EN RÉSUMÉ
Malgré ses sept Oscars (meilleurs film, réalisateur, scénario original, décors, costumes, montage et adaptation musicale), on ne peut pas dire que ce polar rétro soit à proprement parler un « chef- d’œuvre ». En revanche, difficile de trouver plus étincelant et malicieux en termes de pur divertissement made in Hollywood tant la combine mise au point par deux petits truands pour escroquer un redoutable caïd se regarde avec jubilation. Et côté séduction, difficile de faire plus complice, charismatique et classieux que l’iconique tandem Paul Newman/Robert Redford.
DU CÔTÉ DES BONUS
Rien d’inédit côté interactivité, mais le chouette appareillage éditorial du Blu-ray paru en 2012 a entièrement été reporté sur l’UHD. Soit un agréable making-of rétrospectif chapitré avec la participation des deux acteurs principaux, un documentaire enlevé sur les films Universal des années 70, un zoom sur la restauration des classiques du Studio pour son centième anniversaire , un module commémoratif et la bande-annonce.
AVIS TECHNIQUE
Pour ce nouveau transfert d’un master tiré à quatre épingles, l’apport du HDR décuple la vivacité des éclairages qui inondent comédiens, décors et accessoires, à tel point qu’on se croirait directement sur les lieux en extérieurs. Les couleurs, parfois différentes (costume d’un gris plus franc de Robert Redford), profitent elles aussi d’une belle dynamique, avec des rouges et des beiges de toute beauté, les reflets de la lumière sublimant les tables de jeu et toutes les boiseries. Si le grain argentique se fait parfois plus présent, la définition et le traitement des couleurs offrent davantage de naturel aux épidermes, mais aussi aux plans d’ensemble laissant admirer la reconstitution des années 30. Pas d’upgrade en revanche au niveau du son : plus puissante, la VF s’accompagne d’un léger souffle et d’une tendance à faire saturer certains dialogues tandis que la VO, d’une très grande propreté, distille la musique et quelques ambiances dans l’espace.
LE MOT DE LA FIN
Un transfert UHD de patrimoine aux petits oignons, dont l’incontestable bénéfice visuel permet de (re)découvrir dans des conditions optimales un petit classique « vintage » toujours aussi réjouissant.











