Le CD revient en force : le chiffre des ventes en progression

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Le CD connaît un spectaculaire regain d’intérêt aux États-Unis. Au premier semestre 2026, ses ventes progressent de 58,6 % selon le dernier rapport de la RIAA, l’association américaine de l’industrie du disque. Cette croissance intervient dans un marché où le streaming concentre toujours l’essentiel des revenus, tout en révélant l’attrait persistant du public pour les supports physiques.

Lecteur CD et platine vinyle dans un salon

Sur les six premiers mois de l’année 2026, le CD a généré 171 millions de dollars de revenus. Sa progression dépasse celle du vinyle, une première depuis une décennie outre-Atlantique. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dynamique, entre attachement à l’objet et avantages liés à la fabrication du disque.

Les ventes de CD bondissent aux États-Unis

Le premier semestre 2026 marque une forte accélération pour le disque compact sur le marché américain. Avec une hausse des ventes de 58,6 %, sa croissance dépasse largement celle du vinyle, qui progresse tout de même de 17,7 % sur la même période.

Cette évolution prend une dimension particulière après plusieurs années durant lesquelles le vinyle concentrait une grande partie de l’attention autour du retour des supports physiques. Pour la première fois depuis une décennie aux USA, le CD affiche ainsi une croissance supérieure à celle du disque microsillon.

Lecteur CD portable FiiO DM13 BT ouvert
À l’image du modèle FiiO DM13 BT, désormais le lecteur CD est capable de diffuser la musique des disques via Bluetooth pour s’intégrer facilement dans le quotidien des mélomanes qui possèdent déjà un casque sans fil.

Les revenus issus de l’ensemble des supports physiques atteignent 731,5 millions de dollars. Le CD participe donc directement à cette dynamique et retrouve une place plus visible au sein du marché américain de la musique enregistrée.

Le support physique séduit face aux téléchargements numériques

Le regain du disque compact accompagne une autre évolution du marché : la baisse des téléchargements numériques payants. Ceux-ci reculent de 12,7 % au premier semestre 2026. Les habitudes d’écoute s’organisent ainsi autour de deux grandes tendances, avec le streaming d’un côté et les supports physiques de l’autre.

Le CD répond aussi à un intérêt pour l’objet musical. À la différence d’un fichier numérique, le disque constitue un support tangible que l’auditeur peut conserver, manipuler et intégrer à une collection. Son achat s’inscrit également dans un modèle distinct de celui du streaming : l’accès à la musique repose sur la possession du support, indépendamment des accords de diffusion conclus entre les plateformes et les ayants droit.

Bacs de supports physiques avec CD, vinyles et DVD
Entre CD et vinyles, la musique physique s’affirme comme une alternative tangible au streaming et au téléchargement.

La vente d’un CD génère par ailleurs des revenus directement liés à l’achat de l’album, avec une répartition qui dépend ensuite des contrats entre artistes, labels et distributeurs. Pour certains artistes, ce modèle peut ainsi offrir une rémunération plus directement associée aux ventes de leur musique.

Le streaming reste le principal moteur du marché musical

Malgré l’accélération spectaculaire des ventes de CD, le streaming occupe toujours une place centrale dans l’industrie musicale américaine. Les plateformes comme Spotify, Apple Music ou TIDAL ont généré 4,3 milliards de dollars de revenus au cours des six premiers mois de 2026.

Dans son ensemble, le marché américain atteint 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit une progression de 6,9 % sur un an. Les supports physiques représentent donc un complément aux revenus générés par l’écoute en ligne et constituent un autre moteur de croissance pour les labels.

Femme dans son salon streamant de la musique avec un casque Bluetooth
Malgré le renouveau du CD, le streaming reste largement en tête des habitudes de consommation de la musique grâce aux progrès des codecs Bluetooth et la qualité de débit des protocoles qui exploitent le réseau local.

Le CD possède également plusieurs atouts en matière de production. Ses coûts de pressage restent modérés et ses délais de fabrication sont plus courts que ceux du vinyle. Ces caractéristiques facilitent la production pour les labels et accompagnent la hausse actuelle de la demande.

En résumé

Avec une hausse de 58,6 % et 171 millions de dollars de revenus au premier semestre 2026, le CD connaît un retour marqué sur le marché américain. Sa croissance dépasse même celle du vinyle, qui profitait depuis 10 ans d’une nouvelle vague néo-vintage. Si le streaming demeure le premier moteur du secteur avec 4,3 milliards de dollars de revenus, le dynamisme du CD illustre toutefois l’intérêt persistant pour les supports physiques. La prochaine étape sera d’observer l’évolution de cette tendance sur les autres marchés, notamment en Europe.

3 commentaires

  1. Bonjour,
    Ce qui est dommage aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus de lecteur CD dans les voitures depuis au moins 6 ans. J’ai un systéme Bose installé par eux : 6hp et un caisson de basse (plus de roue de secours, pas grave !) et j’aurais bien aimé écouter mes CD sur de long trajet. Dommage ! je suis sur une plateforme en streaming aujourd’hui avec mon Smartphone ou par USB : CD « copier » en WAV.

  2. Mon / Mes premiers CD que j’ai acheté(s), c’était peu ou prou pile y a 40 ans : Off the Wall de M Jackson, Toto IV ET Unchain My Heart Joe Cocker. Je le ais toujours, ils sont toujours pleinement utilisables. 150fr à peu près les 3, parce que en « nice price « .
    A noter qu’en monnaie constante, 3CD aujourd’hui ne coutent guère plus chers, dès qu’ils tombent à 6€99 au bout d’un an. Car oui, si vous ne l’aviez pas remarqué, ils sortent à 15€ à peu près, puis 9€99 au bout de 6 mois, puis 6€99, voire moins. Comme si dans le secteur de la musique il y avait un effet mode, de ringardise, qui est appliqué, c’est fou .
    Mais le plus dingue c’est les prix dans les cash expresse / converter / center cash et cie: 50 centimes, voire 1€ tout au plus, et parfois pour des pépites qui ne sont plus pressées depuis des années… C’est souvent le fouillis, mais justement, trouver une pépite là dedans n’est que plus jouissif.

    Malgré mon utilisation désormais majoritaire de DAP, j’achète toujours des CD, plus d’occasion que neufs je reconnais, vu que bon nb de mes idoles sont parties au Paradis, pour une écoute pépouse dans mon salon, puis pour alimenter justement ces DAP, car jamais je ne ferai confiance aux qualités audio des fichiers proposés par les différentes plateformes musicales. Et de toutes façons, pour moi, ces fichiers sont issus de ces CD, je ne ne vois pas comment ni pourquoi ils pourraient etre de qualité supérieure.

    Quant aux vinyles, je m’y étais mis il y a 3 ans. j’ai arrêté il y a plus d’un an. J’ai vite déchanté vu les prix de malade en neuf, et pour une qualité parfois douteuse. J’ai alors ressorti ceux que mon père a encore, et il n’y a pas photo: ses vinyles poussiéreux, zébrés de rayures sonnent mieux !!! Conclusion, direction discogs, où les vendeurs savent rester la tête froide quant au prix, et se tiennent à une cotation, contrairement aux gus sur les brocantes et les foires aux vinyles. J’ai numérisé ceux qui me tenaient à coeur, et pour ceux que je n’ai pas pu trouver à prix correct, j’attends patiemment, rien ne presse.

    • Un album diffusé sur une plateforme de streaming peut être de qualité supérieure au CD si c’est une version master comme l’on peut trouver sur Quobuz .

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