Longtemps entourée de scepticisme, la Nintendo Switch 2 semblait devoir faire face à un accueil plus mesuré que son illustre aînée. Entre souvenirs de lancements compliqués et interrogations sur la capacité de Nintendo à se renouveler, les doutes étaient nombreux. Pourtant, les chiffres parlent aujourd’hui d’eux-mêmes et dessinent le portrait d’une console qui a largement dépassé les attentes, au point de faire taire la plupart des critiques.

Un démarrage record pour la Nintendo Switch 2
Dès ses premiers jours de commercialisation, la Nintendo Switch 2 a dissipé une bonne partie des doutes qui entouraient son potentiel commercial. La console s’est écoulée à 3,5 millions d’unités en seulement quatre jours, puis a dépassé la barre des 10 millions d’exemplaires en quatre mois, un rythme nettement supérieur à celui de la première Switch sur la même période. En l’espace de sept mois, ce sont 17,37 millions de consoles qui ont trouvé preneur dans le monde, selon les résultats financiers communiqués par Nintendo début février 2026, confirmant un lancement parmi les plus rapides de l’histoire de la marque.
Cette dynamique reste solide malgré un premier Noël jugé plus timide que celui de la Switch originale. Aux États-Unis, la Nintendo Switch 2 a tout de même terminé décembre 2025 comme la console la plus vendue du mois et de l’année, portant son total à 4,4 millions d’unités sur le territoire américain depuis juin 2025. À l’échelle mondiale, les ventes de jeux accompagnent ce succès avec 37,93 millions de titres Switch 2 écoulés sur la période avril-décembre 2025, menées par Mario Kart World (14,03 millions) et Donkey Kong Bananza (4,25 millions). Des chiffres qui confirment que, loin d’un flop annoncé, la nouvelle console de Nintendo s’est imposée comme un pilier majeur du marché dès sa première année.

Un succès qui n’est pas prêt de s’arrêter
Le succès de la Nintendo Switch 2 repose d’abord sur une évolution technique jugée nécessaire par une large partie du public. Plus puissante, la console est désormais en mesure d’accueillir des jeux modernes, y compris des productions AAA, sans compromis majeurs. La rétrocompatibilité joue aussi un rôle central, en permettant aux joueurs de conserver leur ludothèque et d’effectuer une transition en douceur, à l’image de ce qu’ont proposé la PlayStation 5 et la Xbox Series X. Autre amélioration très attendue, la prise en charge de la 4K sur téléviseurs modernes, qui réduit sensiblement l’effet de flou observé sur la première Switch et renforce l’attrait de la machine dans un salon.
Nintendo a également su frapper fort avec un line-up maison immédiatement séduisant. Le lancement porté par Mario Kart World, Donkey Kong Bananza et Metroid Prime 4: Beyond a constitué un argument de poids pour les fans de la marque, toujours sensibles aux licences emblématiques de la firme japonaise. À cela s’ajoutent des perspectives très attendues comme Fire Emblem: Fortune’s Weave et Pokémon Pokopia, qui devraient continuer à alimenter l’intérêt autour de la console sur la durée.La Nintendo Switch 2 bénéficie également d’un soutien renforcé des éditeurs tiers, un point longtemps réclamé par les joueurs. L’arrivée de titres comme Final Fantasy VII Remake Intergrade, Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties, Resident Evil Requiem, Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection, 007 First Light ou encore Indiana Jones et le Cercle ancien contribue à élargir considérablement l’audience de la console. Cette combinaison entre exclusivités Nintendo fortes et catalogue tiers ambitieux explique en grande partie l’engouement actuel autour de la Switch 2.

La Nintendo Switch 2 contre vents et marées
Si certains observateurs se montraient prudents face au lancement de la Nintendo Switch 2, c’est avant tout parce que Nintendo a déjà connu des revers marquants par le passé. L’exemple le plus souvent cité reste la Wii U, une console pourtant ambitieuse, mais pénalisée par un marketing confus et un positionnement difficile à comprendre pour le grand public. Beaucoup de consommateurs ne savaient pas clairement s’il s’agissait d’une nouvelle machine ou d’un simple accessoire de la Wii, ce qui avait fortement freiné son adoption. Cette expérience a durablement marqué les esprits et nourri l’idée que Nintendo pourrait, de nouveau, se heurter à une incompréhension similaire avec la Switch 2.
Pourtant, la firme japonaise a manifestement tiré les leçons de ce faux pas. La communication autour de la Switch 2 s’est voulue limpide, en insistant sur un concept hybride désormais parfaitement identifié et largement plébiscité. À cela s’ajoute la possibilité de conserver sa bibliothèque de jeux grâce à la rétrocompatibilité, un argument décisif pour de nombreux joueurs. Loin d’apparaître comme une simple itération, la Nintendo Switch 2 s’impose ainsi comme une véritable console de nouvelle génération, capable de rassurer les fans historiques tout en séduisant un public plus large, ce qui explique en grande partie pourquoi les craintes initiales n’ont pas résisté à la réalité du marché.
En quelques mois à peine, la Nintendo Switch 2 est parvenue à inverser une méfiance bien réelle pour s’imposer comme l’un des lancements les plus solides de l’histoire récente du jeu vidéo. Portée par des ventes impressionnantes, un catalogue de jeux attractif et une proposition technique enfin en phase avec les standards actuels, la console confirme que Nintendo a su comprendre les attentes de son public. Si l’avenir reste, par définition, impossible à prédire, tout indique que la Switch 2 dispose désormais des fondations nécessaires pour s’inscrire durablement parmi les grandes réussites de l’industrie.
Wahoo !










