Test Blu-ray 4K : Alibi.com

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En résumé

On ne va pas se mentir : ce n’est pas la comédie du siècle et, du point de vue de la mise en scène, disons que Blake Edwards peut tranquillement continuer à profiter de son sommeil éternel. Pourtant, Alibi.com possède un certain nombre d’atouts qu’on aurait tort de lui nier. Orchestré par la joyeuse bande de Babysitting, son scénario surfe sur les préoccupations de l’époque avec un sens du timing certain : à l’heure des réseaux sociaux, de la géolocalisation forcenée, de la perte de l’intimité et de la floraison de sites Internet aux allures de tracts en faveur de l’adultère, l’histoire de ce brave garçon qui crée une start-up destinée à fournir des « excuses » sur-mesure à ses clients infidèles ne manque ni d’imagination ni, paradoxalement, de crédibilité. Ensuite, le type d’humour adopté, s’il n’est pas d’une finesse à toute épreuve, mise avec énergie sur le côté « décomplexé » de nos années 2010. Quiproquos, mauvais goût, vaudeville 2.0? Pourquoi pas, après tout ?

Avis technique

Là, en revanche, c’est le grand jeu. Car mine de rien, Alibi.com est le tout premier film 100% hexagonal à bénéficier d’un transfert UHD Blu-ray lui aussi intégralement conçu en France. De fait, l’écart avec la Haute Définition traditionnelle se creuse de manière assez éblouissante. Qu’il s’agisse des reflets de carrosseries, de gros plans de visages et de vertigineux panoramas aériens sur la géographie de la Côte d’Azur, le bond accompli par les couleurs, la brillance et le réalisme général percute de plein fouet les rétines. De quoi pousser un tonitruant « Cocorico ! » technique, d’autant que la piste audio 5.1 DTS HD MA dégage une dynamique d’enfer, constamment spatialisée sur la BO et quelques purs effets façon poursuite automobile.

Du côté des bonus

Pas de révélations fracassantes, le film ne s’y prête pas , mais cinq featurettes décontractées sur l’ambiance du tournage, le réalisateur, les personnages principaux, les guests et les cascades constituent un bien agréable prolongement.

Le mot de la fin

Un emballage cinq étoiles pour un spectacle qui n’en demandait peut-être pas autant, mais pour les amateurs de progrès audiovisuels, c’est un must incontestable.