​​Test Audioquest HDMI 48 : quel câble HDMI choisir pour l’audio ? 

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Nous avons aimé

  • La montée en gamme réellement audible
  • La qualité de fabrication irréprochable
  • La scène sonore bien structurée dès le Pearl 48

Nous aurions aimé

  • Une souplesse accrue sur certains modèles
  • Un tarif plus abordable pour les modèles haut de gamme

L’avis de notre expert

Loin d’être un simple vecteur vidéo, le câble HDMI s’impose aujourd’hui comme un élément central des chaînes haute-fidélité modernes, que ce soit via le canal ARC/eARC pour les barres de son et amplis connectés ou via la fameuse liaison i2S. Avec sa gamme HDMI 48 Gbps, Audioquest répond parfaitement à ces nouveaux besoins de la hi-fi numérique en proposant une série parfaitement hiérarchisée. Chaque niveau franchi dans la gamme se traduit par une progression sonore tangible : davantage de lisibilité, une scène sonore plus ouverte, une dynamique mieux maîtrisée et des timbres toujours plus nuancés. Le Pearl 48 pose des bases solides, le Cinnamon 48 affine la scène et la précision, le Carbon 48 fluidifie l’ensemble, tandis que le Vodka 48 atteint un équilibre rare entre richesse harmonique et naturel. Une démonstration claire que le câble HDMI peut aujourd’hui tenir un rôle aussi décisif qu’un câble analogique bien choisi.

Longtemps cantonné à l’univers du home-cinéma et de la vidéo, le câble HDMI s’impose aujourd’hui comme un véritable standard en hi-fi. Grâce aux protocoles HDMI ARC/eARC et HDMI i2S, il est désormais présent sur de nombreux amplificateurs hi-fi, lecteurs réseau et DAC haut de gamme. Mais tous les câbles HDMI se valent-ils ? Leur qualité a-t-elle autant d’impact qu’avec les câbles de modulation ? Réponse à travers ce test et comparatif de la gamme de câbles Audioquest HDMI 48 Gbps. 

Les câbles HDMI s’imposent désormais comme l’élément clé en hi-fi grâce à l’eARC et à l’i2S. Ils assurent une transmission à très haut débit du flux numérique, ce qui est idéal pour exploiter tout le potentiel des fichiers Hi-Res et services Lossless.

HDMI ARC et eARC : le nouveau standard hi-fi 

Lancé en 2009 avec la norme HDMI 1.4, le canal de retour audio ou ARC (Audio Return Channel) est initialement conçu pour simplifier les connexions entre un téléviseur et un ampli home-cinéma ou une barre de son. À partir d’un unique câble, il permet d’envoyer l’image des sources vidéo connectées à l’ampli vers le téléviseur, tout en récupérant depuis ce même téléviseur l’audio de ses applications (Netflix, YouTube, etc.) ou de ses entrées HDMI (lecteur Blu-ray, console…). 

Avec l’arrivée du HDMI 2.1, l’eARC (Enhanced Audio Return Channel) améliore encore la formule en augmentant la bande passante dédiée à l’audio, permettant ainsi le transport de flux de données bien plus lourds, non compressés, dans les deux sens (TV vers l’ampli ou la barre de son et inversement) et des formats 3D comme le Dolby Atmos ou le DTS:X. L’eARC s’impose ainsi que LE nouveau standard sur tous les téléviseurs, amplis home-cinéma et barres de son. Tous les appareils communiquent ensemble et s’affichent sur la TV qui devient parfois le centre névralgique de l’audio comme de la vidéo. Face à l’engouement et la praticité des ports HDMI ARC/eARC, de nombreux fabricants hi-fi emboîtent le pas en équipant ainsi leurs amplis, DAC et lecteurs réseau. Ils permettent alors d’utiliser le téléviseur comme hub multimédia pour l’accès aux plateformes de streaming, mais également de profiter du son des programmes TV sur la chaîne hi-fi du salon pour une plus haute qualité d’écoute. 

À lire : à quoi sert le HDMI ARC et eARC en 2025 ?

Grâce aux protocoles ARC et eARC, le son du programme visionné sur la TV peut facilement être envoyé vers une barre de son, un ampli home-cinéma ou hi-fi compatible. 

Les câbles HDMI Audioquest 48 Gbps répondent parfaitement à ces nouveaux besoins avec des conducteurs optimisés pour les canaux ARC/eARC grâce à l’emploi de cuivre à long grain (cuivre LGC) de très haute pureté, sélectionné pour sa faible distorsion et son excellente conductivité. Chaque modèle bénéficie d’un blindage rigoureux contre les interférences, tandis que le plaquage en argent est progressivement renforcé à mesure que l’on monte en gamme. Celui-ci présente un intérêt notable pour optimiser le transfert des très hautes fréquences des signaux Hi-Res, car ils transitent exclusivement à la surface des conducteurs. Le tableau ci-dessous détaille les caractéristiques techniques propres à chaque référence de la gamme HDMI Audioquest 48. Pour ce test, nous nous sommes concentrés sur les modèles Pearl 48, Cinnamon 48, Carbon 48, Vodka 48 et Vodka eARC 48. 

Modèle ConducteursIsolationPrix 
Pearl 48Cuivre LGCSystème de dissipation du bruit avec 19 conducteurs commandésÀ partir de 39 € 
Forest 48Cuivre LGC plaqué argent à 0,5 %Système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 69 € 
Cinnamon 48Cuivre LGC plaqué argent à 1,25 %Système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + feuillard métallique et isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 139 € 
Carbon 48 Cuivre LGC plaqué argent à 5 %Système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + technologie NDS + feuillard en carbon et métal + isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 179 € 
Vodka 48 eArcCuivre LGC plaqué argent à 10 % (audio) et 0,5 % (vidéo)Masse avec 5% d’argent pour les conducteurs eARC + système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + technologie NDS + feuillard en carbon et métal + isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 219 € 
Vodka 48 Cuivre LGC plaqué argent à 10 %Système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + technologie NDS + feuillard en carbon et métal + isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 449 € 
Thunderbird 48 eARCCuivre LGC plaqué argent à 10 % (audio) et 5 % (vidéo)Masse en cuivre plaqué à 10 % d’argent pour la section eARC + système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + technologie NDS + feuillard en graphème et carbone + isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 499 € 
Thunderbird 48 Cuivre LGC plaqué argent à 10 %Masse en cuivre plaqué à 10 % d’argent pour la section eARC + système de dissipation du bruit pour chaque conducteur + technologie NDS + feuillard en graphème et carbone + isolant diélectrique polyéthylène haute densitéÀ partir de 759 € 

Au-delà de leurs performances techniques, les câbles Audioquest HDMI 48 se distinguent également par leur présentation soignée et robuste. Chaque modèle bénéficie d’une gaine extérieure tressée ou lisse selon la référence, avec une finition sobre et élégante qui reflète le degré de sophistication de la gamme. Les connecteurs HDMI sont solidement usinés, avec des contacts plaqués or pour garantir une excellente tenue mécanique et une résistance durable à l’oxydation. 

L’ensemble inspire confiance dès la prise en main : les câbles sont fermes et très rigides sur les modèles les plus haut de gamme, ce qui peut néanmoins compliquer le câblage. Chaque câble est également marqué directionnellement pour garantir une installation optimale en fonction du sens de circulation du signal, dans le respect de la géométrie interne choisie par Audioquest.

Dès le modèle Cinnamon, les câbles HDMI Audioquest adoptent une gaine tressée hautement protectrice et un blindage renforcé, gages de performance, mais aussi responsables d’une certaine rigidité.

HDMI i2S : une liaison numérique sans compromis 

Le protocole i2S (Inter-IC Sound) est une norme de communication numérique développée par Philips dans les années 1980. Contrairement aux liaisons classiques comme le S/PDIF ou l’AES/EBU, qui encapsulent l’horloge et les données audio dans un même flux, l’i2S transmet séparément les signaux audio des signaux d’horloge et de synchronisation. Ce découplage réduit le jitter, favorise une lecture plus précise du signal PCM et évite les erreurs d’alignement qui peuvent affecter les micro détails du son. Le résultat se traduit par une meilleure image stéréo, des timbres plus justes, et une écoute plus précise. 

Mais l’i2S, à l’origine, n’était pas conçu pour être transporté en dehors d’un circuit imprimé. Chaque fabricant devait donc définir sa propre solution de transport. C’est là qu’intervient récemment une astuce : utiliser le format HDMI alors en pleine expansion pour effectuer la liaison i2S entre un transport numérique et un DAC externe. Grâce à la bande passante étendue offerte par le format HDMI, il est possible de transmettre efficacement des flux audio Hi-Res PCM et DSD, dépassant ainsi les contraintes du standard SPDIF optique ou coaxial. 

Adopté par les DAC, transports CD et lecteurs réseau haut de gamme, l’i2S via HDMI offre une bande passante étendue et une transmission sans interférence des signaux numériques. 
Conseil de l’expert 
La liaison HDMI i2s est dépourvue de norme universelle. Chaque fabricant peut affecter les signaux à des broches différentes de la prise HDMI. Il est donc possible qu'un câble ne fonctionne pas avec deux appareils différents, à moins d’utiliser un adaptateur ou un câble spécialement broché pour les appareils à relier. Pour effectuer une liaison HDMI i2s, il est donc conseillé d’utiliser deux appareils de même marque. De plus en plus d’appareils permettent aujourd’hui de configurer les broches i2S en HDMI via des menus internes, rendant la compatibilité plus souple.

Conditions du test 

Pour ce banc d’essai, nous avons mis en place plusieurs configurations hi-fi et home-cinéma. En hi-fi, nous avons débuté avec une liaison HDMI i2S entre le lecteur réseau Cayin IDAP-8 et le DAC Cayin IDAC-8, tous deux reliés par différents câbles HDMI de la gamme Audioquest 48. Le DAC était ensuite connecté en XLR à l’amplificateur à tubes Cayin CS-150A, reconnu pour sa neutralité et son respect des timbres. Avec ses modes triode et ultra-linéaire, il permet aussi de redonner un peu de chaleur (selon les goûts) à une musique jugée trop analytique. La lecture s’est effectuée à partir de fichiers haute résolution issus de Qobuz.

Dans un second temps, nous avons mobilisé la sortie HDMI d’un lecteur Eversolo DMP-A6 pour la lecture de fichiers DSD multicanal (5.1) sur un amplificateur home-cinéma Marantz. Ce même amplificateur a ensuite été utilisé pour tester la fonction eARC en liaison directe avec un téléviseur OLED, afin d’évaluer le comportement des câbles dans une configuration home-cinéma typique. Un lecteur réseau FiiO S15 a également été intégré dans notre système hi-fi pour tirer parti de l’eARC comme source audio stéréo principale. 

Le câble HDMI Audioquest Cinnamon 48 utilisé ici sur la sortie DSD multicanal d’un lecteur réseau Eversolo DMP-A6. 

Impressions d’écoute 

Modèle d’entrée de gamme, l’Audioquest Pearl 48 surprend d’abord par sa tenue globale, bien supérieure à ce que l’on pourrait attendre d’un câble HDMI à ce tarif. La transmission i2S est stable, sans erreur audible, avec un rendu sonore propre et équilibré. Sans être abyssale, la scène sonore se structure correctement, les voix sont lisibles, les instruments localisables, sans l’effet brouillon ou étouffé parfois constaté avec des câbles basiques à bas prix. 

Le câble HDMI Audioquest Pearl 48 forme un bon point de départ pour une transmission propre et stable du signal, sans coloration.

Le Cinnamon 48 se distingue immédiatement par sa précision accrue, avec une reproduction plus détaillée et ouverte. La scène sonore se déploie avec davantage d’ampleur et de transparence, conférant une meilleure représentation des micro détails et une lisibilité accrue des réverbérations naturelles. On gagne en présence, en séparation des instruments et en clarté. Les hautes fréquences paraissent plus présentes et mieux articulées. Le rendu peut cependant sembler un peu plus numérique, avec des basses légèrement mieux tendues, mais moins charnelles.

Avec davantage de brillance, de séparation et de transparence, le Cinnamon 48 est un câble vivant et précis, qui révèle efficacement les micro détails dans les hautes fréquences.

En passant au Carbon 48, on franchit encore un cap, avec des contours toujours mieux définis et une localisation plus stable des instruments dans l’espace. Le registre aigu est tenu d’une main de fer, avec moins de brillance artificielle et davantage de fluidité. Le son paraît plus posé, plus linéaire, tout en apportant une belle richesse des timbres. Là où le Cinnamon impressionne par sa vivacité, le Carbon séduit par sa cohérence. Il installe l’auditeur dans une écoute plus profonde, moins démonstrative, mais nettement plus juste. 

L’intérêt de la montée en gamme se confirme avec le câble Audioquest Vodka 48, dont les apports se manifestent avant tout dans le registre médium et grave. Les instruments à cordes gagnent en densité et en matière, tandis que les cuivres révèlent des textures très nuancées, avec un grain d’un grand naturel. Le niveau sonore perçu semble légèrement rehaussé, sans compression ni effet de projection. Les basses descendent plus profondément, avec davantage de tenue et de densité. La scène sonore reste aussi large qu’avec les Cinnamon et Carbon 48, avec une très grande profondeur et une véritable sensation d’espace entre les plans. Sur les œuvres orchestrales complexes comme le Requiem de Fauré ou la Symphonie n°5 de Mahler, le Vodka 48 conserve une lisibilité exemplaire, même lorsque les pupitres se superposent et que la dynamique atteint son paroxysme. Chaque section reste distincte, les cordes ne viennent jamais empiéter sur les bois ou les cuivres, et l’ensemble respire avec une cohérence remarquable, sans aucune dureté ni confusion.

Le câble Audioquest Vodka 48 apporte un rendu encore plus fluide, naturel et posé, avec une scène sonore et des timbres d’une justesse exceptionnelle. 

À qui s’adressent ces câbles ?

La gamme Audioquest HDMI 48 cible les utilisateurs exigeants qui souhaitent tirer le meilleur de leur installation, que ce soit dans un cadre home-cinéma ou purement hi-fi avec un lecteur réseau de dernière génération. Les modèles d’entrée de gamme comme le Pearl 48 conviendront parfaitement à ceux qui veulent fiabiliser leur liaison eARC ou bénéficier d’un premier gain audible sur une barre de son ou un ampli connecté par rapport à un câble basique. Les modèles supérieurs comme le Cinnamon, le Carbon et surtout le Vodka 48 s’adressent quant à eux aux audiophiles désireux de sublimer une liaison eARC ou i2S entre des éléments hi-fi haut de gamme. Dans ces configurations très transparentes, chaque nuance compte : le câble ne transforme pas la source, mais il en libère tout le potentiel en assurant une transmission stable, précise et sans altération du signal. 

Les câbles HDMI de la gamme Audioquest 48 forment des incontournables pour assurer une liaison ARC/eARC ou i2s de très haute qualité et s’assurer d’exploiter tout le potentiel de son installation hi-fi ou home-cinéma. 

Si vous êtes dubitatif sur l’impact réel d’un câble HDMI dans une chaîne hi-fi ou home-cinéma vous pouvez venir vous forger votre propre opinion à l’écoute en testant ces câbles Audioquest dans l’un des 16 magasins Son-Vidéo.com, accompagnés par nos conseillers. De quoi constater par vous-même les améliorations qu’un câble bien conçu peut apporter à votre système. 

14 commentaires

  1. Je cherchais des tests serieux de caissons de basses, après la lecture de cet article totalement bidon il apparait que manifestement ce n’est pas sue ce site que je trouverai, son-vidéo perd toute crédibilité!

  2. Un article au sommet de l’idiophile (cf audiophilie), du grand n’importe quoi, merci à Baptiste pour ces précisions. Après tant qu’il y aura des gogos pour croire que parce qu’un cable coute 800 € le son sera meilleur….

  3. J ai testé une vingtaine de cables hdmi et il y a une diffrence d image et sonore ( faut un bon systeme tv et hifi quand meme ). Je suis d accord avec Son Video ,comme les shukos ou iec ,chaques connecteurs sonnent differents . Wireworld en hdmi et ETI en shukos ou iec pour moi. Franck

  4. Bonsoir , j ai testé les audioquest chez sur mon oled c5 , carbon , forest , je les trouve trop chers a rapport a la concurrence ( wireworld sphere 48) mieux en image surtout et deux fois moins cher que le carbon ! Wireworld sphere le meilleur cable hdmi que j ai testé a ce jour ( 75 euros le metre )

  5. Bonjour,
    Votre test suggère que les câbles HDMI haut de gamme comme AudioQuest améliorent la qualité audio/vidéo, mais cela contredit les normes officielles HDMI et les tests indépendants (ex : HDTVTest, Audioholics).

    Le signal HDMI est 100% numérique : soit il passe parfaitement (avec un câble certifié Ultra High Speed), soit il y a des erreurs (artefacts, pas d’image). Il n’y a pas de dégradation progressive comme en analogique.
    L’audio dépend du DAC (dans l’ampli/TV), pas du câble.
    La certification Ultra High Speed HDMI (48 Gbps) garantit les mêmes performances, que le câble coûte 20 € ou 800 €.

    Pourriez-vous préciser :

    Quels tests objectifs (mesures de débit, analyse spectrale audio) ont été réalisés pour étayer ces affirmations ?
    Si des différences ont été observées, étaient-elles reproductibles en aveugle (sans que les testeurs sachent quel câble était utilisé) ?

    Merci pour votre réponse !

  6. J’ai récemment acquis une barre de son Sonos Arc Ultra (donc Dobly Atmos) et j’ai utilisé le cable fourni avec la barre avec la prise HDMI eARC de mon téléviseur. La différence est elle vraiment sensible avec un cable HDMI comme celui testé ? j’avoue que je ne me suis pas posé la question d’acheter un autre cable HDMI car j’espère que Sonos propose un ensemble cohérent.

  7. Si vous n’avez pas effectué vos tests d’écoute comparatifs en double aveugle sur un échantillon d’écoute et d’auditeurs (néophytes , audiophimes et musiciens par exemple…) suffisant vos commentaires dithyrambiques n’auront guère de valeurs et seront pris pour des arguments commerciaux sponsorisés… mais bon qui aurait envie de se mettre une balle dans le pied…

  8. Jamais, Ô grand jamais je ne choisirais un câble HDMI en cuivre, à l’exception d’une installation de camping ou d’un pro gamer qui joue en 240hz et 1080p ( et qui se fout donc de la qualité au profit de la latence ). Le problème n’est pas la marque mais la technologie. Un câble HDMI optique même premier prix est tellement au-dessus !

  9. C’est une blague ? En quoi un câble modifie la chaleur ou le timbre d’un signal purement numérique ?
    En analogique le câble est essentiel car le signal peut être perturbé par l’environnement.
    En numérique, c’est une succession de 0 et de 1, le signal passe ou ne passe pas, il n’y a pas de parasitage ! (ou dans ce cas le signal est coupé).
    Ou comment faire un article bullshit pour vendre du câble hors de prix totalement inutile !
    Le sérieux de Son-Vidéo en prend un sacré coup…

    • Il est exact qu’un signal numérique repose sur une transmission de données binaires. Toutefois, dans un système audio réel, on ne transmet pas que des 0 et des 1 abstraits, mais des signaux électriques à très haute fréquence, sensibles au jitter, aux interférences électromagnétiques, aux réflexions d’impédance et aux erreurs de synchronisation. Dans le cas du HDMI utilisé en audio, le câble joue un rôle sur la stabilité de l’horloge (jitter), l’intégrité du signal à très haut débit, la qualité du blindage face aux perturbations internes d’un système hi-fi ou home-cinéma, la fiabilité de la liaison dans le temps.

      Lorsque les marges de transmission sont dégradées, le signal n’est pas forcément « coupé », mais peut être ré-synchronisé, corrigé ou interpolé par les circuits en aval, ce qui peut indirectement influencer le résultat final selon les appareils et les modes de transmission employés. C’est précisément pour cela que tous les systèmes ne réagissent pas de la même manière.

      L’objectif de ce test n’est ni d’affirmer qu’un câble transforme miraculeusement le son, ni de présenter un câble comme indispensable dans tous les cas, mais d’expliquer pourquoi certains câbles HDMI sont mieux adaptés à des usages audio exigeants (eARC, i2S, longues distances, environnements perturbés), et dans quels contextes cela peut ou non avoir un intérêt. Comme mentionné en fin d’article, vous êtes invités à venir tester et comparer les différents câbles HDMI en magasin pour vous faire votre propre opinion.

      • Votre réponse clarifie utilement certains points d’ingénierie (intégrité du signal, EMI, marges de transmission), mais elle entretient malgré tout une ambiguïté importante entre robustesse du lien numérique et qualité sonore perçue, ce qui est précisément le cœur du désaccord.

        Oui, un signal HDMI est bien un signal électrique à très haute fréquence, soumis à des contraintes réelles (impédance, diaphonie, EMI, marge SNR).
        Oui, un câble peut jouer un rôle sur la stabilité de la liaison, notamment en eARC, en i2S sur connecteur HDMI (non standard), sur de longues distances ou dans des environnements électriquement bruyants.

        En revanche, plusieurs points méritent d’être précisés rigoureusement :

        Jitter et HDMI audio
        Dans une liaison HDMI conforme, le jitter critique dépend quasi exclusivement des circuits de récupération d’horloge, des PLL et du reclocking côté récepteur. Le câble peut dégrader la marge de fonctionnement, mais ne peut pas “améliorer” le jitter au-delà du seuil de fonctionnement nominal. Un câble conforme ne réduit pas le jitter audible ; un câble défaillant peut en revanche provoquer des erreurs ou des décrochages.

        Correction, interpolation, resynchronisation
        Dans HDMI audio (PCM, bitstream), il n’existe pas de mécanisme d’« interpolation audio » au sens où cela pourrait modifier progressivement le timbre ou la chaleur.
        Soit les données sont reçues correctement, soit il y a :

        pertes de synchro,

        coupures,

        clics,

        silence,

        ou refus de négociation du lien.
        Il n’existe pas d’état intermédiaire mesurable correspondant à une variation continue de la signature sonore liée au câble.

        Influence indirecte vs amélioration qualitative
        Qu’un câble mal conçu puisse injecter du bruit HF dans les masses communes d’un système mal isolé est un fait connu. Mais cela relève d’un défaut de conception système, pas d’une propriété audiophile positive du câble.
        Dans ce cas, le bon câble évite une dégradation, il ne crée pas une amélioration sonore intrinsèque.

        Tests d’écoute et méthodologie
        Dès lors que des différences de “timbre”, de “chaleur” ou de “scène sonore” sont évoquées, l’absence de :

        mesures objectives (BER, eye pattern, jitter en sortie DAC),

        tests en double aveugle,

        ou au minimum de description précise de la chaîne et des conditions
        rend ces conclusions non généralisables techniquement, même si elles peuvent être sincères sur le plan subjectif.

        En résumé, on peut parfaitement défendre l’intérêt de câbles HDMI mieux construits pour garantir la conformité, la stabilité et la compatibilité, sans laisser entendre qu’ils modifient la nature du signal audio numérique de manière qualitative et progressive.
        C’est précisément cette frontière — entre fiabilité technique et qualité sonore perçue — qui mériterait d’être explicitement tracée pour éviter toute confusion entre ingénierie et ressenti audiophile.

        Oui, le sérieux de Son-Vidéo en prend un sacré coup…

        • Je pense qu’un peu d’empathie envers le rédacteur de l’article serait bienvenue. Les sujets abordés sont évidemment très techniques, et notre rédacteur n’est sans doute pas actionnaire majoritaire de Son-Video.

          Ceci dit, merci pour ces clarifications, qui m’ont appris beaucoup de choses.

          • Personne ne l’a forcé à écrire du bullshit, du moins je l’espère..
            En temps que journaliste il se doit de passer du temps à comprendre ce qu’il explique et affirme.. A moins qu’effectivement cela ne soit du contenu sponsorisé dissimulé et dans ce cas il faut l’indiquer clairement sous peine de voir l’article signaler à la DGCCRF.

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