Test Blu-ray : Bohemian Rhapsody

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Blu-ray Bohemian Rhapsody

Par Bernard Achour

EN RÉSUMÉ

On peut bien sûr pinailler sur l’aspect hagiographique de l’approche, qui édulcore considérablement la sexualité et les addictions de Freddie Mercury, de même que sur la très voyante prothèse dentaire qui semble parfois précéder d’une minute l’apparition de son visage. Ceci posé, et malgré le renvoi en cours de tournage de Bryan Singer pour comportement inapproprié, tout le « reste » débouche sur un spectacle souvent grandiose, émouvant et inspiré qui nous plonge aussi bien dans la psyché d’un artiste génial (un Rami Malek littéralement possédé qui n’a pas volé son Oscar) que dans l’intimité d’un groupe magnifiquement solidaire ou la genèse de quelques tubes mémorables, à l’exception de Show must go onet de Somebody to Love composés après la chronologie couverte par le scénario. Jusqu’à l’apothéose-chair de poule d’un gigantesque concert en plein air, équivalent musical de la course de chars deBen-Hur.

AVIS TECHNIQUE

Flambant neuves, elles représentent le Top du support SD. Le pressage UHD est peut-être encore plus éblouissant (il ne nous est pas parvenu), mais en l’état, le niveau de définition, la densité chromatique, la puissance des contrastes, la profondeur de champ, la matérialité organique des peaux comme des costumes et la folle précision des détails constituent un must absolu du genre. En attendant la piste Atmos de l’UHD, la VO 7.1 DTS HD Master Audio dégage toute la faramineuse dynamique musicale attendue, les quinze minutes du concert final représentent une véritable apothéose immersive, et la séparation des trouvailles acoustiques plus subtiles se montre souvent saisissante. Pas étonnant que le mixage et le montage des effets sonores aient eu droit chacun à un Oscar.

DU CÔTÉ DES BONUS

Que ce soit à travers le long module sur la performance de Rami Malek (même son dentier a droit à un coup de projecteur !) ou le making-of qui balaye le reste du casting, les costumes et les décors, il est clair que les deux membres de Queen Brian May et Roger Taylor ont intégralement supervisé l’approche général du film, ce qui n’enlève rien à leur intérêt informatif. Mais les pièces de résistance de l’interactivité concernent le concert à Wembley : d’abord, sa préparation et son tournage, où l’omniprésence des effets spéciaux numériques risque d’en surprendre plus d’un ; ensuite, sa version intégrale où figurent deux chansons absentes du film, We will rock youetCrazy little Thing called Love.

LE MOT DE LA FIN

Un biopic ultra spectaculaire malgré sa sagesse très calibrée, une facture technique de compétition et une paire de suppléments à ne pas négliger.


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