Test Blu-ray : KAAMELOTT

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EN RÉSUMÉ

Hollywood nous a refusé James Bond ? Qu’à cela ne tienne : la France lui a balancé Arthur dans les gencives ! Pas le même genre de héros, certes, mais après avoir lui aussi vu sa sortie estivale repoussée pour cause de pandémie, Kaamelott – Premier volet s’est imposé comme le premier blockbuster fédérateur post-Covid de la saison susceptible de redonner au grand public l’envie de remplir au maximum les salles, quitte à attendre la séance suivante afin de respecter les indispensables consignes de sécurité. Résultat : plus de deux millions et demi d’entrées. Responsable de cet événement populaire à grand spectacle, un homme, un seul : Alexandre Astier, aussi déchaîné quand il décide de se mettre au travail que discret jusqu’à l’invisibilité lorsqu’il n’a rien de concret à proposer. « Je suis un type qui développe ses petits mondes, dit-il. Ils rencontrent parfois le public, mais ils ne sont pas forcément faits pour le public. » Derrière ce pierrot lunaire de 47 ans à tête d’ours ébouriffé, il y a bien évidemment Kaamelott, saga télévisuelle et littéralement familiale puisque père, belle-mère, enfants et compagne y ont participé. La rencontre du geek avec la légende arthurienne a créé un phénomène de société immédiat qui rassemblera, en quatre cent cinquante-huit épisodes répartis sur six saisons, des millions d’accros sur M6 de 2005 à 2009. Lequel Kaamelott débute en 2005 et apporte rapidement la consécration à son auteur. Sur presque quarante heures de diffusion, Alexandre Astier y construit un univers entre Excalibur et les Monty Python, détourne les codes du genre, s’éclate sur les dialogues, lui, le fan d’Audiard et de l’humour british. « Je prends le risque d’exiger beaucoup du spectateur, confesse-t-il. Je ne cherche pas qu’à le faire marrer. Je lui demande de me suivre aussi quand c’est moins drôle, plus compliqué, voire carrément flou ou bancal. De m’accompagner en permanence. » Tourné à partir de janvier 2019 avec un budget chevaleresque de vingt millions d’euros, conçu pour être projeté au format extra large et ultra lumineux 70 mm dans les salles équipées, le Premier volet cinématographique de la trilogie annoncée qui nous parvient aujourd’hui  comporte à son générique aussi bien des « historiques » de la série (Alexandre Astier lui-même, son père Lionnel, Antoine de Caunes, François Morel, Franck Pitiot, Jean-Christophe Hembert, Alain Chabat, Christian Clavier) que glorieux petits nouveaux (Guillaume Gallienne, Clovis Cornillac ou encore… Sting). Situé après les événements relatés à la télévision, le scénario suit désormais le roi Arthur de retour au royaume de Logres pour reconquérir le trône ravi par le tyran Lancelot et des mercenaires saxons.  dans sa quête du Graal et rejoint ainsi l’épicentre de la légende. Soit un come-back en fanfare toujours aussi potache, infiniment plus spectaculaire que la série, mais aussi parfois plus sombre le temps de quelques flash-backs. Quant au deuxième volet : « Il n’aura pas à attendre aussi longtemps que le premier« , affirme Alexandre Astier. Le compte à rebours a déjà commencé…

DU CÔTÉ DES BONUS

Pour débuter : un commentaire audio technique, analytique et décontracté (également présent sur l’UHD Blu-ray), assuré par le réalisateur et deux de ses sept enfants, figurants dans le film. S’ensuit un making-of de quarante-quatre minutes en immersion sur le tournage, entre sérieux et ambiance bon enfant, un chouette diaporama musical en noir & blanc et des bandes-annonces. Les acquéreurs du Collector baptisé « Édition épique » bénéficieront en plus d’un jeu de vingt-quatre cartes de portraits des personnages ainsi qu’une pièce en étain à l’effigie du roi Arthur. 

AVIS TECHNIQUE

Direction l’UHD Blu-ray pour profiter au maximum de l’effet Dolby Vision sur la profondeur des noirs, l’intensité de la photographie et les flammes qui embrasent l’épée Excalibur. Quant à la section audio, également Atmos sur le Blu-ray, elle dégoupille un très impressionnant mixage qui, de coups de tonnerre en effondrement de la forteresse, déploie avec vigueur la très inspirée BO.

LE MOT DE LA FIN

Les fans de la série seront doublement aux anges grâce à la réussite du film et à son niveau de restitution technique.


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