Fête de la musique : “Ces sons qui nous manquent”, une étude Jabra

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Paris, 21 Juin 2021 – Depuis le début de la pandémie, beaucoup d’éléments constitutifs de notre quotidien sont devenus de simples et lointains souvenirs. À l’occasion de la fête de la musique, Jabra a réalisé un sondage mondial afin de connaître les sons ou bruits qui nous ont le plus manqué.

67% des sondés français disent être en manque de concerts et de musique live depuis le début de la mise en place des restrictions en réponse à la pandémie.

Top 5 des sons ayant le plus manqué aux Français

  1. Les concerts et la musique live – 67%
  2. Les bruits de couverts et de service dans les restaurants – 62%
  3. Les bruits d’éclaboussures et des rires autour d’une piscine – 60%
  4. Les applaudissements à la fin d’une pièce de théâtre – 55%
  5. Le bruit ambiant des bars (musique et discussions) – 51%

C’est bien connu, la musique adoucit les mœurs. C’est peut-être ce qui explique le fait que la musique live arrive en tête des sons qui manquent le plus à la population dans la quasi-totalité des pays interrogés, avec en tête de liste les Italiens (77 %), suivis de près par les Espagnols (73 %). Seule exception, les États-Unis : 74% des Américains déclarent que le son qui leur manque le plus est celui du bruit des éclaboussures et des rires autour d’une piscine.

Parmi les sons qui ont le moins manqué aux Français, nous retrouvons les bruits des aéroports pour 37%, suivis par les bruits de respirations fortes et saccadées des salles de sport pour 26%.

Les sons du quotidien à l’honneur

Bien qu’elle ait été éprouvante, l’année écoulée nous aura néanmoins permis de nous recentrer davantage sur les petites choses de la vie. Considérées comme banales avant le début de la pandémie, elles ont pris tout leur sens dès lors que nous en avons été privés. Une réflexion illustrée par les résultats de ce sondage, dans lequel on retrouve les sons de la plage et de la mer, de la vie nocturne, des acclamations de la foule lors d’événements sportifs, le bruit des enfants jouant dans les cours d’école, le bruit de la circulation ou encore des rues animées.

Plus que le bruit, l’interaction sociale, qu’elle soit directe ou indirecte, manque également à une large partie des sondés.

Le manque d’interaction sociale a également été mis en évidence par les résultats de la recherche. En effet, les personnes interrogées regrettent par exemple les voix réelles de leur famille et de leurs amis ou encore l’air de « Joyeux anniversaire ».

« Nos vies ont rapidement changé lorsque la pandémie a frappé. Aujourd’hui, plus d’un an après, les gens ont réfléchi à leur vie actuelle », explique Claus Fonnesbech, Senior Director chez Jabra. « Le son joue un rôle plus important dans la vie quotidienne des gens que ce que l’on pourrait croire, et cette étude montre que des sons qui auraient pu passer inaperçus auparavant, sont maintenant activement recherchés. »

Du réconfort dans la musique

Durant cette année difficile, les Français ont trouvé réconfort et divertissement dans la musique. 40% d’entre eux déclarent ainsi écouter plus de musique depuis le début de la pandémie. Ce constat est d’autant plus vrai chez les 16-25 ans qui sont 56% à en écouter davantage.

40% des Français se sont davantage réfugiés dans la musique afin d’y retrouver un peu de réconfort.

On remarque également que 17% des Français déclarent avoir écouté plus de podcasts qu’avant la pandémie. Il s’agit donc d’une tendance croissante bien que 40% des Français déclarent ne jamais avoir écouté de podcast.

Le bruit du silence

Bien que les bruits de la vie quotidienne d’avant pandémie leur manquent, 33 % des Français ont déclaré qu’ils opteront pour des endroits plus calmes une fois la pandémie terminée, contre 24 % qui privilégieront au contraire les endroits bruyants pour leurs sorties. Parmi les participants adeptes du calme, 43% ont déclaré qu’ils ont appris, durant la pandémie, à apprécier la quiétude de leur environnement personnel, un sentiment particulièrement fort à l’Est (57 %) et au Sud-Est (50 %).


A contrario, parmi les 24% d’adeptes des lieux bruyants, 73% des sondés ressentent le besoin de récupérer de toute urgence le « brouhaha » de la « vie normale », un sentiment nettement plus marqué chez les femmes (76%) que chez les hommes (66%) mais aussi chez les 45-54 ans (87%) et les plus de 55 ans (77%). En matière de régions, c’est le Sud qui est le plus friand de ce retour au brouhaha quotidien. 79% des répondants du Sud-Ouest et 79% des sondés du Sud-Est sont prêts à privilégier les lieux bruyants si cela peut leur permettre de retrouver une vie normale rapidement.

Méthodologie

Étude réalisée par Censuswide en avril 2021. 12 000 répondants au niveau mondial, répartis sur 10 pays (France, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Suède, Danemark, Angleterre, États-Unis et Australie). 1030 répondants en France.


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