Interview d’Alexis, responsable du magasin Son-Vidéo.com Clermont

1
611

Un an après son ouverture, le magasin Son-Vidéo.com de Clermont, installé au 9 avenue de l’Agriculture, accueille les passionnés d’image et de son avec enthousiasme et proximité. Alexis et son équipe vous y prodigueront les meilleurs conseils pour choisir votre équipement parmi la grande diversité de matériels. Nous l’avons questionné pour en apprendre plus sur son parcours et ses coups de cœur.


Peux-tu nous dire comment les clients perçoivent Son-Vidéo.com à Clermont-Ferrand ?

À Clermont-Ferrand, la présence de Son-Vidéo s’impose désormais comme une évidence longtemps attendue depuis la disparition de l’enseigne Connexion en Auvergne, laquelle avait laissé un vide perceptible auprès de la clientèle.

De nombreux passionnés, qu’ils soient néophytes ou amateurs éclairés, parcourent des distances considérables pour retrouver ici ce qui leur faisait défaut : un lieu de conseil, de découverte et d’exigence, où la haute-fidélité et le home-cinéma trouvent pleinement leur place, portés par une équipe passionnée et rythmée par des journées d’ateliers dédiées au vinyle, au cinéma et à bien d’autres thématiques. Il suffit d’observer les avis Google que nous avons recueillis en seulement un an : ils témoignent de la satisfaction de nos clients, qui recherchent avant tout une écoute attentive et une compréhension fine de leurs attentes.

Quel a été ton premier amour pour la musique et/ou le cinéma et comment cela a-t-il influencé ta carrière ?

Mon premier véritable déclic pour la musique remonte à des écoutes où, pour la première fois, je n’entendais plus simplement un morceau, mais une intention. La voix prenait corps, les instruments se détachaient et l’émotion devenait palpable. Merci à mon Walkman, qui fonctionne toujours, et à mes cassettes de Jimi Hendrix, Dire Straits, Santana et bien d’autres… Aujourd’hui, elles sont bien usées par mes innombrables écoutes et depuis mes goûts musicaux ont bien évolués.

J’ai d’ailleurs fait des études dans le bois pour devenir luthier, en lutherie moderne, suite à cette première expérience émotionnelle. J’ai finalement fait une carrière dans le commerce et le conseil. Vendre des assurances, de l’électroménager ou de la publicité ne m’a pas apporté l’épanouissement professionnel que je recherchais. J’ai donc souhaité revenir à ma première expérience de vendeur Haute-fidélité (HIFI), où le client ne vient pas pour un besoin indispensable comme un réfrigérateur ou une machine à laver, ni pour quelque chose qu’il n’était pas venu chercher, comme un contrat d’énergie, il vient avant tout se faire plaisir. On ne parle jamais uniquement technique ou matériel, mais musique, cinéma et émotion. En réalité, je ne vends pas de matériel. Je recrée des expériences et je partage de bons moments.

Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel dans le domaine de la hi-fi et home-cinéma ?

À l’époque, employé au sein du groupe HTM, le choix ne m’appartenait guère. Et pourtant, il aura suffi d’une écoute, une seule, pour que tout bascule. Voodoo Child en live, s’est alors révélé à moi, porté par une paire d’enceintes Cabasse, poussé par un amplificateur Onkyo, avec une platine NAD.

Ce fut le commencement d’un engrenage. Une quête. Je me revois encore, absorbé des heures sur les guides de Son-Vidéo, les consultant avec une rigueur presque obsessionnelle. La première lecture demeure intacte dans ma mémoire, le protocole DLNA, comme un point d’ancrage traumatique.

Puis vint la rencontre décisive. Un homme, fort de quarante années d’expérience, l’un de mes confrères avec cette flamme dans les yeux. Il fut, sans exagération, un père spirituel. À son contact, j’ai dû déconstruire, douter, réapprendre. Comprendre que connaître le matériel ne suffisait pas, qu’il fallait saisir ce qui se joue en amont : l’intention de l’artiste, la structure d’une œuvre, la vérité d’un instrument dans un espace donné.

J’ai poursuivi ensuite chez un autre confrère, d’une tout autre nature. Une expérience rude, parfois déroutante, mais tout aussi formatrice. Car il est des enseignements qui ne passent pas par l’excellence, mais par la dissonance. J’y ai appris, avec une lucidité nouvelle, ce qu’il ne faut jamais faire. Mais au travers de cette mésaventure, j’ai pu visiter des usines grâce aux constructeurs, pour finir de compléter mon expertise dans le domaine du vinyle et du signal analogique. Merci Roy Gandy.

On ne parle jamais uniquement technique ou matériel, mais musique, cinéma et émotion. En réalité, je ne vends pas de matériel. Je recrée des expériences et je partage de bons moments.

Alexis, responsable du magasin Son-Vidéo.com Clermont

Quelle fut l’écoute la plus enthousiasmante que tu aies vécu ?

Je pense à ces imposantes enceintes MBL, animées par une électronique française 3D Lab Signature en configuration double mono. L’expérience d’un transducteur omnidirectionnel, capable de déployer une scène à 360 degrés, bouleverse les repères traditionnels. La musique ne se contente plus d’être projetée : elle enveloppe, circule, respire autour de vous avec une liberté presque organique. Une immersion totale, d’une vitalité saisissante.

Dans un registre plus feutré, les Shahinian Audio, modèle Obelisk, associé aux électroniques à tubes EAR Yoshino proposent une approche plus intime, mais tout aussi envoûtante. Là encore, la diffusion s’affranchit des contraintes directionnelles, car nous sommes également sur une écoute omnidirectionnelle, offrant une scène ample et fluide, où la rondeur des timbres et la chaleur harmonique créent une proximité presque charnelle avec l’interprétation. Et cette fois, l’ensemble trouve naturellement sa place dans un salon, comme chez moi.

Enfin, au cœur du magasin, une démonstration prend vie autour des haut-parleurs Jean-Marie Reynaud, associés à l’élégance maîtrisée d’un amplificateur McIntosh et à la musicalité d’une source REGA. Un équilibre subtil entre tradition et modernité, où la cohérence de l’ensemble prime sur la démonstration. Tout s’y tient. Tout respire. Et les mâchoires se décrochent quand les auditeurs réalisent qu’il s’agit simplement d’une bibliothèque et d’un vieux vinyle bien amoché de Bob Marley.

Peux-tu nous décrire un exemple de client qui a été profondément touché par une expérience magasin ?

Non, je ne saurais réduire cela à un simple exemple. Ces instants relèvent de l’intime, presque du secret partagé entre un système et celui qui l’écoute dans le but de rencontrer l’émotion. Lorsque les yeux s’embuent sans prévenir, c’est que l’équilibre a été trouvé, non pas celui d’un assemblage technique, mais celui d’une rencontre juste, pour l’auditeur, entre une sensibilité et une restitution.

Pour mieux en saisir la portée, rien ne décrit plus fidèlement notre manière de procéder que les avis Google de ceux qui ont vécu ces instants. Des mots simples, souvent, mais chargés de cette vérité que seule l’expérience peut transmettre.

Es-tu bien équipé à la maison ? Comment écoutes-tu la musique à la maison et quel type d’écran TV utilises-tu ?

Dans mon salon, je possède une paire d’enceintes Harbeth Super HL5 XD associée à un ancien Canor TR-101, un lecteur réseau Bluesound Node, un DAC 3D Lab, ainsi qu’une platine Rega Planar 3 équipée d’une cellule Benz Micro avec une préamplification phono Year Yoshino. C’est là que je me consacre à une réelle écoute.

Dans mon bureau, j’utilise actuellement des Audioengine HD3, superbe enceinte HIFI pour ordinateur.

Dans le séjour, le système repose sur des Shahinian Obelisk associées à une électronique Heed Audio en plusieurs éléments, avec un lecteur réseau Bluesound Node, ainsi qu’une platine vinyle Thorens.

Dans le sous-sol, je dispose d’une paire de Jean-Marie Reynaud Opéra, alimentée par un amplificateur Crimson Audio en plusieurs éléments lui aussi, un DAC Schiit Audio et un lecteur réseau Bluesound Node. La source analogique est une Rega Planar 2 de 1975 équipée d’une cellule phono Denon DL-103 tweakée.

À l’atelier, je travaille sur une configuration ambiophonie avec quatre enceintes Acoustic Research vintage, associées à un ensemble Linn audio system et le premier lecteur Bluesound Node, le fameux CUBE. L’intérêt du Bluesound Node réside notamment dans son écosystème multiroom et sa fonction de suivi, qui permet de reprendre instantanément podcasts, radio et musique d’une pièce à l’autre.

Enfin, pour la partie image, j’utilise un vidéoprojecteur Mitsubishi HC9000 accompagné d’électroniques Denon et Roksan, une Apple TV comme source principale, IP TV et accès à mon NAS Synology. Pour la partie son home-cinéma, un système Sony inavouable ! Pas de télévision hormis dans ma salle de jeu pour des soirées rétro gaming.

Quelle est le produit ou la technologie la plus innovante que tu aies vu arriver sur le marché récemment ?

Streamer 3D Lab MASTER pour un lecteur de réseau simple mais performant, DAC EERA pour les convertisseurs, c’est délirant, traitement numérique Innuos, plus qu’impressionnant, serveur Roon by Weaversa pour boucler la boucle d’une source de streaming. Sur la partie image, on peut parler des toiles techniques de Xtrem et du vidéoprojecteur Raptor.

Peux-tu nous parler d’un produit ou d’une marque vendue dans ton magasin et qui te passionne particulièrement, et pour quelle raison ?

REGA, Jean-Marie REYNAUD, 3D Lab : trois noms qui ne relèvent pas seulement d’une industrie, mais d’une lignée. Ce sont des maisons qui portent en elles une histoire, une trajectoire façonnée par des convictions profondes, loin des artifices de la mode ou des compromis dictés par le marché.

Aimes-tu les jeux vidéo ? Si oui, peux-tu nous parler de l’importance de la qualité d’image et du son pour l’expérience dans le jeu vidéo ?

Mon installation repose sur une approche radicale de l’immersion : trois écrans Ultra-Wide Samsung, disposés pour créer un champ visuel à 180 degrés, associés à une électronique home-cinéma Marantz en configuration 7.2.2.

L’ensemble s’appuie sur des enceintes Focal Sib Gen 2, épaulées par deux caissons de grave Magnat aux capacités physiques impressionnantes. Ce dispositif ne vise pas simplement à restituer un son : il est conçu pour recréer un environnement. 

Sur IL-2 Sturmovik, chaque détail prend une dimension presque sensorielle. Le moteur radial s’exprime frontalement, avec cette masse sonore caractéristique qui semble tirer l’appareil vers l’avant. On perçoit la structure, l’air qui glisse sur les ailes, la radio qui crépite comme si elle était physiquement positionnée entre mes jambes en tant que pilote. Ou encore, je veux trembler sur War Thunder, quand je me retrouve à bord d’un Sherman.

À l’opposé, Sea of Thieves ouvre un espace plus organique, presque poétique. Le système restitue l’ampleur du monde : le roulis du navire, le vent dans les voiles, la profondeur aquatique. On ne regarde plus un univers, on y navigue réellement.

Comment conseilles-tu les clients qui cherchent à acheter leur premier système audio ou home-cinéma ?

Mon approche repose avant tout sur la compréhension fine de l’usage réel du client. Avant de parler de produits, je m’intéresse à la manière dont il consomme la musique, les films ou les contenus.

La première étape consiste à cadrer le budget. Chez Son-Vidéo.com, nous disposons d’un catalogue particulièrement large avec une pléthore de prix, de ce fait, nous n’avons pas une fourchette tarifaire au catalogue, mais un râteau en terme budgétaire. Il est donc essentiel de définir une fourche cohérente, afin de fonctionner par élimination, de respecter le souhait d’investissement du prospect et d’orienter efficacement vers des solutions pertinentes, plutôt que de noyer le client dans une offre trop vaste.

Ensuite, mon rôle est d’écouter activement. Je reformule systématiquement les besoins pour valider ma compréhension et m’assurer que nous avançons dans la bonne direction. Cette phase est essentielle pour instaurer une relation de confiance et éviter toute projection erronée.

Enfin, je privilégie systématiquement la mise en situation : démonstrations, comparaisons, expériences d’écoute. L’objectif est d’éveiller le client, d’affiner ses préférences et de l’accompagner vers un choix qu’il comprend et qu’il ressent.

Pour toi, qu’est-ce qui fait la réputation des magasins Son-Vidéo.com ?

L’accent est mis sur un conseil personnalisé, une expertise en haute-fidélité, home-cinéma ainsi que les produits connectés et surtout, un accompagnement sur mesure.

Il est important de noter que Son-Vidéo déploie des formations et des évaluations pour permettre aux équipes d’arriver à un niveau de technico-commercial-expert dans notre domaine. Un catalogue de plus de 10 000 références permet d’offrir des solutions adaptées, renforçant l’expérience client et la satisfaction pour répondre à tout type de projet.

Mais le plus important, c’est que Son Vidéo a fait le choix, au travers du commerce, de mettre l’accent sur l’humain et recrute spécifiquement des passionné(e)s. Tous nos points de vente sont animés par des personnes qui ont une réelle appétence pour ces univers. Il suffit de regarder le vrai travail de journaliste fait par l’équipe rédactionnelle du blog Son-Video.com.

Son-Vidéo.com Clermont

9, avenue de l’Agriculture

63100, Clermont-Ferrand

Du lundi au samedi de 10h à 19h

1 commentaire

  1. Bonjour,

    Si vous souhaitez nous rencontrer prochainement, nous sommes désormais plus facilement accessibles à l’adresse suivante :

    1 Rue Kepler
    63100 Clermont-Ferrand

    Au plaisir de faire votre connaissance et d’échanger avec vous.

    Bien cordialement,
    Alexis

Donnez votre avis !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.