- Présentation de l’enceinte connectée Dali Vega
- Spécifications clés
- Quels sont les accessoires fournis ?
- Un système hi-fi complet au format barre de son
- Une conception audio avec huit haut-parleurs
- Connectivité HDMI ARC, optique, analogique et sans fil
- Impressions d’écoute de l’enceinte Dali Vega
- La Dali Vega comparée à la McIntosh RS250
- À qui s’adresse cette enceinte connectée ?
Nous avons aimé
- Très bonne clarté des voix et des médiums
- Grave profond, puissant et bien maîtrisé
- Belle réserve de puissance de 400 W
- BluOS fluide, complet et agréable à utiliser
Nous aurions aimé
- Des haut-parleurs verticaux pour le Dolby Atmos / DTS:X
- Une largeur sonore moins sensible à l'acoustique de la pièce
L’avis de notre expert
J’ai trouvé la Dali Vega particulièrement convaincante par sa capacité à réunir dans un seul appareil une vraie ambition hi-fi, un streamer complet et une solution efficace pour améliorer le son du téléviseur. Sa scène sonore, son grave maîtrisé, sa réserve de puissance et l’excellente intégration de BluOS en font selon moi un système très polyvalent, capable de remplacer un système d’enceintes plus encombrant. J’ai également apprécié la qualité de fabrication et la souplesse d’installation, qui renforcent clairement son positionnement premium. Tout n’est pas parfait, notamment l’absence de Dolby Atmos et DTS:X, ainsi qu’une scène sonore qui peut varier selon le placement, mais ces limites restent cohérentes avec son orientation avant tout hi-fi. À 2 999 €, le tarif est élevé, mais il me paraît finalement justifié au regard de la qualité d’écoute, du design avenant et du nombre d’appareils que la Vega peut remplacer.
Si Dali est reconnu pour ses enceintes bibliothèque et ses enceintes colonnes, le fabricant avait surpris tout le monde avec sa première enceinte connectée au format barre de son, la Kubik One, sortie en 2015. Quatre ans plus tard, la Dali Katch One vient confirmer cette réussite en bénéficiant, elle aussi, d’un accueil très favorable. Dali n’en est donc pas à son coup d’essai en la matière et l’annonce de la Vega avait de quoi susciter la curiosité. À la croisée de l’enceinte connectée, de la barre de son et du système hi-fi tout-en-un, que vaut cette nouvelle proposition du fabricant danois ?

Présentation de l’enceinte connectée Dali Vega
La Dali Vega est une enceinte connectée haut de gamme qui adopte un format horizontal proche de celui d’une barre de son, tout en se distinguant par une conception pensée pour un usage hi-fi. Avec ses 68 cm de large, elle peut prendre place sous un téléviseur, sur un meuble ou directement au mur, aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale. Son design particulièrement séduisant associe un placage en bois véritable, de l’aluminium anodisé et de larges surfaces recouvertes de tissu, avec deux finitions proposées : chêne clair et chêne foncé. Sur le dessus, un imposant potentiomètre circulaire tactile permet de régler le volume et de naviguer dans les menus. Ce panneau de contrôle s’accompagne de cinq touches de présélection audio personnalisables et d’un petit écran OLED dont l’affichage s’adapte automatiquement à l’orientation de l’enceinte. Malgré son apparence de barre de son, la Dali Vega se veut avant tout un système hi-fi connecté tout-en-un, capable de centraliser l’écoute musicale en streaming comme le son du téléviseur au sein d’un seul appareil.
Spécifications clés
- Amplification active 8 x 50 W, soit 400 W au total
- 4 haut-parleurs médium/grave de 11,4 cm + 4 tweeters de 25 mm
- 2 radiateurs passifs de 7 x 15 cm
- Réponse en fréquence : 32 Hz à 22,7 kHz
- Streaming réseau : BluOS, AirPlay 2, Spotify Connect, Tidal Connect et Qobuz Connect
- Bluetooth AAC, aptX et aptX HD
- Entrées HDMI ARC, optique, RCA stéréo et USB-A, sortie caisson de basses
- Dimensions (lxhxp) : 683 x 143 x 243 mm
- Poids : 8,7 kg
Quels sont les accessoires fournis ?
Côté accessoires, l’enceinte connectée Dali Vega est livrée avec sa télécommande et ses piles, afin de faciliter son pilotage à distance. Dali fournit également un support mural accompagné d’un gabarit de montage, pratique pour installer l’appareil à l’horizontale ou à la verticale selon ses préférences et ses besoins. Un câble d’alimentation secteur complète ces accessoires : pas de superflu, l’objectif reste avant tout la simplicité d’installation et d’utilisation.
Un système hi-fi complet au format barre de son
Avec ses dimensions de 68,3 x 14,3 cm x 24,3 cm, l’enceinte connectée Dali Vega adopte un format assez classique pour une barre de son, avec toutefois un design qui attire le regard. Ses proportions restent suffisamment contenues pour l’installer sous un téléviseur ou sur un meuble, tandis que son poids de 8,7 kg rappelle son caractère sédentaire. Elle peut également être fixée au mur, à l’horizontale comme à la verticale, ce qui lui permet de s’intégrer dans des configurations selon ses besoins.

Cette impression haut de gamme tient surtout au soin apporté aux matériaux et aux finitions. Le véritable placage en bois apporte une dimension chaleureuse et presque mobilière, renforcée par de larges surfaces habillées d’un tissu au toucher raffiné. La molette en aluminium anodisé apporte un contraste plus technique et une impression de durabilité. Cette enceinte connectée assume ainsi un positionnement premium jusque dans son apparence, avec un design qui cherche autant à s’intégrer élégamment dans un intérieur qu’à mettre en valeur la noblesse de ses matériaux.
Une conception audio avec huit haut-parleurs
Derrière son format monobloc, l’enceinte Dali Vega repose sur une architecture acoustique particulièrement bien pensée. Elle intègre huit haut-parleurs actifs, répartis entre quatre tweeters à dôme souple de 25 mm et quatre haut-parleurs de médium-grave de 11,4 cm, auxquels s’ajoutent deux radiateurs passifs latéraux. Ces haut-parleurs de médium-grave utilisent une membrane mêlant papier et fibre de bois, des matériaux caractéristiques des enceintes hi-fi traditionnelles de Dali. Ils sont montés dos à dos, à l’avant et à l’arrière du coffret, afin que leurs mouvements opposés contribuent à réduire les vibrations transmises à l’enceinte. Cette configuration permet notamment de mieux maîtriser les vibrations mécaniques générées par leurs déplacements et d’éviter que le coffret ne vienne inutilement colorer la restitution.

Cette architecture est entièrement active. Le système développe 400 W au total, répartis entre huit canaux d’amplification en classe D de 50 W chacun. Un DSP assure notamment le filtrage actif à deux voies sur ces huit canaux, avec une fréquence de coupure fixée à 2 400 Hz pour répartir les différentes fréquences entre les haut-parleurs de médium-grave et les tweeters. Chaque voie disposant de son amplification dédiée, le système peut ainsi piloter plus précisément les différents transducteurs.
Les deux radiateurs passifs disposés aux extrémités complètent quant à eux cette conception hifi en renforçant les basses fréquences. Ils exploitent ainsi l’énergie produite par les haut-parleurs internes pour renforcer le grave sans nécessiter de haut-parleur supplémentaire. Dali annonce ainsi une réponse en fréquence descendant jusqu’à 32 Hz.

Le principal défi reste cependant de produire une véritable sensation stéréo à partir d’un coffret de seulement 68 cm de large. Pour y parvenir, la Vega s’appuie sur l’Adaptive Stereo Enhancement, ou ASE. Ce traitement numérique analyse continuellement le signal gauche et droit afin d’élargir la scène sonore, plutôt que d’appliquer un effet de spatialisation identique à tous les contenus. Le fonctionnement de l’enceinte évolue également avec sa position grâce à l’Adaptive Orientation Adjustment. Un capteur détecte si l’enceinte est installée horizontalement ou verticalement et modifie alors automatiquement l’affectation des différents haut-parleurs. En position verticale, par exemple, les haut-parleurs sont redistribués de manière à conserver un véritable côté gauche et un côté droit malgré la rotation du coffret. Une approche qui permet à cette barre de son Dali 2026 de s’adapter à la plupart des configurations.
Connectivité HDMI ARC, optique, analogique et sans fil
Pensée avant tout comme un système connecté, la Dali Vega utilise l’application BluOS pour le streaming et le multiroom. Une fois reliée au réseau en Wi-Fi ou Ethernet, elle peut accéder aux principaux services musicaux et s’intégrer à une installation composée d’autres appareils compatibles BluOS. Spotify Connect, Tidal Connect, Qobuz Connect et AirPlay 2 sont également pris en charge, ce qui permet de lancer directement la lecture depuis la plupart des services de streaming musicaux.
En choisissant BluOS, Dali s’appuie sur un écosystème largement éprouvé sur les appareils Bluesound. Un choix pertinent pour profiter d’une application mature, stable et riche en fonctionnalités, tout en évitant les limites que rencontrent parfois les applications propriétaires de certains fabricants hi-fi. De plus, cela garantit des mises à jour sur le long terme, renforçant la pérennité de la Vega. Ce système transforme alors l’enceinte en streamer et permet de profiter de la musique sans aucune compression.

Pour ceux que le WiFi rebute, le Bluetooth aptX HD permet d’envoyer facilement de la musique en haute résolution depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, sans passer par le réseau domestique. Cette double approche laisse ainsi le choix entre une utilisation simple en Bluetooth et un fonctionnement plus complet et plus qualitatif en réseau.

Enfin, la connectique physique va à l’essentiel, mais couvre la plupart des usages courants. L’entrée HDMI ARC permet de relier directement le téléviseur avec un seul câble et d’en piloter le volume avec la télécommande du téléviseur. Pour sa part, l’entrée RCA stéréo peut accueillir une source analogique comme une platine vinyle préamplifiée ou un lecteur CD. Une entrée optique complète l’ensemble pour les téléviseurs dépourvus de HDMI ARC, mais aussi pour raccorder une console de jeux ou toute autre source numérique compatible. Le port USB-A permet de lire des fichiers audio depuis un support de stockage externe (clé USB, HDD, SSD), tandis qu’une sortie dédiée autorise l’ajout d’un caisson de basses. Enfin, un port Ethernet permet la mise en réseau de l’enceinte en filaire.
Impressions d’écoute de l’enceinte Dali Vega
Une scène sonore élargie grâce à l’Adaptive Stereo Enhancement
À l’écoute, j’ai surtout été surpris par la scène sonore que parvient à produire la Vega malgré son format compact. L’Adaptive Stereo Enhancement fait ici une vraie différence : avec le traitement activé, j’ai trouvé la restitution audio plus ouverte, plus enveloppante et surtout beaucoup moins centrée sur l’enceinte elle-même. On n’atteint évidemment pas la séparation physique d’une véritable paire d’enceintes correctement espacées, mais selon moi Dali réussit à donner une sensation de largeur suffisamment convaincante pour oublier assez rapidement que tout provient d’un seul coffret.
Il faut néanmoins garder à l’esprit que le résultat reste sensible au placement et à l’acoustique de la pièce. Lors d’un autre essai réalisé en position verticale, la scène sonore est légèrement plus étroite et davantage en retrait qu’en position horizontale. Ce n’est donc pas une technologie totalement indépendante de son environnement, même si l’ASE remplit son rôle dans de bonnes conditions d’installation.

Une belle réserve de puissance et un grave maîtrisé
Sur le plan de la puissance, j’ai trouvé l’enceinte Dali Vega particulièrement convaincante. Ses huit haut-parleurs, associés à une amplification active de 400 W répartie sur huit canaux, lui donnent une réserve confortable et une vraie capacité à remplir la pièce sans donner l’impression de forcer. Sur I Don’t Want to Be Here Anymore de Like Moths to Flames, j’ai notamment apprécié la manière dont l’enceinte restitue les graves de la basse, bien présents et parfaitement lisibles, sans masquer les autres registres.
À l’opposé, les petites folies du guitariste lead Zach Pishney ressortent également très bien, y compris lorsqu’il va chercher des notes assez hautes dans les aigus. Le grave descend par ailleurs suffisamment bas pour apporter de l’assise et de l’impact, au point que je n’ai pas ressenti le besoin immédiat d’ajouter un caisson, notamment sur un titre plus basseux comme bad guy de Billie Eilish. Dali annonce un grave jusqu’à 32 Hz et, selon moi, la Vega se montre déjà suffisamment généreuse dans le grave pour se passer d’un subwoofer dans la plupart des écoutes. La sortie SUB offre cependant la possibilité d’ajouter un caisson, pour davantage d’impact, notamment en home-cinéma ou pour les jeux vidéo.
Une restitution convaincante en home-cinéma
J’aurais évidemment apprécié la présence de haut-parleurs verticaux et la compatibilité Dolby Atmos ou DTS:X pour apporter davantage de hauteur et de spatialisation aux bandes-son. Ce n’est clairement pas son terrain de prédilection. Pour autant, j’ai trouvé qu’elle pouvait réellement renforcer l’immersion en home-cinéma. Sur Mad Max: Fury Road, la réserve de puissance se fait immédiatement sentir dans les scènes d’action : les explosions ont du poids, les collisions entre véhicules sont rendues avec beaucoup d’impact et l’ensemble conserve une belle énergie sans devenir brouillon.
Les dialogues m’ont également paru particulièrement clairs, même lorsque la bande-son est riche de détails sonores. Le travail conjoint des haut-parleurs de médium-grave et des tweeters permet de conserver des voix bien détachées du reste de la scène, ce qui contribue beaucoup au confort de visionnage. Selon moi, c’est là que le positionnement polyvalent de la Vega prend tout son sens. Elle ne cherche pas à remplacer un véritable système home-cinéma multicanal, mais lorsqu’elle prend place sous le téléviseur du salon, elle permet à la fois d’écouter la musique dans d’excellentes conditions et d’améliorer très nettement le rendu sonore du TV pour les films, séries ou jeux vidéo.

Un accès rapide aux commandes principales
Les commandes physiques sont également bien pensées et évitent de dépendre en permanence de l’application ou de la télécommande. J’ai particulièrement apprécié les cinq presets personnalisables, qui permettent d’adapter rapidement le rendu à différents usages. Pour le cinéma, j’ai par exemple ajouté davantage de basses afin de gagner en impact, tandis que pour la musique, j’ai cherché un rendu plus équilibré, étant plutôt amateur d’une restitution proche du monitoring.
La molette de volume est agréable à manipuler et participe au côté premium de l’ensemble. Mon seul regret concerne le petit écran OLED : il reste pratique à proximité, mais un affichage légèrement plus grand aurait été plus confortable. Toutefois, une fois configurée, l’enceinte se pilote très facilement, que ce soit à l’aide des boutons physiques, de la télécommande ou de l’application. Cet écran sert essentiellement pour la mise en œuvre et se fait rapidement oublier.

Un système hi-fi et un streamer dans un seul appareil
AirPlay 2, Bluetooth aptX HD, Spotify Connect, Tidal Connect, Qobuz Connect ainsi que de nombreux services de radios et de podcasts sont pris en charge, ce qui couvre l’essentiel des usages actuels. L’ensemble est centralisé autour de l’application BluOS, dont l’intégration constitue selon moi un vrai point fort grâce à une gestion du multiroom, la lecture en Hi-Res et une interface déjà éprouvée.

Développée par Bluesound, l’application permet de connecter très facilement la Dali Vega aux services de streaming pour un usage immédiat. Elle centralise ensuite les playlists, favoris et différentes sources musicales afin de piloter simplement l’enceinte au quotidien. Le flux est directement streamé par l’enceinte en haute résolution, ce qui permet de profiter d’une qualité d’écoute optimale.
Une conception premium et une finition parfaite
Peu de systèmes tout-en-un offrent autant de liberté pour l’installation. L’enceinte peut être posée sur un meuble sous un téléviseur, fixée au mur, installée à l’horizontale ou à la verticale. L’Adaptive Orientation Adjustment se charge ensuite d’adapter automatiquement le fonctionnement de l’enceinte à sa position.

Le principal intérêt de la Vega réside dans sa capacité à réunir une installation hi-fi complète dans un seul appareil. Là où un système traditionnel nécessite souvent un amplificateur, un streamer, une paire d’enceintes et toute la connectique associée, elle concentre l’essentiel dans un format beaucoup plus simple à intégrer. Son tarif de 2 999 € reste conséquent, mais il prend davantage de sens au regard des nombreux appareils qu’elle est capable de remplacer, tout en assurant aussi bien l’écoute musicale que le son du téléviseur.
La Dali Vega comparée à la McIntosh RS250
La McIntosh RS250 se positionne comme une enceinte connectée tout-en-un plus luxueuse et démonstrative que la Dali Vega. Elle embarque également huit haut-parleurs alimentés par une amplification totale de 650 W, avec une réponse en fréquence annoncée de 40 Hz à 20 kHz. Sa connectivité est aussi très complète avec AirPlay 2, Chromecast, Spotify Connect, Tidal Connect, Roon Ready et Bluetooth aptX HD, auxquels s’ajoutent HDMI ARC, entrée optique, entrée auxiliaire et surtout une entrée phono pour raccorder directement une platine vinyle.
Son positionnement premium s’exprime surtout à travers sa conception audio et sa présentation. La façade en verre noir, les deux VU-mètres bleus rétroéclairés, le logo lumineux et les potentiomètres reprennent les codes esthétiques emblématiques des électroniques McIntosh. Plus imposante avec ses 13,3 kg, elle assume davantage son statut d’objet de prestige, là où la Dali Vega mise plutôt sur la discrétion, la polyvalence d’installation et une intégration plus facile dans le salon. Toutefois, cette enceinte affiche un tarif nettement supérieur affiché à 3 990 €.

À qui s’adresse cette enceinte connectée ?
L’enceinte connectée Dali Vega s’adresse avant tout à ceux qui recherchent une solution hi-fi complète sans multiplier les appareils, les câbles et les enceintes dans le salon. Elle conviendra particulièrement aux utilisateurs qui veulent profiter du streaming, améliorer le son du téléviseur et conserver une vraie ambition musicale dans un seul système, avec en prime une installation très flexible sur un meuble ou au mur. Son prix et son positionnement la destinent toutefois davantage à un public exigeant, prêt à investir dans une solution tout-en-un premium plutôt que dans une simple enceinte connectée ou une barre de son plus classique.












