Test Blu-ray : Peppermint

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par Bernard Achour

EN RÉSUMÉ

Soyons honnêtes : d’Un Justicier dans la ville à Taken en passant par À vif, l’écrasante majorité des films dont les héros entreprennent leur petite vengeance personnelle au mépris des lois n’ont jamais trop été notre tasse de thé. Il y a bien sûr des exceptions, un Old Boy par-ci, un Death Sentence par-là, un In the Fade qu’on n’attendait pas, mais pour l’essentiel, non merci, on passe notre tour. Sans être aussi moralement abject que les « fleurons » du genre, le présent Peppermint a pour lui un aspect « politiquement incorrect » qui lui permet d’échapper de justesse à notre très subjective sulfateuse. Soit l’histoire d’une femme qui, cinq ans après l’assassinat de son mari et de leur fillette, entreprend de punir le commanditaire du crime, ses complices et les exécutants que la justice a refusé de condamner. À partir de là, bien sûr que la morale s’en prend plein les gencives et qu’on est prié de frémir de satisfaction (« Yessssss ! ») chaque fois que la Miss coche une nouvelle case de sa revanche. Mais tout ceci est emballé avec un professionnalisme qui ne cherche pas forcément à nous faire prendre les vessies pour des lanternes, la revenante Jennifer Garner (pratiquement coulée pour le cinéma depuis la catastrophe artistico-financière d’Elektra) se fend d’une prestation « badass » assez impressionnante, et le scénario est suffisamment malin pour flirter avec l’indéfendable sans forcément le cautionner les yeux fermés. Cette fois, le jury a décidé de se montrer un peu clément.

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AVIS TECHNIQUE

Une fois n’est pas coutume, VF et VO jouent leur partition avec un niveau d’excellence équivalent. Toutes deux en 7.1 DTS HD Master Audio, elles convoquent l’ensemble des canaux avec une constance et une efficacité jamais prises en défaut. Larges déplacements circulaires, ambiances, effets hors champ, pyrotechnie fracassante qui se paye le luxe de changer de tonalité lors des ralentis, intervention parfois massive des basses… C’est vraiment du tout bon, à l’instar de la restitution tout bonnement étincelante des images.

DU CÔTÉ DES BONUS

Ceux qui parlent anglais écouteront avec plaisir le commentaire audio, stupidement non sous-titré, du réalisateur, aussi volubile qu’impliqué dans la défense de son film et de ses enjeux. Mais comme Pierre Morel est français, c’est dans sa langue maternelle qu’il se livre à une interview de près d’une demi-heure au cours de laquelle il célèbre à juste titre la performance de Jennifer Garner tout en livrant d’intéressant apartés techniques sur la façon dont il a choisi de filmer Los Angeles. Pour faire bonne mesure, un mini-making-of promo et la bande-annonce couronnent le tout.

LE MOT DE LA FIN

Un thriller « clivant » qui échappe à plupart des pièges qui auraient pu le broyer tout net.


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