- Quels sont les accessoires fournis ?
- Présentation du projecteur Optoma UHZ68LV
- Conçu pour le home-cinéma et le gaming
- Spécifications clés
- Installation du Optoma UHZ68LV
- Nos impressions sur le design et la conception
- De nombreuses options de réglages
- Tests images Nos impressions
- Optoma UHZ68LV comparé au Epson EH-LS11000W
- Optoma UHZ68LV comparé au BenQ W5800
- À qui s’adresse le projecteur 4K Optoma UHZ68LV ?
- Notre avis sur l’Optoma UHZ68LV
Le vidéoprojecteur Optoma UHZ68LV promet une expérience home-cinéma 4K dynamique et immersive grâce à son double laser de 5 000 lumens, sa compatibilité Dolby Vision et HDR10+, ainsi que son faible input lag idéal pour le gaming. Son installation flexible et ses nombreuses options de réglages en font un projecteur polyvalent, adapté aux cinéphiles comme aux gamers exigeants. Commercialisé à 3 990 €, cet Optoma tient-il toutes ses promesses et peut-il rivaliser avec l’Epson LS11000 et le BenQ W5800 ?

Quels sont les accessoires fournis ?
Le vidéoprojecteur Optoma UHZ68LV s’accompagne d’une télécommande compacte rétroéclairée (piles incluses), d’un câble d’alimentation et d’un guide de démarrage rapide.

Présentation du projecteur Optoma UHZ68LV
Le projecteur home-cinéma Optoma UHZ68LV constitue une évolution de l’Optoma UHZ65LV dont il reprend le châssis, avec une finition qui passe du blanc au noir. Le fabricant en conserve l’optique et la puce DLP DMD 0,65” et dote ce nouveau projecteur d’un double laser (5 000 lumens), afin d’étendre la couverture colorimétrique. De plus, l’Optoma UHZ68LV est maintenant compatible avec les formats HDR dynamiques Dolby Vision et HDR10+, intégrant une fonction Dynamic Tone Mapping pour optimiser le contraste et la luminosité en temps réel, scène par scène. On note que la prise en charge des contenus 3D est toujours de mise sur ce modèle.


Ce nouveau projecteur se distingue également par son lens shift horizontal en plus du vertical, son traitement d’image PureEngine Ultra plus avancé et son ratio de contraste dynamique supérieur (3 200 000:1 contre 2 000 000:1).

Enfin, sa connectique s’enrichit avec désormais trois ports HDMI contre deux précédemment, incluant la fonctionnalité eARC. Toutes ces améliorations se traduisent par une augmentation tarifaire, l’UHZ68LV s’affichant à 3 990 €, contre 3 390 € pour l’UHZ65LV.
Conçu pour le home-cinéma et le gaming
Le projecteur Optoma UHZ68LV est idéal pour un salon ou une salle de cinéma privée, pour projeter une image UHD 4K mesurant de 78 cm (30,6”) à 7,65 m (300″) de diagonale, avec une distance de projection comprise entre 1 et 10 mètres. Pour obtenir une image de 100” de diagonale (2,5 m), on peut ainsi l’installer, au plus près, à 2,65 mètres de l’écran, et au plus loin, à 4,25 mètres, en jouant sur la puissance du zoom optique. Celui-ci s’ajuste manuellement, ainsi que le lens shift et la mise au point, s’accompagnant d’une correction trapézoïdale horizontale et verticale (+/-30°).

Ce projecteur présente par ailleurs un faible input lag (8,5 ms en Full HD 240 Hz) et se veut compatible ALLM pour détecter les consoles de jeux vidéo dernière génération et passer automatiquement en mode faible latence. Son port HDMI 2.1 accepte les signaux 4K 120 Hz qui sont projetés en 4K 60 Hz ou 1080p 120 Hz/240 Hz. Il accepte aussi les signaux natifs Full HD 1080p 120 Hz (console ou PC), qui sont alors projetés avec la même fréquence d’image pour garantir une parfaite fluidité.

Du côté de la connectique, le projecteur Optoma UHZ68LV s’équipe de trois entrées HDMI (2.1 et 2.0), dont un compatible eARC permettant alors de diffuser le son Dolby Atmos sur un système audio externe. Il offre aussi trois ports USB-A pour l’alimentation d’accessoires, une sortie audio mini-jack, une sortie optique S/PDIF et un port de synchronisation 3D Sync. Le contrôle à distance peut s’effectuer depuis le port RJ45, le port RS232 et les deux triggers 12 V.
Enfin, ce vidéoprojecteur Optoma intègre un système audio stéréo de 2 x 5 watts pour diffuser le son des films et des jeux projetés, en l’absence de système stéréo ou home-cinéma externe.
Spécifications clés
- Luminosité : 5 000 lumens
- Double laser (30 000 heures)
- Zoom optique et lens shift
- HDMI x 3 (eARC)
- Compatible 3D
Installation du Optoma UHZ68LV
Nous avons testé ce projecteur Optoma dans l’espace home-cinéma du magasin Son-Vidéo.com de Nantes, en projetant sur un écran Lumene de 100” de diagonale (2,5 m) avec le projecteur placé à environ 3,5 m de distance. Pour les besoins de ce test, nous l’avons connecté au lecteur Blu-ray UHD Panasonic DMP-UB820 ainsi qu’à une PlayStation 5, au moyen d’un câble NorStone Jura HDMI Optic. Grâce au zoom et au lens shift, tous deux ajustables manuellement, on peut rapidement faire coïncider les bords de l’image avec ceux de l’écran.

Lors de l’installation, il faut tenir compte de l’offset assez important de ce projecteur, et de son très faible décalage optique vers le bas. Lorsque l’Optoma UHZ68LV repose sur ses pieds, le bas de l’image se situe plus haut que le plan de l’objectif. Le décalage est d’environ ¼ de la hauteur de l’image projetée, ce qui correspond approximativement à 35 cm pour une image de 100” de diagonale.
Dans les faits, si on place ce projecteur sur une table basse à 30 cm du sol, le bas de l’image se situe alors à 65 cm du sol environ, ce qui positionne le regard d’une personne assise sur un canapé au niveau du tiers inférieur de l’image. Cette valeur peut être augmentée approximativement de 20 cm vers le haut grâce au Lens Shift. Dans le cadre d’une installation au plafond avec un support positionnant le projecteur 15 cm plus bas, le haut de l’image se trouvera à environ 50 cm du plafond, le lens shift permettant de la décaler de 20 cm vers le bas.
Installé en fond de salle, ce projecteur devra donc être monté au plafond, à l’envers, et ne pourra pas être installé sur ses pieds en haut d’une étagère, contrairement à certains modèles Epson, JVC et Sony, dont l’offset est plus faible et qui s’équipent d’un lens shift horizontal plus important vers le bas.
Nos impressions sur le design et la conception
L’Optoma UHZ68LV est conforme à l’idée qu’on se fait d’un projecteur fond de salle, comprenez qui projette une grande image avec un recul important. Son châssis, assez imposant en comparaison avec les projecteurs compacts les plus récents — une caractéristique commune aux marques historiques — lui permet cependant d’adopter un système de ventilation efficace et silencieux. Son fonctionnement très discret, quelle que soit l’intensité lumineuse choisie, est donc à porter à son crédit. Notez malgré tout que ses dimensions demeurent toutefois inférieures à celles de l’Epson EH-LS11000W et du BenQ W5800, plus imposants encore.

Le seul vrai reproche qu’on puisse lui faire en matière de design concerne le capot sur le dessus, abritant les interfaces de réglages (lens shift, zoom et touches de navigation). Celui-ci est constitué d’un plastique légèrement trop souple qui donne une impression de fragilité.
On regrette également l’absence de motorisation de l’optique, qui rend moins conviviale l’installation du projecteur. La faible amplitude du lens shift vertical vers le bas, mentionnée précédemment, implique pour sa part quelques contraintes de placement. Elles peuvent se compenser grâce au réglage de trapèze horizontal et vertical, mais cela induit une dégradation de la qualité d’image.
Enfin, mention spéciale à la télécommande simplifiée, très intuitive et rétroéclairée !

De nombreuses options de réglages
Les menus de réglages du projecteur Optoma se révèlent extrêmement complets, notamment en ce qui concerne les ajustements de l’image. L’utilisateur peut ainsi sélectionner parmi de multiples modes images préréglés adaptés aux contenus SDR et HDR. Il est également possible d’ajuster la luminosité, le contraste, la netteté et le gamma. En outre, le fabricant permet d’ajuster la puissance des diodes laser de 50 % à 100 % et de sélectionner parmi trois modes de réglages du contraste dynamique (menu Mode Luminosité).
Le menu PureEngine Ultra propose cinq traitements vidéo propriétaires destinés à optimiser le contraste, la luminosité, les couleurs, la fluidité et le niveau de détails. Chaque option peut s’ajuster sur trois niveaux ou être désactivée.

Enfin, le menu “Image Param.coul” offre de nombreuses options pour un calibrage professionnel (échelle de gris, CMS, RGB Gain/Bias…) et donne accès au réglage de l’option BrilliantColor.
Tests images Nos impressions
Sur les mires et les contenus vidéos du Blu-ray de test et de calibrage Spears & Munsil Ultra HD Benchmark, l’Optoma UHZ68LV révèle une image 4K précise et détaillée. Sans atteindre la précision d’une puce SXRD Sony ou le piqué d’image du Leica Cine Play 1, l’Optoma se montre toutefois convaincant, avec des contours bien dessinés sur les pétales des fleurs.
Le contraste se montre également satisfaisant, que ce soit sur l’image de la rose jaune, en contrejour sur fond noir, ou sur les vues aériennes nocturnes au-dessus de la ville. Les teintes de peau des différents modèles présentés paraissent également nuancés et réalistes.
Sur Dune : Deuxième partie, Le Mans 66 ou encore Alien en Blu-ray 4K HDR, on profite d’un rendu réaliste sur les costumes ainsi que le grain de peau et les cheveux des différents protagonistes. Les gros plans sur Feyd-Rautha lors du combat dans l’arène offrent un très beau rendu en noir et blanc, avec de subtiles gradations dans l’échelle de gris.
Du côté des couleurs, le projecteur respecte les intentions du réalisateur, dès lors qu’on se passe de l’option BrilliantColor qui a tendance à trop pousser les curseurs, ce qui dénature un peu l’image.
Le dynamic tone mapping se montre efficace en Dolby Vision, avec de beaux contrastes et des teintes naturelles. Idéal dans une pièce plongée dans la pénombre, le mode Dolby Vision Sombre offre un superbe rendu sur Uncharted.
Le HDR10+ se révèle un peu moins convaincant sur les scènes très lumineuses : les hautes lumières apparaissent parfois brûlées et les couleurs perdent alors de leur intensité. C’est le cas sur certaines scènes fortement contrastées d’Alien et de Dune.
La fluidité d’image offerte par l’Optoma UHZ68LV se montre perfectible : des saccades demeurent sur les scènes d’action les plus rapides, malgré l’activation de la fonction PureMotion qui n’atteint pas l’efficacité du procédé MEMC concurrent.

Sur le terrain des performances Gaming, ce projecteur se montre très convaincant une fois les modes Jeu et Faible Latence activés. En Full HD 120 Hz depuis la PS5, le gameplay se révèle fluide et réactif, les images défilent sans saccade et les actions de jeu initiées sur la manette se répercutent immédiatement à l’écran.
Optoma UHZ68LV comparé au Epson EH-LS11000W

L’Optoma UHZ68LV se distingue par sa luminosité de 5 000 lumens, deux fois plus importante que celle de l’Epson EH-LS11000W. Le premier convient donc pour des environnements lumineux aussi bien que pour une salle dédiée, tandis que le second est mieux adapté aux pièces sombres à la luminosité contrôlée. Ce vidéoprojecteur Optoma peut aussi s’enorgueillir de sa compatibilité HDR10+ et Dolby Vision, l’Epson faisant l’impasse sur le second format HDR. Enfin, la durée de vie annoncée pour la source lumineuse est de 30 000 heures pour l’Optoma contre environ 20 000 heures pour l’Epson.

L’Optoma exploite une puce DLP-DMD offrant une précision d’image et un contraste supérieurs, ainsi que des couleurs plus intenses. Mais il n’est pas exempt d’effets arc-en-ciel auxquels certaines personnes sont plus ou moins sensibles, un phénomène absent avec la technologie de projection 3LCD d’Epson.
Pour les gamers, le projecteur Optoma UHZ68LV offre un input lag de seulement 8,5 ms en Full HD 240 Hz, mais sa fréquence maximale en 4K se limite à 60 Hz. L’Epson affiche pour sa part la 4K jusqu’à 120 Hz, mais il se montre un peu moins réactif en mode jeu, avec un input lag d’environ 20 ms.
Enfin, en termes de flexibilité d’installation, l’Optoma s’incline devant l’Epson : il se contente en effet d’une optique manuelle avec un zoom plus faible et un lens shift plus limité, les réglages motorisés plus complets de l’Epson assurant davantage de souplesse et simplifiant son installation. L’optoma se rattrape par son gabarit moins encombrant et son plus faible poids.
Optoma UHZ68LV comparé au BenQ W5800

Grâce à son double laser, l’Optoma UHZ68LV propose une luminosité supérieure ainsi qu’un meilleur contraste dynamique. L’Optoma permet ainsi de projeter une plus grande image, jusqu’à 300 pouces de diagonale, contre 200 pouces pour le BenQ.

La compatibilité HDR de l’Optoma UHZ68LV se montre par ailleurs plus étendue, avec une prise en charge du Dolby Vision, en plus du HDR10+ géré par les deux projecteurs. Cependant, le BenQ W5800 se démarque par une meilleure justesse et précision des couleurs grâce à son calibrage en usine.
Le BenQ reprend aussi l’avantage en termes de simplicité d’installation, grâce à ses fonctions zoom, mise au point et lens-shift, qui sont motorisés, avec davantage d’amplitude sur le décalage horizontal de l’image.
C’est principalement cette motorisation de l’optique qui justifie le prix plus élevé du BenQ W5800 (4 990 €), qui privilégie la précision des couleurs et une expérience cinéma haut de gamme dans des conditions contrôlées. L’Optoma UHZ68LV mise davantage sur sa luminosité élevée, sa polyvalence et l’absence de réelle concurrence à ce prix, pour séduire.
À qui s’adresse le projecteur 4K Optoma UHZ68LV ?
Ce projecteur Optoma UHZ68LV se destine aux amateurs de home-cinéma et de gaming en quête d’une image lumineuse, bien contrastée et réactive. Sa flexibilité d’installation et ses nombreuses options de réglages en font un choix polyvalent pour les salles de cinéma privées, les espaces multimédia et les salons.

Notre avis sur l’Optoma UHZ68LV
Ce projecteur Optoma UHZ68LV nous a séduit par sa forte luminosité, son rendu HDR convaincant en Dolby Vision et son excellente réactivité en gaming. Son fonctionnement silencieux, son lens shift horizontal et vertical, ainsi que ses nombreuses options de réglages, renforcent son attractivité pour un usage polyvalent en home-cinéma et en jeu vidéo.

Toutefois, son optique manuelle et l’amplitude limitée de son décalage réduisent sa flexibilité d’installation par rapport à certains concurrents, et son piqué d’image, bien que satisfaisant, reste inférieur à certaines références du marché. La gestion du HDR10+ aurait également mérité davantage de maîtrise pour éviter les hautes lumières brûlées dans certaines scènes contrastées.
Sans véritable concurrent dans cette gamme de prix, l’Optoma UHZ68LV se distingue donc par sa luminosité et son rendu HDR dynamique, mais l’Epson EH-LS11000W, plus abordable, offre une meilleure souplesse d’installation et un affichage 4K 120 Hz. Le BenQ W5800, quant à lui, mise sur une colorimétrie plus précise et une optique motorisée, mais s’affiche 1 000 € plus cher. À 3 990 €, l’Optoma demeure donc un excellent compromis pour tous ceux qui recherchent un projecteur puissant et polyvalent, aussi à l’aise en home-cinéma qu’en gaming.
Nous avons aimé
- Le rendu cinéma en Dolby Vision
- Les couleurs réalistes
- Le zoom et le lens shift
- Le silence de fonctionnement
- Les nombreux réglages possibles
Nous aurions aimé
- Un meilleur piqué d’image
- Une optique motorisée
- Une meilleure gestion du HDR10+






























