec des drames interactifs axés sur l’horreur, où les choix scénaristiques et de dialogue façonnent le destin des personnages. Le cœur de leur savoir-faire repose sur des récits ramifiés, une mise en scène cinématographique et un casting reconnaissable, le tout servi par des mécaniques pensées pour être regardées et jouées à plusieurs. Cette approche a installé le studio comme référence du film interactif d’horreur sur consoles et PC.

Parmi leurs séries phares, The Dark Pictures Anthology décline ce format en histoires autonomes qui explorent différents sous genres avec le Curator comme fil conducteur. En parallèle, le studio signe des productions plus ambitieuses en termes d’ampleur et de direction artistique avec Until Dawn et The Quarry, souvent perçues comme des vitrines de leur style et de leur technologie de capture de performance. Ces titres mettent en avant une montée en intensité, un casting prestigieux et une rejouabilité portée par des embranchements nombreux.

Figure centrale de The Dark Pictures Anthology, le Curator guide le joueur à travers des récits d’horreur ramifiés. Impassible et énigmatique, il observe sans intervenir… ou presque.
Le Curator sert de narrateur sur les jeux The Dark Pictures Anthology. Il est présent sur l’ensemble des titres de la série.

The Dark Pictures: Directive 8020 (2026)

Directive 8020 entraînera les joueurs dans un cadre de science-fiction horrifique situé à bord d’un vaisseau spatial en mission de colonisation. À des années-lumière de la Terre, l’équipage est confronté à une menace inconnue après la réception d’un signal inquiétant. L’isolement, la méfiance et la paranoïa s’installent alors que les survivants tentent de comprendre la nature de ce mal. Inspiré de classiques tels que Alien, The Thing ou Event Horizon, ce nouvel épisode explore la peur du vide, de la contamination et de la perte d’humanité.

Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, PC

Directive 8020 plonge dans l’horreur spatiale, où un signal mystérieux fait sombrer une mission de colonisation dans la paranoïa. Entre isolement et menace invisible, la survie devient incertaine.

The Quarry (2022)

The Quarry met en scène neuf moniteurs d’une colonie de vacances qui, à la veille de la fermeture du camp, décident d’y passer une dernière nuit de fête. L’ambiance festive vire rapidement à la terreur lorsqu’ils découvrent qu’ils ne sont pas seuls dans les bois. La nuit se transforme en lutte pour la survie face à des chasseurs énigmatiques et une menace inhumaine. L’histoire, influencée par les films de monstres et les slashers des années 80, multiplie les points de vue et les destins possibles selon les choix du joueur.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, PC

Dans The Quarry, une dernière nuit au camp vire au cauchemar pour neuf moniteurs traqués par une menace monstrueuse. Chaque choix peut sceller leur destin dans ce slasher interactif.

The Dark Pictures: The Devil in Me (2022)

The Devil in Me raconte le séjour d’une équipe de documentaristes invités à visiter une réplique du célèbre “Murder Castle” de H. H. Holmes, le premier tueur en série américain. Ce qui devait être une opportunité unique devient une descente aux enfers lorsque les invités découvrent que le lieu est truffé de pièges mortels et surveillé par un hôte invisible. L’histoire explore la fascination pour le morbide et la manipulation psychologique dans un huis clos cruel où la survie dépend de la lucidité du joueur.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, PC

The Devil in Me entraîne une équipe de documentaristes dans un piège mortel au cœur d’un manoir inspiré du “Murder Castle”. L’horreur y est psychologique, mécanique et impitoyable.

The Dark Pictures: House of Ashes (2021)

House of Ashes transporte l’action en Irak, en 2003, alors qu’une escouade de soldats américains découvre un temple sumérien enfoui sous le désert. Ce qu’ils prennent d’abord pour une cache d’armes se révèle être un ancien tombeau abritant des créatures prédatrices. Pris au piège à des kilomètres sous terre, soldats et ennemis doivent coopérer pour espérer remonter à la surface. Le récit mêle guerre moderne, mythologie antique et horreur de survie, sur fond de tension entre les protagonistes.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, PC

House of Ashes plonge des soldats ennemis dans un temple sumérien hanté, contraints de s’allier pour survivre. Entre guerre, mythologie et créatures souterraines, la peur se creuse profondément.

The Dark Pictures: Little Hope (2020)

Little Hope suit quatre étudiants et leur professeur après un accident de bus qui les bloque dans une petite ville enveloppée de brouillard. Ils découvrent rapidement que l’endroit est hanté par les spectres d’un passé lié aux procès de sorcellerie du XVIIᵉ siècle. En affrontant leurs visions, les personnages reconstituent peu à peu un drame familial dont les échos traversent le temps. L’histoire mélange horreur psychologique, culpabilité et superstition dans une atmosphère rappelant les légendes de Salem.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, Switch, PC

Dans Little Hope, cinq survivants se retrouvent piégés dans une ville brumeuse hantée par les fantômes des procès de sorcières. L’horreur psychologique y croise les traumas du passé et la superstition.

The Dark Pictures: Man of Medan (2019)

Man of Medan s’inspire de la légende du navire fantôme Ourang Medan. Un groupe de jeunes plongeurs part explorer une épave au large du Pacifique Sud, mais leur excursion tourne mal lorsqu’ils tombent sur un cargo militaire abandonné. À bord, d’étranges hallucinations les poussent à la paranoïa et à la folie. Le joueur découvre peu à peu qu’une arme chimique datant de la Seconde Guerre mondiale est à l’origine du cauchemar, et que survivre dépendra de la confiance entre les protagonistes.

Plateformes : PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X/S, Switch, PC

Dans Man of Medan, une plongée tourne au cauchemar quand un groupe explore un navire militaire hanté par ses secrets. Entre hallucinations et paranoïa, la survie repose sur des choix cruciaux.

Until Dawn (2015)

Until Dawn se déroule dans un chalet isolé des montagnes canadiennes où un groupe d’amis se retrouve un an après la disparition tragique de deux sœurs. La réunion tourne rapidement au cauchemar lorsque des événements étranges et violents surviennent autour d’eux. Les joueurs alternent entre les différents personnages, et chaque décision influence directement qui survit jusqu’à l’aube. Derrière son apparente intrigue de slasher, le récit dévoile une menace plus ancienne enracinée dans le folklore local, mêlant drame psychologique et horreur surnaturelle.

Plateformes : PS4, PS5, PC

Until Dawn enferme un groupe d’amis dans un chalet montagnard où chaque choix peut être fatal. Entre slasher moderne et légende surnaturelle, l’horreur évolue au rythme des décisions du joueur.

Les jeux vidéo d’horreur occupent aujourd’hui une place essentielle dans la culture vidéoludique. Ils ont façonné l’imaginaire collectif, influencé le cinéma, la littérature et même la musique par leur manière singulière d’explorer la peur. Au-delà du simple divertissement, ils permettent d’expérimenter l’angoisse, la solitude ou la fragilité humaine dans un cadre interactif où chaque choix compte. Ces œuvres traduisent nos peurs contemporaines autant qu’elles révèlent notre fascination pour l’inconnu. Qu’ils soient introspectifs, brutaux ou métaphysiques, les jeux d’horreur témoignent de la maturité du médium et de sa capacité à provoquer des émotions profondes, faisant de la peur un langage universel au cœur de la création vidéoludique.

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