Longtemps cantonnée aux circuits internes des appareils audio, la liaison i2S s’impose aujourd’hui comme l’une des solutions les plus abouties pour la transmission des signaux numériques en haute-fidélité. Mais à quoi sert réellement cette liaison ? En quoi diffère-t-elle des connexions numériques traditionnelles comme l’USB, le coaxial ou l’optique ? Pourquoi son implémentation varie-t-elle d’une marque à l’autre ? Découvrez les réponses à toutes ces questions dans notre nouveau guide sur l’HDMI i2S en hi-fi.
Longtemps associé presque exclusivement à l’univers de la vidéo, le connecteur HDMI s’impose progressivement comme un acteur à part entière de la hi-fi. Sa généralisation passe d’abord par le HDMI ARC, désormais incontournable sur les amplis hi-fi, enceintes actives et lecteurs réseau, mais aussi, plus récemment, par l’arrivée de l’HDMI i2S, qui étend encore les possibilités. De plus en plus présent sur les lecteurs réseau, transports CD haut de gamme et DAC audiophiles, l’HDMI i2S suscite un intérêt croissant chez les passionnés de hi-fi à la recherche de performances ultimes.
Ce Protocole i2S (Inter-IC Sound) a été mis au point à la fin des années 1980 par Philips, à une époque où l’audio numérique commençait à s’imposer dans les lecteurs CD et les premiers convertisseurs numériques-analogiques. À l’origine, l’i2S n’a jamais été pensé comme une interface grand public, mais comme un bus de communication interne, destiné à relier directement les différents circuits audio d’un même appareil : lecteur, DSP et DAC. Sa particularité réside dans sa structure même, avec des lignes séparées pour les données audio, l’horloge maître et la sélection des canaux. Cette approche évite l’encapsulation du signal et limite les imprécisions de synchronisation, offrant une transmission directe et fidèle, idéale pour préserver l’intégrité temporelle du signal numérique.

Note de l’expert Le jitter désigne une imprécision temporelle dans la transmission ou le traitement d’un signal audio numérique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un signal numérique ne se résume pas à une simple suite de zéros et de uns : ces données doivent être lues à des instants extrêmement précis, dictés par une horloge. Lorsque cette horloge manque de stabilité, les échantillons audio ne sont plus convertis exactement au bon moment, ce qui engendre de légères distorsions lors de la conversion numérique-analogique. À l’écoute, le jitter se manifeste par une perte de naturel et de précision. C’est pourquoi les liaisons numériques capables de préserver une horloge propre et stable, ou de séparer clairement les données audio de la synchronisation comme le fait l’i2S sont particulièrement appréciées en hi-f.
Pendant longtemps, cette architecture est restée confinée à l’intérieur des appareils, car elle nécessite plusieurs lignes distinctes et impose des contraintes strictes en matière de synchronisation. Avec l’essor des DAC externes haut de gamme et la recherche de performances toujours plus élevées, notamment grâce aux fichiers Hi-Res, les fabricants ont toutefois cherché à sortir l’i2S du châssis. Le connecteur HDMI s’est alors imposé comme une solution pratique grâce à son nombre de broches et à sa capacité à transporter séparément les différentes lignes nécessaires à l’i2S. Dans cette configuration, l’HDMI permet une transmission i2S externe plus propre, plus stable et plus proche du fonctionnement originel du protocole. Notre nouveau guide sur l’HDMI i2s montre comment ce standard révolutionne la manière de connecter différentes sources numériques. Prêt à franchir le pas et à optimiser la liaison entre vos équipements ? Découvrez sans plus attendre notre nouveau guide dédié à l’HDMI i2s en hi-fi.











