Neuf ans après qu’Apple ait déclaré la fin de la prise casque, cette connectique emblématique semble revenir sur le devant de la scène. Les fabricants de smartphones réintègrent ce port 3,5 mm dans leurs modèles, répondant à une demande croissante d’options audio filaires. Si cette tendance peut paraître rétrograde, elle est en réalité le fruit de besoins concrets des utilisateurs et d’évolutions technologiques.

Le son et l’image sans latence
Lorsque Apple a supprimé la prise casque, d’autres géants comme Samsung ont suivi cette tendance, misant sur l’essor des casques et écouteurs Bluetooth. L’un des arguments avancés pour justifier cette décision était le manque de place dans les designs modernes et une étanchéité accrue. Pour Apple, c’était aussi l’occasion de promouvoir ses accessoires Beats, tandis que Samsung, en plus de ses propres équipements, s’appuyait sur les marques Harman, AKG et JBL.
Toutefois, les fabricants de smartphones, notamment ceux spécialisés dans le gaming comme ASUS, ont rapidement constaté les attentes de leurs utilisateurs. En effet, pour les joueurs, l’absence de décalage audio, perceptible avec le Bluetooth, reste essentielle. Pour les mélomanes, la liaison filaire est primordiale pour assurer une qualité sonore optimale et profiter pleinement des services de streaming en haute résolution.

Bien que la majorité des téléphones haut de gamme continuent de s’en passer, d’autres fabricants comme Sony ou TECNO utilisent cet argument pour se différencier. Certaines marques vont même plus loin : Nubia a lancé un modèle doté de deux prises casque pour faciliter le partage audio.
Les appareils destinés au gaming comme le Steam Deck OLED, la MSI Claw, la PlayStation Portal ou la future Nintendo Switch 2, confirment cette tendance. La prise casque reste essentielle pour une expérience sonore sans décalage de son.
Une écoute plus durable
Les jeunes générations jouent par ailleurs un rôle clé dans le retour de l’écoute filaire. En effet, 87 % des 18-29 ans utilisent leur téléphone pour écouter de la musique en streaming. Pratiques et abordables, les écouteurs filaires font leur retour auprès des plus jeunes, rappelant l’engouement pour le CD, les vinyles ou les appareils photo argentiques.

L’argument économique renforce également cet engouement. Face à des modèles sans fil coûtant parfois plus de 200 €, les écouteurs filaires à 20 € représentent une alternative attrayante. En outre, les connexions filaires sont simples et fiables : pas de batterie à recharger ni de problèmes de connexion Bluetooth.

Enfin, les considérations environnementales complètent le tableau. Sensible au développement durable, cette nouvelle génération perçoit les casques et écouteurs sans fil comme peu écologiques en raison de leurs batteries jetables. L’audio filaire s’impose alors comme un choix pratique et responsable.

Portée par les joueurs, les audiophiles et les jeunes générations, cette tendance s’inscrit ainsi dans une logique de praticité, de style et de durabilité. Alors que certaines marques continuent de privilégier les accessoires sans fil, d’autres explorent à nouveau les possibilités offertes par l’audio filaire. Ce choix, longtemps considéré comme obsolète, s’avère aujourd’hui plus pertinent que jamais.











Je vois une raison supplémentaire au retour du filaire qui n’est pas mentionnée ici : elle concerne essentiellement les filles. Depuis longtemps celles-ci portent systématiquement des écouteurs dans les transports pour éviter de se faire importuner. Les écouteurs Bluetooth sont beaucoup moins bien adaptés à cet usage car bien moins visibles, surtout en présence de cheveux longs. Le choix du filaire en découle…
Les fils c’est pour les filles….
Ça n’a strictement rien de rétrograde au contraire, c’est exactement fait pour, contrairement à l’USB (c ou mini) qui reste trop fragile et rend le smartphone ou le player pratiquement inutilisable s’il casse, pour la recharge ou le transfert de données !
J’utilise mon casque en filaire, l’USB ou le bluetooth ça reste du dépannage pour moi. Le meilleur son passe par le câble, c’est un fait.