Depuis quelques jours, la toile s’affole à la suite de rumeurs soulignant la fermeture de la dernière usine Sony dédiée à la production de disques Blu-ray. Cela vient-il réellement de sonner le glas du support physique ? Pas entièrement puisque l’arrêt concerne uniquement les disques enregistrables…
De l’innovation à l’abandon
Lancé au début des années 2000 comme successeur au DVD, le Blu-ray offre un espace de stockage nettement supérieur et une qualité d’image haute définition. Avec une capacité initiale de 25 Go sur une seule couche, extensible à 50 Go sur les disques double couche, le Blu-ray a rapidement séduit les amateurs de cinéma et de jeux vidéo, notamment grâce à son adoption par la PlayStation 3 de Sony.

Malgré son rôle de pionnier, les habitudes des consommateurs ont évolué. L’avènement des plateformes de streaming telles que Netflix, Prime Video ou Disney+ a réduit la demande de supports physiques. La commodité de l’accès instantané à un vaste catalogue de contenus sans support tangible a séduit un large public. Parallèlement, le développement du stockage cloud et des disques durs externes de grande capacité a offert des alternatives pratiques au stockage sur disques optiques. La demande de disques enregistrables a ainsi grandement diminué. Selon une enquête de l’Association japonaise des industries de l’électronique et des technologies de l’information (JEITA), les ventes de matériel d’enregistrement et de lecture Blu-ray sont passées de 6,78 millions d’unités en 2011 à 1,21 million en 2023, soit une baisse de plus de 80 %.
La fin d’une ère pour Sony
Confronté à un déclin progressif du marché, Sony avait décidé, à la mi-2024, de cesser la production de disques Blu-ray enregistrables destinés au grand public. Jusqu’alors, le géant japonais poursuivait la fabrication pour des clients commerciaux spécifiques. Cependant, l’inévitable s’est concrétisé : la firme a annoncé la fermeture de son dernier site de production de disques Blu-ray enregistrables en février, signant ainsi son retrait de ce segment de marché. Cette décision s’étend également à l’arrêt de la production d’autres formats comme les MiniDisc et MiniDV, qui étaient au plus grand étonnement encore au catalogue de la marque.
Il est à noter que les Blu-ray préenregistrés pour les films et séries restent toujours produits et disponibles dans le commerce, permettant ainsi aux amateurs de supports physiques de continuer à profiter de leurs contenus favoris.

Le Blu-ray est-il définitivement terminé ?
L’arrêt par Sony de la production de disques Blu-ray enregistrables ne signifie pas pour autant la fin immédiate de ce format. Le Blu-ray n’appartient pas exclusivement à Sony, mais est géré par la Blu-ray Disc Association, un consortium d’entreprises chargé de développer le format et d’attribuer les licences associées. En tant qu’acteur majeur, la décision de Sony pourrait cependant inciter d’autres fabricants à revoir leur stratégie concernant ce support. LG, par exemple, avait déjà cessé sa production de lecteurs Blu-ray en décembre dernier.
Ces évolutions pourraient ainsi accélérer la transition vers des solutions de stockage intégralement numériques, au détriment des cinéphiles attachés à la qualité inégalée des supports physiques, tant en termes de résolution que d’expérience sensorielle.













En 2024, la production de disques optiques et Blu-ray pour le grand public avait déjà été arrêtée par Sony, cependant les lignes de production avaient été maintenues pour les professionnels et les entreprises. A présent, c’est définitivement terminé.25 janv. 2025
Comme le souligne l’article cela concerne les BR enregistrables, sur lesquels on peut stocker des fichiers (comme les DVD et les CD vierges enregistrables). Et en effet plus personne n’utilise ces supports pour archiver des fichiers (trop limités en capacité par rapport aux HDD et trop fragiles sur la durée par rapport aux bandes magnétiques utilisées pour conserver les données ultra sensibles).
L’édition d’oeuvres du cinéma, de la musique ou du jeu vidéo sur ce support est un autre sujet.
Je trouve que l’article mélange un.peu les informations sur la fabrication de supports enregistrables la production de supports enregistrés par les majors de l’industrie de cinéma et la fabrication de lecteurs (HD et UHD)par les majors de l’électronique Grand Public.
J’aurais aimé que l’article détaille ce point.
Répétons le :
A ce jour rien n’égale en qualité d’image et de son la lecture de Blu-Ray 4k.
Et surtout pas les plate-formes 😉
Cest tout à fait vrai, j’ai un lecteur blu-ray 4k haut de gamme Panasonic et je passe par un ampli Denon de très bonne qualité, je vois vraiment une grande différence lorsque je le compare avec n’importe quelles vidéos de straming, Netflix, Paramount+, etc.
C’est très dommage car le blu-ray propose de loin la meilleure qualité vidéo/audio disponible pour l’instant. Les plateformes de streaming sont obligées de compresser plus ou moins les films qu’elles proposent, débit internet oblige.
Bien dommage
Au lieu d’être libre de faire un enregistrement de ce qu’on veut et le garder
Ensuite le visionner sans qu’une IA quelconque sache ce qu’on fait !