Test Blu-ray UHD : Valérian et la Cité des Mille Planètes

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En résumé

Malgré sa contre-performance commerciale sur les principaux marchés internationaux, la dernière folie de Luc Besson témoigne d’une ambition technique, visuelle et spectaculaire sans équivalent dans le cinéma français. Les aventures, les dialogues et les tentatives d’humour qui baignent l’histoire de ces deux agents spatio-temporels chargés de secourir les rescapés d’un astéroïde détruit ne brillent certes pas par leur inventivité, mais côté impact visuel et sonore? Mamma mia !

Avis Technique

C’est la totale, aussi bien au niveau des images que de l’acoustique.
? Les images. Pour commencer, le rendu vidéo du Blu-ray « simple » affiche un piqué inattaquable, une myriade de couleurs féeriques ainsi qu’une profondeur de champ assez démentielle sur les plans purement « spatiaux ».
Ensuite, le disque 3D assure dans les grandes largeurs sa mission de mise en relief. À intervalles réguliers, perspectives horizontales, plongées vertigineuses, slaloms entre les décors et, bien sûr, les batailles intergalactiques, justifient mille fois le port des lunettes. De leur côté, les amateurs d’effets ludiques se régaleront de jaillissements, projections et autres débordements du cadre.
Enfin, l’UHD Blu-ray, curieusement non HDR, dégoupille un niveau de détail et de richesse chromatique assez renversant, même si les regards les plus affûtés noteront le léger déficit d’intensité sur certains noirs.
? Le son : Dès le générique d’ouverture, le ton est donné : effets multidirectionnels, basses puissantes, musique ventilée dans toutes les enceintes, et ce en dépit d’un double mixage VF/VO Dolby Atmos globalement timide sur les placements en hauteur. Sur le Blu-ray standard, les deux pistes capitalisent avec générosité sur les 7 canaux dont elles disposent, notamment en termes d’amples oscillations avant/arrière et de présence très englobante des voix.

Du côté des bonus

Constituée d’un making-of de plus d’une heure découpé en chapitres autonomes, la pièce maîtresse de l’interactivité révèle de fascinantes coulisses avec ce qu’il faut de didactisme, où le décryptage des effets spéciaux se taille logiquement la part du lion. Quant aux interviews des deux acteurs principaux, de Luc Besson, de son épouse productrice et des auteurs de la BD, elles laissent filtrer quelques vraies infos derrière leur emballage promotionnel.

Le mot de la fin

Un quasi-objet de démo Home Cinéma, en croisant les doigts pour que la maestria de Luc Besson se mette un jour au service d’un scénario digne de ce nom.

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