- Présentation du Sony BRAVIA Projector 7
- Spécifications clés
- Quels sont les accessoires fournis ?
- Conditions du test et installation du projecteur
- Un design éprouvé, mais sans évolution notable
- Une connectique moderne, taillée pour le jeu
- Une télécommande efficace, mais figée dans le temps
- Une image 4K HDR d’un réalisme saisissant
- Une cohérence technologique au service de l’image
- Mes réglages image recommandés
- Une expérience gaming de très haut niveau
- Sony BRAVIA Projector 7 comparé au Sony VPL-XW5000
- À qui s’adresse le Sony BRAVIA Projector 7 ?
- FAQ – Sony BRAVIA Projector 7
Nous avons aimé
- Image 4K native extrêmement précise et détaillée
- Rendu HDR très maîtrisé (tone mapping, dynamique, nuances)
- Contraste perçu élevé et noirs profonds
- Colorimétrie riche, naturelle et bien saturée
- Compatibilité 4K 120 Hz, ALLM
- Input lag très faible pour le gaming (12 ms)
Nous aurions aimé
- Une optique motorisée (au moins zoom et mise au point)
- La présence du VRR pour le gaming
- Une télécommande rechargeable plutôt qu’à piles
- Un tarif un peu plus contenu
L’avis de notre expert
Avec le BRAVIA Projector 7, Sony démontre une nouvelle fois sa maîtrise de la vidéoprojection laser 4K native. Pour ma part, j’ai été particulièrement marqué par la précision de l’image, la richesse des textures et la cohérence du rendu HDR : ce projecteur parvient à conjuguer impact visuel et grande fidélité artistique.
Le traitement XR apporte un véritable supplément d’âme à l’image, en renforçant la lisibilité, la profondeur et la stabilité des scènes les plus complexes. J’ai également apprécié la facilité d’intégration de ce projecteur qui permet d’en profiter pleinement sans contrainte technique. La compatibilité HDMI 2.1, le 4K 120 Hz et le faible input lag ouvrent la porte à une utilisation gaming particulièrement convaincante, encore rare à ce niveau de qualité en vidéoprojection home-cinéma.
Certes, j’aurais aimé bénéficier d’une optique motorisée, et le positionnement tarifaire reste exigeant. Mais au terme de ce test, je considère le BRAVIA Projector 7 comme l’un des vidéoprojecteurs les plus équilibrés, aboutis et séduisants de sa catégorie, capable de satisfaire aussi bien les cinéphiles passionnés que les joueurs exigeants.
Ce n’est pas un projecteur parfait, mais c’est un projecteur profondément cohérent. Sony a clairement privilégié la qualité d’image, la maîtrise du HDR et la polyvalence des usages, quitte à faire quelques concessions sur l’ergonomie et certaines fonctions avancées. Et c’est précisément cette cohérence qui, à mes yeux, fait la force du Bravia Projector 7.
Le Sony BRAVIA Projector 7 s’impose ainsi comme un vidéoprojecteur laser 4K natif d’une remarquable maturité, combinant précision d’image, rendu HDR maîtrisé et polyvalence d’usage. Sans bouleverser la formule, Sony l’affine avec intelligence pour proposer un modèle qui ne cherche pas à impressionner artificiellement, mais à convaincre durablement, ce qu’il parvient à faire avec brio.

Le Sony BRAVIA Projector 7 complète la gamme de vidéoprojecteurs laser 4K natifs du fabricant en s’intercalant entre le VPL-XW5000 et ses modèles haut de gamme. Affiché à 6 999 €, ce projecteur promet une image encore plus précise, un HDR mieux maîtrisé et une connectique modernisée, sans bouleverser la formule. Reste à savoir si ces évolutions suffisent à justifier son positionnement premium… Je l’ai testé en conditions réelles pour en juger concrètement.
Présentation du Sony BRAVIA Projector 7
Évolution optimisée du VPL-XW5000ES, le Sony BRAVIA Projector 7 (VPL-XW5100ES) en reprend les fondamentaux comme la technologie SXRD 4K native, une optique avec lentille frontale asphérique, un châssis relativement compact et une source laser, tout en ajoutant des raffinements dédiés au home-cinéma et au gaming.

Ce projecteur adopte une architecture à trois matrices SXRD 0,61″ en définition UHD 4K natives et une source lumineuse laser phosphore, avec une luminosité annoncée à 2 200 lumens (contre 2 000 lumens sur le XW5000). Sur le papier, ce léger gain promet une meilleure aisance sur les grandes bases d’image, notamment en HDR, tout en conservant une luminosité confortable dans un salon avec un éclairage tamisé. Le contraste dynamique annoncé comme infini et la gestion de la lumière laser laissent augurer des noirs plus profonds et une gradation parfaitement maîtrisée dans les scènes sombres, à condition bien sûr que l’environnement de projection soit à la hauteur.

L’autre évolution majeure tient au traitement vidéo : là où le VPL-XW5000 s’appuie sur le processeur X1 Ultimate, le BRAVIA Projector 7 passe au processeur XR, bien plus performant, accompagné de fonctions comme le Dynamic Tone Mapping, XR Deep Black, XR Triluminos Pro (couverture DCI-P3 annoncée à 95 %) et XR Clear Image. Cela présage un rendu HDR plus fin, une colorimétrie plus nuancée et un upscaling plus convaincant sur les sources HD.

De plus, le BRAVIA Projector 7 se distingue par une connectique HDMI 2.1 compatible 4K 120 Hz avec une latence annoncée à 12 ms à cette fréquence, quand le XW5000 se limite à la 4K 60 Hz avec une latence de 13 ms en FHD 120 Hz sur ses HDMI 2.0. Le zoom 1,6x et le lens shift, tous deux à réglage manuel, complétés d’une correction trapèze, assurent toujours une grande souplesse d’installation.
Parmi les fonctions distinctives, l’Aspect Ratio Scaling mérite une attention particulière. Elle permet au projecteur d’adapter numériquement l’image au format de l’écran, notamment avec les écrans CinémaScope (2.35:1 / 2.40:1), en désactivant automatiquement les zones inutilisées de la matrice, correspondant aux bandes noires. Le passage d’un format à l’autre s’effectue ainsi sans ajustement manuel de l’objectif ni lentille anamorphique, ce qui simplifie l’usage au quotidien tout en renforçant la sensation de projection cinéma.

Proposé à 6 999 €, le BRAVIA Projector 7 s’adresse clairement aux passionnés de home-cinéma exigeants, à la recherche d’un projecteur laser 4K natif plus polyvalent que le VPL-XW5000, sans pour autant basculer dans le très haut de gamme représenté par le BRAVIA Projector 8. Il se montre idéal pour une salle de cinéma privée, en installation au plafond ou sur une étagère en fond de salle, pour des écrans jusqu’à XXX de diagonale, complété par le système son à la hauteur du spectacle visuel
Spécifications clés
- SXRD 4K natif, triple matrice
- Laser phosphore, 20 000 h
- Luminosité : 2 200 lumens
- Contraste dynamique infini
- HDMI 2.1, 4K 120 Hz
- Input lag : 12 ms
- Zoom 1,6x, lens shift horizontal et vertical
Quels sont les accessoires fournis ?
Le vidéoprojecteur Sony s’accompagne de son câble d’alimentation et d’un cache amovible pour protéger son objectif. J’aurais apprécié qu’il soit intégré au châssis et motorisé, comme sur certains projecteurs Epson, mais il se clipse et se déclipse à la main. La télécommande est un modèle infrarouge alimenté par deux piles AA, dont les touches sont intégralement rétro-éclairées.
Conditions du test et installation du projecteur
Pour ce test du Sony BRAVIA Projector 7, je me suis installé dans la salle home-cinéma du magasin Son-Vidéo de Nantes. J’ai pu y installer le projecteur à environ 3,5 m de l’écran Lumene Capitol HD de 2,4 m de base (100” de diagonale) et le relier à un lecteur Blu-ray 4K UHD Panasonic DMP-UB820 et une PlayStation 5, tous deux connectés au moyen de câbles HDMI AudioQuest.

Grâce au zoom optique 1,6x et au lens shift vertical (+/- 71%) et horizontal (+/- 25 %), l’installation de ce projecteur se montre simple et s’effectue en quelques instants. Notez que le réglage du zoom et de la mise au point s’opèrent manuellement, en tournant les deux bagues de l’objectif du projecteur.
Le lens shift (décalage de l’objectif) s’ajuste manuellement lui aussi, grâce à deux molettes accessibles en soulevant un petit cache sur le dessus de l’appareil. Cette fonction permet de déplacer facilement l’image vers le haut, le bas, la gauche et la droite, sans aucune déformation et sans déplacer le projecteur.

En pressant la touche Pattern de la télécommande, j’ai pu projeter un motif quadrillé pour faciliter le centrage de l’image et le contrôle de la mise au point.
J’aurais apprécié que les réglages optiques soient motorisés et accessibles directement depuis la télécommande du projecteur, mais il faut pour cela se tourner vers les modèles Sony BRAVIA Projector 8 et Sony BRAVIA Projector 9, bien plus onéreux (facturés respectivement plus du double et du triple que le BRAVIA Projector 7 !).
📝 Conseils de l'expert Pour profiter de la meilleure qualité d’image possible, je recommande toujours de placer idéalement le projecteur dans l’axe de l’écran, qu’il soit installé à l’endroit sur une étagère ou à l’envers au plafond. Toutefois, comme le BRAVIA Projector 7 dispose d’un lens shift horizontal et vertical à l’amplitude confortable, vous pouvez sans crainte décaler le projecteur : - vers le haut ou vers le bas, d’une distance équivalente à 71 % de la hauteur de l’image projetée, - sur les côtés, d’une distance équivalente à 25 % de la largeur de l’image projetée.

Notez que ces valeurs de lens shift figurent parmi les plus performantes et se montrent comparables à celles qu’on trouve sur les projecteurs Epson et JVC. Elles surclassent par ailleurs celles des projecteurs à technologie DLP, bien que ces derniers aient sensiblement progressé ces dernières années. À l’heure actuelle, le Sony BRAVIA Projector 7 figure donc parmi les projecteurs offrant la plus grande souplesse d’installation.
Ce dispositif agissant sur l’alignement des lentilles, pas besoin d’orienter le projecteur vers le centre de l’écran : l’image se déplace sans être déformée, donc sans aucun risque d’être détériorée et de perdre en netteté et en définition sur les bords, comme c’est le cas avec la correction trapèze (keystone).
Un design éprouvé, mais sans évolution notable
Sur le plan esthétique et ergonomique, le Sony BRAVIA Projector 7 ne réserve aucune surprise : il reprend strictement le châssis du VPL-XW5000. On retrouve donc un design identique, décliné en finition blanche ou noire, avec un format relativement compact et un poids contenu pour un projecteur laser 4K natif. Ce gabarit plus maîtrisé que celui des anciennes générations Sony facilite clairement l’intégration, aussi bien dans un salon que dans une salle home-cinéma dédiée.

L’optique reste elle aussi inchangée. Les réglages du zoom et de la mise au point s’effectuent toujours grâce à deux bagues manuelles situées autour de l’objectif, tandis que le lens shift horizontal et vertical est confié aux mêmes molettes accessibles sous une trappe supérieure. Ces commandes offrent une précision satisfaisante et permettent un ajustement fin de l’image. La disposition de l’interface de commande et de la connectique est également strictement identique à celle du XW5000.
Cette continuité présente l’avantage de la cohérence et de la simplicité, mais elle engendre aussi une frustration légitime. Compte tenu du positionnement tarifaire sensiblement supérieur du BRAVIA Projector 7 (environ 2 000 € de plus que le VPL-XW5000), on aurait apprécié la présence d’une optique motorisée, au moins pour la mise au point et le zoom. Une telle évolution aurait renforcé le confort d’installation et rapproché ce modèle des standards attendus dans cette gamme de prix.
Malheureusement, Sony réserve cette optique entièrement motorisée au BRAVIA Projector 8, beaucoup plus onéreux, qui s’affiche à 16 000 €.
Une connectique moderne, taillée pour le jeu
La connectique du Sony BRAVIA Projector 7 demeure très proche de celle du VPL-XW5000, mais elle progresse sur un point essentiel : l’adoption de ports HDMI 2.1 plein débit (48 Gbps). Le projecteur dispose ainsi de deux entrées HDMI 2.1 compatibles HDCP 2.3, accompagnées d’un port RS-232C, d’une prise réseau Ethernet, d’un port USB alimenté, d’une entrée IR et d’une sortie trigger 12 V. Celle-ci se destine à contrôler le déploiement et l’enroulement automatique de l’écran de projection lorsqu’on allume et qu’on éteint le projecteur.

Cette connectique autorise une intégration home-cinéma avancée, y compris en environnement domotisé, tout en conservant une certaine simplicité d’usage. L’implantation latérale des connecteurs facilite aussi le câblage, notamment lors d’une installation au plafond : les câbles sont plus facilement accessibles, notamment si le projecteur est installé très près du mur arrière.
Grâce à ses deux entrées HDMI 2.1 compatibles 4K 120 Hz et ALLM assurant une latence annoncée à seulement 12 ms en mode jeu, le Bravia Projector 7 fait figure d’exception dans l’univers de la vidéoprojection home-cinéma. Peu de projecteurs proposent aujourd’hui une telle combinaison de performances pour le gaming, encore moins en 4K native.
À titre de comparaison, la majorité des projecteurs DLP restent structurellement limités à la 4K 60 Hz, certains compensant par un affichage 1080p à 120 Hz, voire 240 Hz, avec une latence comprise entre 1 et 12 ms selon la définition choisie. Le Bravia Projector 7 se distingue ainsi par sa capacité à conjuguer ultra haute définition 4K native, fluidité et faible latence, sans compromis.
Une télécommande efficace, mais figée dans le temps
La télécommande fournie avec le Sony BRAVIA Projector 7 est strictement identique à celle du VPL-XW5000, et plus largement à celle utilisée par Sony depuis de nombreuses générations de projecteurs. Son format reste conséquent, voire un peu encombrant, avec un design et une implantation des touches qui demeurent quasiment inchangés depuis près de vingt ans. Cela ravira sans doute les habitués de la marque qui souhaitent conserver leurs repères, mais donne l’impression que le fabricant demeure figé dans une lointaine époque.
Dépourvue de batterie rechargeable, que ce soit via USB ou par panneau solaire, elle s’alimente encore avec des piles, un choix qui paraît aujourd’hui daté au regard de la concurrence et du positionnement tarifaire du projecteur. Ce point pourra décevoir les utilisateurs habitués aux télécommandes modernes plus compactes et rechargeables.

En revanche, son efficacité opérationnelle reste difficilement critiquable. Entièrement rétro éclairée, elle se révèle parfaitement lisible dans une salle sombre, et surtout extrêmement complète. Tous les réglages essentiels sont accessibles directement via des touches dédiées : sélection des modes image, réglages de la colorimétrie, du gamma, des traitements vidéo, du contraste, de la luminosité ou encore de la netteté. Cette approche évite de multiplier les passages dans les menus et facilite grandement les ajustements rapides en cours de séance.
La télécommande du BRAVIA Projector 7 illustre ainsi parfaitement la philosophie de ce modèle : une ergonomie éprouvée, fonctionnelle et très efficace. Elle gagnerait toutefois à évoluer pour mieux refléter le standing et la modernité technologique du projecteur qu’elle accompagne.
Une image 4K HDR d’un réalisme saisissant
Pour ce test, j’ai utilisé le Blu-ray de test Spears & Munsil Ultra HD Benchmark ainsi que les Blu-ray UHD 4K HDR de Mad Max : Fury Road et Le Mans 66. Un trio de sources particulièrement exigeant, éprouvé lors de très nombreux tests de projection, idéal pour juger du potentiel réel du BRAVIA Projector 7.
Dès les premières mires et séquences du disque Spears & Munsil, le projecteur laisse présager un très haut niveau de performance, pour peu qu’on sélectionne le mode image Cinéma 1 ou 2, le mode Référence ou encore le mode IMAX Enhanced. L’image se distingue par une précision exceptionnelle et une stabilité remarquable. Les gros plans révèlent un niveau de détail impressionnant : les poils du chevreuil apparaissent parfaitement individualisés, le pistil et les étamines du coquelicot se détachent avec une finesse chirurgicale, tandis que les pétales de la rose jaune parsemés de gouttes d’eau se découpent avec une netteté exemplaire sur fond noir, sans halo ni bruit parasite. Les ailes du papillon Chrysope léopard affichent quant à elles une texture et un relief particulièrement convaincants.
La gestion du contraste et du HDR opérée par le Sony BRAVIA Projector 7 confirme cette excellente impression. La scène des chevaux sous la neige dévoile une multitude de nuances dans les blancs, sans écrêtage, tandis que la rose jaune s’affiche sur un fond d’un noir profond, ses pétales bénéficiant de dégradés chromatiques d’une grande subtilité. L’image conserve en permanence une lisibilité remarquable, même dans les zones les plus délicates.
L’impression globale est celle d’une image d’un réalisme remarquable, aux couleurs idéalement saturées, à la fois intenses et naturelles, sans jamais verser dans l’excès. Le piqué est superbe, le niveau de détail impressionnant, et la sensation de relief quasi permanente. Tout cela sans avoir à ajuster les réglages images, tant les modes images dédiés aux contenus cinéma sont bien ajustés. Sur Mad Max : Fury Road, le BRAVIA Projector 7 confirme sa capacité à gérer des contenus particulièrement exigeants. L’image se montre dense, intense et richement texturée. Les grains de peau, les cheveux, les tissus et les éléments mécaniques bénéficient d’un rendu extrêmement précis. Les couleurs apparaissent réalistes et nuancées, notamment dans les ocres du désert, les carnations et les reflets métalliques. La précision des contours et le piqué renforcent la sensation de profondeur et de relief sur chaque plan.
La dynamique HDR se montre ici parfaitement maîtrisée. Les zones sombres conservent leurs détails, tandis que les hautes lumières restent puissantes sans jamais écraser l’image, ce qui contribue à maintenir un équilibre visuel constant.
Avec Le Mans 66, le Sony BRAVIA Projector 7 illustre parfaitement ce que la projection HDR 4K peut offrir de mieux. Le film devient ici un terrain d’expression idéal pour révéler le potentiel du projecteur, tant en matière de dynamique que de précision et de fidélité colorimétrique.
La richesse et la nuance des couleurs impressionnent immédiatement, tout comme les variations de lumière sur les vêtements, par exemple sur la chemise rayée de Matt Damon à Willow Springs. Le rouge profond des tribunes officielles à Daytona, ou encore le bleu des chemises des mécaniciens dans les stands, sont restitués avec une intensité remarquable, sans jamais perdre leur naturel. La dynamique HDR est pleinement exploitée : les détails restent lisibles dans les ombres, tandis que les hautes lumières conservent leur impact sans écrêtage, notamment sur les reflets des carrosseries ou les franges lumineuses en contre-jour.
Lors des séquences de course, la fluidité d’image se montre exemplaire. Le piqué, la stabilité et la gestion du mouvement accentuent la sensation de vitesse sans jamais nuire à la lisibilité, renforçant encore l’immersion. Le travail du processeur XR se révèle remarquable sur ce type de contenu.
La photographie du film, remarquablement travaillée, trouve ici un écrin idéal. Le BRAVIA Projector 7 ne se contente pas de la restituer : il en révèle toute la richesse, magnifiant chaque intention pour livrer une véritable leçon de projection HDR 4K.
L’Aspect Ratio Scaling contribue également à la qualité perçue de la projection. En exploitant uniquement la zone utile de la matrice selon le format du film, le BRAVIA Projector 7 améliore la cohérence du cadrage et la lisibilité de l’image. Cette gestion plus propre du format renforce la sensation de projection cinéma, en particulier sur un écran CinémaScope.
Une cohérence technologique au service de l’image
Cette qualité d’image repose sur une alchimie technologique particulièrement aboutie. La précision de l’optique, associée aux matrices SXRD 4K natives et aux traitements du processeur XR, garantit un piqué et une stabilité de tout premier ordre. Le traitement XR Clear Image et le MotionFlow assurent une gestion très efficace de la netteté, du bruit et des mouvements. Le rendu HDR bénéficie pleinement du XR Dynamic Tone Mapping et du XR Deep Black, avec un contrôle dynamique du laser qui préserve à la fois la profondeur des noirs et la lisibilité des hautes lumières. Enfin, la technologie XR Triluminos Pro, couvrant 95 % du DCI-P3, associée au Live Color Enhancer, assure une restitution colorimétrique à la fois riche, nuancée et naturelle.
L’ensemble illustre une approche extrêmement maîtrisée de la projection HDR, où la performance technique reste constamment au service de la lisibilité, du réalisme et de l’intention artistique. En effet, Sony maîtrise toute la chaîne de production cinématographique, de la captation à la post-production, jusqu’à la diffusion, garantissant ainsi une fidélité sans faille entre l’intention des créateurs et ce qui est projeté chez l’utilisateur.
Mes réglages image recommandés
Les menus de réglages du Sony BRAVIA Projector 7 se montrent particulièrement complets et offrent une grande latitude d’ajustement. Les nombreux modes image préréglés peuvent être édités, et plusieurs d’entre eux se distinguent par une calibration d’origine déjà très convaincante. Les modes Cinema Film 1, Cinema Film 2, Reference et IMAX Enhanced constituent ainsi d’excellentes bases de travail.
Dans un salon plongé dans la pénombre, le mode Cinema Film 2 m’a semblé le choix le plus équilibré. Il offre un excellent compromis entre dynamique HDR, lisibilité de l’image et justesse colorimétrique, sans fatiguer le regard lors de longues séances.
Dans une salle dédiée, à la lumière parfaitement maîtrisée, le mode Reference s’impose comme le plus pertinent. Il limite les écarts de luminosité trop marqués tout en conservant une dynamique suffisante, et privilégie une restitution plus subtile et plus nuancée des couleurs. L’image gagne alors en naturel et en confort visuel, sans perdre en impact.
Comme sur les précédents projecteurs Sony testés, je recommande d’activer la fonction Motionflow en mode True Cinema. Ce réglage limite très efficacement les saccades inhérentes aux contenus cinéma, sans générer d’effet de fluidité artificielle ni d’artefacts visibles.
À l’inverse, j’ai préféré désactiver la réduction de bruit, inutile avec des sources UHD de qualité, et laisser la gestion du HDR sur Auto, le traitement dynamique du projecteur se montrant suffisamment intelligent pour adapter l’image sans intervention manuelle.
Ces réglages permettent d’exploiter pleinement le potentiel du BRAVIA Projector 7 tout en conservant une image fidèle, naturelle et confortable, quelle que soit la configuration de projection.
Une expérience gaming de très haut niveau
Le Sony BRAVIA Projector 7 fait partie des très rares vidéoprojecteurs capables de projeter un signal 4K à 120 images par seconde, tout en conservant un input lag particulièrement faible, annoncé à seulement 12 ms. De plus, et c’est suffisamment rare pour le souligner, il prend en charge la fonction Auto Low Latency Mode (ALLM), ce qui lui permet de basculer automatiquement en mode jeu dès qu’une console compatible est détectée.
Avec la PlayStation 5, cette combinaison technique se traduit par une expérience de jeu particulièrement convaincante. Sur Gran Turismo 7, l’image se montre à la fois ultra fluide et parfaitement réactive. Le véhicule répond instantanément en cas de coups de volant et de freinages tardifs, sans latence, permettant une conduite sportive réaliste et sans frustration. En cas de sortie de piste, ce n’est pas le projecteur qui est à blâmer, mais bien le pilote !
Le défilement rapide des paysages traversés, les enchaînements de virages et les changements de perspective conservent pour leur part une lisibilité exemplaire, sans flou ni saccade perceptible.
Le rendu HDR participe pleinement à l’immersion, notamment grâce aux reflets très réalistes sur les carrosseries, à la richesse des couleurs et à la dynamique générale de l’image. La précision du piqué et la taille de l’image projetée renforcent encore la sensation d’immersion, donnant véritablement l’impression de jouer sur un écran de cinéma.
Le BRAVIA Projector 7 s’impose ainsi comme un partenaire de choix pour les consoles nouvelle génération, conciliant ultra haute définition, haute fréquence d’affichage et faible latence, un trio encore très rare en vidéoprojection.
On peut toutefois regretter l’absence de compatibilité VRR, une fonction encore peu répandue sur les projecteurs, mais qui aurait permis d’atteindre un niveau de polyvalence encore supérieur pour le jeu vidéo.
Sony BRAVIA Projector 7 comparé au Sony VPL-XW5000

Le Sony BRAVIA Projector 7 ne vise pas à remplacer le VPL-XW5000ES, mais vient combler l’espace entre ce dernier et le BRAVIA Projector 8. Les deux modèles partagent un châssis, une optique et une ergonomie quasi identiques, ce qui rend la différence tarifaire immédiatement perceptible… et forcément questionnable.
Les évolutions du BRAVIA Projector 7 se situent essentiellement au niveau du traitement vidéo et de la connectique. Le processeur XR apporte une gestion HDR plus fine, un tone mapping plus cohérent et un rendu des textures plus nuancé que le X1 Ultimate du XW5000. L’image gagne en stabilité, en profondeur et en naturel, notamment sur les contenus HDR exigeants.
La présence de deux entrées HDMI 2.1 compatibles 4K 120 Hz et ALLM constitue également un avantage décisif pour les joueurs, là où le XW5000 se limite à la 4K 60 Hz. La fonction Aspect Ratio Scaling renforce aussi l’intérêt du BRAVIA Projector 7 pour les utilisateurs d’écrans CinémaScope.
Reste que l’absence d’optique motorisée et la forte proximité matérielle entre les deux modèles rendent le surcoût plus difficile à justifier pour un usage strictement cinéma. En revanche, pour une utilisation polyvalente mêlant home-cinéma et gaming de nouvelle génération, le BRAVIA Projector 7 apparaît comme une évolution logique et technologiquement plus cohérente.
À qui s’adresse le Sony BRAVIA Projector 7 ?

Le Sony BRAVIA Projector 7 s’adresse aux cinéphiles exigeants recherchant une image 4K HDR native de très haut niveau, sans atteindre les tarifs du très haut de gamme. Il conviendra aussi bien aux installations home-cinéma dédiées qu’aux salons à la lumière maîtrisée. Sa compatibilité HDMI 2.1, son affichage 4K 120 Hz et son faible input lag en font également un excellent choix pour les joueurs. En revanche, les amateurs d’optique motorisée devront se tourner vers des modèles plus onéreux.
FAQ – Sony BRAVIA Projector 7
Oui. Il s’agit d’un projecteur 4K natif utilisant trois matrices SXRD de 3840 x 2160 pixels, sans wobulation ni décalage de pixels, garantissant une définition réellement native.
Oui. Avec 2 200 lumens et une excellente gestion du HDR, il reste performant dans une pièce faiblement éclairée, même s’il révèle tout son potentiel dans une salle dédiée.
Le BRAVIA Projector 7 bénéficie du processeur XR avec de nombreux traitements d’images plus performants, d’une connectique HDMI 2.1, du 4K 120 Hz, de l’ALLM et de l’Aspect Ratio Scaling, ce qui le rend plus polyvalent et plus orienté usages modernes.
Oui, dans d’excellentes conditions. Il accepte la 4K à 120 Hz avec une latence d’environ 12 ms, offrant une expérience fluide, réactive et très immersive.
Non. Comme la majorité des vidéoprojecteurs actuels, il ne prend pas en charge le Variable Refresh Rate.
Pas exactement. Contrairement aux mémoires de position d’image présentes sur les BRAVIA Projector 8 et 9, ou sur certains projecteurs JVC et Epson haut de gamme, l’Aspect Ratio Scaling du BRAVIA Projector 7 repose sur un redimensionnement numérique de l’image, et non sur un ajustement mécanique de l’optique.
Il permet néanmoins de passer facilement du format 16:9 au format CinémaScope sans manipulation manuelle, tout en exploitant pleinement la surface utile de l’écran. Si la solution motorisée conserve un avantage en termes de fidélité géométrique et de traitement de l’image par l’optique, l’Aspect Ratio Scaling se révèle toutefois simple, rapide et accessible au quotidien.
Oui. Les modes Cinema, Reference et IMAX Enhanced sont déjà très bien calibrés, et les menus offrent de nombreux réglages avancés pour les utilisateurs exigeants.
Oui. Sa luminosité, son contraste et l’Aspect Ratio Scaling le rendent particulièrement pertinent pour les écrans de grandes dimensions, jusqu’à 3,5 m de base environ (gain 1), y compris en format 2.35:1.
Non. Comme la plupart des projecteurs Sony récents, il ne prend pas en charge la projection 3D.
Oui. Grâce à sa source laser (20 000 heures), à sa compatibilité HDMI 2.1, à sa 4K native et à son traitement XR, il est parfaitement armé pour rester pertinent de nombreuses années.
Aux passionnés de home-cinéma recherchant une projection 4K native haut de gamme, polyvalente, moderne, et capable d’exceller aussi bien en cinéma qu’en gaming.










































« Nous aurions aimé : »
La 3D ?? Non ?
Ça ne doit pas être le cas pour les autres mais perso je ne m’intéresse absolument plus au projo Sony à cause de ça.