Test : Pioneer UDP-LX500

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Nous testons aujourd’hui le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500. Vendu 999 euros, ce modèle haut de gamme a été maintes fois salué par la presse spécialisée. Auréolé du label EISA de la meilleure platine Blu-ray 4K 2019-2020, il se présente comme une alternative aux regrettés lecteurs Blu-ray 4K Oppo mais aussi au lecteur Blu-ray 4K Panasonic DP-UB9000 que nous avions testé l’année passée. Il est également bien plus abordable que le vaisseau amiral du fabricant nippon, le Pioneer UDB-LX800 vendu 2299 €.

Le lecteur Blu-ray Ultra HD Pioneer UDP-LX500 bénéficie d’une conception audiophile avec un châssis renforcé et des composants audio rigoureusement sélectionnés pour extraire tous les détails des enregistrements Hi-Res Audio. Il adopte également des circuits vidéo de très haute qualité pour délivrer une image d’une grande richesse, notamment avec les images à large plage dynamique enregistrées en Dolby Vision et en HDR10.

Après plusieurs mois passés en sa compagnie, voici ce que nous avons pensé du lecteur Blu-ray Pioneer UDP-LX500. 

Pioneer UDP-LX500 : la marque

En 1937, le fondateur de Pioneer Corporation, Matsumoto Nozomu, réussit à développer le premier haut-parleur dynamique Hi-Fi au Japon. L’année suivante (1938), il fonde son entreprise qui s’appelle alors Fukuin Shokai Denki Seisakusho.

Le Pioneer A-8 est le premier haut-parleur dynamique développé par la firme nipponne.

Fort du succès de ce premier haut-parleur, Pioneer développe sa gamme et fournit notamment des fabricants de récepteurs radio. L’entreprise fabrique également son premier lecteur phono haut-de-gamme en utilisant un stock de bras de lecture conçus par la société Venus (basée aux États-Unis) et conservés à Osaka. Les années 40 voient l’entreprise croître progressivement et construire son premier atelier à Tokyo. Il est agrandi dès 1951 pour faire face à la demande croissante de haut-parleurs dopée par l’essor des premières radios commerciales. Pioneer produit alors des haut-parleurs dynamiques classiques, des tweeters et des haut-parleurs coaxiaux. Son catalogue compte également des tweeters à pavillon comme le PT-2 et le PT-3.

Les premières enceintes Pioneer voient également le jour dans les années 50, notamment la Pioneer CS-A-8, première d’une longue lignée d’enceintes acoustiques, ainsi que les premiers amplis intégrés comme le HF-10A. Dès 1955, Pioneer se lance dans la production de téléviseurs. En 1956  le premier laboratoire audio de la marque doté d’une chambre anéchoïque est construit. Tout est paré pour faire de Pioneer un acteur majeur sur le marché mondial de l’audio et de la vidéo.

Dans les années 60 et 70, Pioneer étend ses gammes et propose des amplis stéréo, des tuners radio, des platines vinyle et des chaînes hi-fi complètes, à l’image des système C-500 et S-75X sortis en 1967.

La même année sort le casque hi-fi stéréo SE-30, qui succède au SE-1 sorti en 1960.

À la fin des années 60, Pioneer investit le marché du Car Audio sur lequel il s’illustre encore aujourd’hui : enceintes de plage arrière TS-10 et TS-20, autoradio stéréo TP-F85 avec tuner FM et haut-parleurs voiture encastrables P-10L et P-16L ouvrent le bal. 

La marque nippone continue d’innover et d’agrandir son catalogue, proposant même en 1971 un casque électrostatique (SE-100) accompagné de son ampli dédié (JB-100), et en 1972 sa platine vinyle à entraînement direct PL-1200, concurrente de la célèbre Technics SL-1200. 

Les années 80 marquent l’arrivée de l’image et du son au format numérique, avec les premiers disques optiques vidéo baptisés LaserDisc et les premiers CD audio. Pioneer s’illustre dans ces deux domaines avec des appareils qui font date, comme la platine CLD-1200 (1988) qui assure la lecture des CD audio, des CD Vidéo et des LaserDisc. Durant la même période, la gamme de TV Pioneer s’étend avec des modèles à tubes cathodique jusqu’à 29” de diagonale (73 cm) et des rétroprojecteurs, unique moyen à l’époque d’obtenir une image de grande diagonale dans son salon (jusqu’à 50”/127 cm pour le SD-P5030 sorti en 1989).

Sur le front de la haute fidélité, Pioneer prend également le tournant du numérique et présente en 1982 la platine CD P-D1, avec chargement vertical du CD qui reste visible derrière une trappe à demi transparente. Trois ans plus tard, le fabricant nippon commercialise le premier lecteur multi-CD : le Pioneer PD-M6 dispose ainsi d’un chargeur pouvant accueillir 6 CD audio. 

Durant la décennie 90, Pioneer confirme sa position sur le marché des lecteurs optiques, des TV et des rétroprojecteurs de grande taille. Le fabricant investit également le marché du DJ’ing,  non sans se faire remarquer avec la CDJ-50 (1994), première platine CD pour DJ permettant de mixer et scratcher en numérique. Pioneer produit également des tables de mixage et des casques DJ, comme le SE-DJ5000 (1997).

Membre actif du DVD Forum, Pioneer contribue à la fin de l’année 1995 à unifier le standard de ce nouveau support vidéo, en collaboration avec Toshiba, Hitachi, Matsushita (Panasonic), Sony, Mitsubishi, JVC, Philips et la Warner. Fin 1996, Pioneer commercialise le lecteur DVD Pioneer DV-7 mais aussi la première platine vidéo universelle au monde : le Pioneer DVL-9 lit ainsi les DVD, les LaserDisc, les CD Vidéo et les CD audio.

En décembre 1997, Pioneer lance le premier écran plasma haute définition de 50” (127 cm) de diagonale : le Pioneer PDP-501HD. C’est le début d’une décennie d’innovation et d’excellence du fabricant nippon dans le domaine de l’image qui culminera avec la gamme de TV plasma Kuro. 

Pioneer PDP-508XD avec pied et enceintes latérales
La TV Plasma Pioneer PDP-508XD offrait un contraste de 16000:1 grâce à sa dalle plasma de 8e génération en résolution HD Ready (1366 x 768 pixels). 

Le Pioneer PDP-508XD et le Pioneer KRP-500A marquent ainsi leur époque avec une image extrêmement bien contrastée aux couleurs riches et intenses. Ces dernières TV plasma sortent des usines nippones en 2008 avant l’arrêt définitif de la production, devenue trop coûteuse.

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La TV Pioneer KRP-500A offrait le meilleur de la technologie plasma : résolution 1920 x 1080p, boîtier déporté pour la connectique et l’électronique, contraste très élevé, tuner TNT HD, 4 entrées HDMI…

Aujourd’hui encore, Pioneer reste un acteur incontournable dans les domaines du Car Audio (Pioneer Car), de la hi-fi et du home-cinéma (Pioneer) et des produits pour DJ (Pioneer DJ). Le fabricant nippon est réputé notamment pour ses autoradios et ses haut-parleurs voiture, mais également pour ses amplis hi-fi (Pioneer A-10AE et Pioneer A-40AE), ses amplis connectés (Pioneer SX-S30D et Pioneer NC-50D), ses amplis DAC (Pioneer A-50DA)ses lecteurs réseau audio (Pioneer N-30AE et Pioneer N-70AE) et ses lecteurs CD audio. Il brille également dans le domaine du home-cinéma avec ses amplis home-cinéma (gammes VSX, VSX-LX et SC-LX) et ses lecteurs Blu-ray 4K Ultra HD

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Le casque Pioneer HDJ-X10 est un outil de travail performant pour les DJ en déplacement mais aussi un excellent compagnon pour les audiophiles à la recherche d’une restitution linéaire et sans coloration (photo : édition spéciale Pioneer HDJ-X10C avec des coques en fibre de carbone et une finition noire rehaussée d’éléments dorés).

Les DJs sont également choyés par la branche Pioneer DJ dont le catalogue propose notamment des platines vinyle (gamme PLX), des casques DJ et des enceintes de monitoring

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Certifié IMAX Enhanced, l’ampli home-cinéma Pioneer SC-LX504 est un modèle 9.2 canaux capable de délivrer jusqu’à 180 watts par canal. Il est compatible avec les flux vidéo UHD 4K HDR 10, HLG et Dolby Vision, ainsi qu’avec tous les formats audio multicanaux, dont le Dolby Atmos et le DTS:X.

Pioneer UDP-LX500 : packaging & accessoires

Le lecteur Blu-ray UDP-LX500 est livré dans un carton largement dimensionné, conçu pour le protéger au mieux des aléas de stockage et de transport avant qu’il ne parvienne dans votre salon. Emballé dans un film en mousse de polyéthylène, il est bien maintenu en place dans le carton par d’épaisses cales de polystyrène. 

Le Pioneer UDP-LX500 est livré avec une télécommande, deux piles AAA, un câble d’alimentation et un manuel utilisateur.

Liste des accessoires fournis :

  • Câble d’alimentation
  • Télécommande infrarouge
  • Piles pour la télécommande (AAA x 2)
  • Manuel utilisateur 
  • Notes de sécurité

Pioneer UDP-LX500 : présentation

Le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500 est un modèle haut de gamme qui bénéficie des développements réalisés par le fabricant nippon en Hi-Fi. Il dispose par exemple d’une structure compartimentée destinée à isoler son alimentation des circuits analogiques et numériques. Les interférences sont alors considérablement réduites et les performances audio et vidéo optimisées. 

Le Pioneer UDP-LX500 est en mesure de lire tous les disques optiques existants : CD-Audio, SACD, DVD-Vidéo, DVD-Audio, Blu-ray et Blu-ray 4K UHD. Il lit également les fichiers vidéo et audio depuis les clés USB et disques durs portables USB, et via le réseau local (DLNA). 

Pioneer UDP-LX500 : conception

Châssis double couche, compartiments isolés

Le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500 adopte un châssis à double épaisseur, dont la base de 1,6 mm d’épaisseur est renforcée par une plaque en acier de 3 mm d’épaisseur. Cette conception permet d’abaisser le centre de gravité de l’appareil et lui confère une excellente rigidité. Cela supprime le transfert des vibrations externes à l’intérieur du châssis, ce qui garantit une lecture du disque optimale.

L’alimentation, le lecteur de disques optiques et les circuits analogiques et numériques sont séparés pour éviter toute interférence. 

L’alimentation, le lecteur de disques optiques ainsi que les sections de traitement numérique et analogique du signal audio sont placés dans trois compartiments isolés les uns des autres pour éliminer les risques d’interférences électromagnétiques. 

Enfin, le circuit imprimé principal fait appel à une structure à 6 couches qui optimise la transmission du signal numérique, réduit l’impédance de mise à la terre et supprime le bruit numérique. Le rapport signal/bruit dans le traitement du signal audio/vidéo en est amélioré sensiblement, ce qui permet de gagner en précision dans la transmission du signal HDMI.

Dolby Vision et HDR10

Le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500 prend en charge les vidéos tournées avec une plage dynamique étendue, qu’elles soient à la norme Dolby Vision ou HDR10. Associé à une TV 4K Ultra HD compatible HDR et/ou Dolby Vision, il permet d’obtenir des images plus lumineuses, mieux contrastées, plus détaillées et nuancées dans les zones les plus sombres comme dans les zones les plus claires de l’image. Ce lecteur Blu-ray 4K Ultra HD propose par ailleurs de nombreuses options de réglage de sortie vidéo pour s’adapter à tous les téléviseurs et vidéoprojecteurs, qu’ils soient compatibles HDR et Dolby Vision ou pas. Enfin, il est capable de convertir un signal avec une plage dynamique standard (SDR) pour le diffuser avec une plage dynamique étendue (HDR), et inversement.

Son stéréo haute-fidélité

La section audio du lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500 a elle aussi fait l’objet d’attentions toutes particulières. Il est ainsi équipé d’un DAC de haute précision et propose un mode direct sur sa sortie audio analogique stéréo. 

La sortie audio analogique RCA du lecteur Pioneer UDP-LX500 offre une qualité de lecture audiophile et propose un mode Direct qui désactive les circuits vidéo. pour éviter toute interférence.

Ce lecteur Blu-ray 4K Pioneer dispose par ailleurs d’une seconde sortie HDMI dédiée uniquement à l’audio. Elle prend en charge la technologie propriétaire PQLS (Precision Quartz Lock System) qui élimine les distorsions causées par les erreurs de synchronisation (le jitter). Lorsque le Pioneer UDP-LX500 est relié en HDMI à un ampli Pioneer compatible, la transmission du signal audio numérique entre les deux est contrôlée par une horloge de haute précision.

Pioneer UDP-LX500 : spécifications clés

Construction

  • Châssis tri-bloc ultra-rigide
  • Mécanique de lecture silencieuse
  • Conversion SDR/HDR avec profils diffuseurs (OLED, LCD, vidéoprojecteur)
  • Ajustement vidéo
  • Compatible Dolby Vision et HDR10
  • Double sortie HDMI

Disques pris en charge

  • Blu-ray 4K Ultra HD, Blu-ray HD1080p, Blu-ray 3D, Blu-ray enregistrables (BD-R DL, BD-R LTH, BD-RE DL)
  • DVD Vidéo, DVD Audio, DVD enregistrables (DVD-R DL, DVD-RW, DVD+R DL, DVD+RW)
  • CD Audio (CD-DA, SACD), CD enregistrables (CD-ROM, CD-R, CD-RW)
Universel, le lecteur Pioneer UDP-LX500 est compatible avec quasiment tous les formats vidéo et audio du marché.

Lecture USB

Clés et disques USB (format FAT16 et FAT32)

  • MP4 (.mp4) :
    – Résolution maximale : jusqu’à 3 840 x 2 160
    – Vidéo : MPEG 2, H.264, H.265, VP9µ
    – Audio : AAC, MP3, HE-AAC, AC-3
  • WMV (.wmv) :
    – Résolution maximale : jusqu’à 3 840 x 2 160
    – Vidéo : WMV9, WMV9AP (VC-1)
    – Audio : WMA, MP3, LPCM, AAC, AC-3
  • AVI (.avi) :
    – Résolution maximale : jusqu’à 3 840 x 2 160
    – Vidéo : MPEG 2, H.264, H.265, VP9
    – Audio : MP3, AAC
  • 3GP (.3gp) :
    – Résolution maximale : jusqu’à 3 840 x 2 160
    – Vidéo : H.263, MPEG4, H.264, H.265, VP9
    – Audio : MPEG-4 AAC

Connectique

  • 2x sorties HDMI (dont une audio)
  • 2x USB-A
  • 1x sortie S/PDIF RCA coaxiale
  • 1x sortie S/PDIF optique Toslink
  • 1x RJ-45 Ethernet
  • 1x RS-232C
  • 1x coaxiale Zero Signal (pour mise à la terre commune avec les appareils Pioneer compatibles)
  • 1x sortie ligne stéréo RCA
La connectique du lecteur Blu-ray 4K UHD Pioneer UDP-LX500 comprend notamment deux sorties HDMI (dont une dédiée au son) et une sortie audio RCA stéréo audiophile. 

Généralités

  • Consommation : 28 W (0,45 W en veille et 1,3 W en veille réseau)
  • Dimensions (lxhxp) : 435 x 118 x 337 mm
  • Poids : 10,3 kg

Pioneer UDP-LX500 : mise en oeuvre

Durant plusieurs mois, nous avons pu utiliser le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDB-LX500 en l’associant avec plusieurs téléviseurs dont la TV LG OLED65E9 et la TV QLED Samsung QE55Q90R ainsi qu’avec le vidéoprojecteur 4K Ultra HD BenQ W2700 (câble NorStone Jura HDMI et câble Audioquest Cinnamon HDMI). Nous avons pu également profiter de ses qualités audio en multicanal, en le reliant à l’ampli home-cinéma Onkyo TX-RZ840 couplé à un pack d’enceintes home-cinéma 5.0 Elipson Prestige Facet

Détail de la connectique du Pioneer UDP-LX500 : à gauche, la sortie analogique stéréo (RCA), au centre les deux sorties HDMI, à droite les deux sorties audio numériques (optique et coaxiale).

Nous avons pu apprécier la qualité de son DAC audio et de sa section audio stéréo analogique en le reliant à l’ampli stéréo Atoll IN200 Signature (câble Viard Audio Premium HD RCA-RCA), associé à la paire d’enceintes Elipson Prestige Facet 8B et au caisson de basses REL Acoustics T9i.

Le Pioneer UDP-LX500 accompagné de l’ampli Atoll IN200 Signature. Sur les bandes son des films comme en écoute musicale, ce tandem fonctionne très bien.

Lors de la première mise sous tension, une fois que l’on a sélectionné l’entrée HDMI correspondant au lecteur sur le téléviseur, le menu de configuration initiale se lance automatiquement. On choisit alors la langue de l’interface, la résolution du téléviseur ou du vidéoprojecteur raccordé (Auto ou forcée de 480p/576p à 4K) puis son format d’image natif (4/3 ou 16/9). 

Pioneer UDB-LX500 : télécommande

La télécommande du lecteur Blu-ray Pioneer UDP-LX500 est classique dans sa conception. La partie centrale accueille les traditionnelles touches directionnelles et la touche de validation (Enter), utilisées pour la navigation dans les menus du lecteur et dans ceux des disques. On y trouve également les touches Top et Pop Up dédiées aux menus des disques Blu-ray et DVD, la touche Return et la touche Home Menu pour accéder au menu principal du lecteur. Notez que ce dernier n’est pas accessible lorsqu’un disque est en cours de lecture.

Cette télécommande permet cependant d’accéder durant la lecture à différents réglages ainsi qu’à diverses informations via plusieurs touches dédiées : 

  • Touche “Display” : affichage en haut de l’écran des informations sur le contenu en cours de lecture comme le codec vidéo, le numéro de chapitre, la durée écoulée, le numéro de la piste audio, le codec audio et l’état des sous-titres (activés ou non).
En appuyant sur la touche Display de la télécommande du LX500, on voit le codec du film (HEVC), le format audio (Dolby True HD), le temps écoulé, etc.
  • Touche “Function” : affiche les mêmes informations que la touche “Display” et permet de changer certains paramètres comme le mode de lecture (random, shuffle), la piste audio, l’angle de prise de vue (si disponible), les sous-titres (langue et type de texte) ou encore la vitesse de défilement et le style de diaporama lorsqu’on regarde des photos.
Avec la touche Function, on accède au menu pour changer la langue, atteindre directement un chapitre ou un moment du film, activer le sous-titrage, etc.
  • Touche “Video P.” (Video Parameter) : réglage des paramètres vidéo avec trois profils mémorisables. Il est possible d’ajuster la luminosité, le contraste, la teinte (équilibre des couleurs), le chroma level (densité/saturation des couleurs), la netteté, le niveau du DNR (réduction du bruit vidéo) et le niveau de luminosité maximum lors de la conversion HDR vers SDR (100, 300 ou 700 lumens en fonction du téléviseur raccordé). Cette dernière fonction est particulièrement appréciable avec les TV et les vidéoprojecteurs qui ne gèrent pas les contenus HDR. 
Le menu Video Parameter et ses différents réglages. Trois profils peuvent être mémorisés.
  • Touche “Audio P.” (Audio Parameter) : les deux paramètres réglables sont Digital Filter (filtre numérique applicable uniquement au DAC audio qui alimente la sortie audio analogique stéréo) et Audio Delay.
    – Le filtre numérique peut prendre trois valeurs qui agissent principalement sur le haut de la courbe de réponse (les aigus) : sharp (courbe linéaire, son plus analytique), short (atténuation des aigus, son plus neutre) et slow (forte atténuation des aigus, son plus doux).
    – La fonction Audio Delay permet de corriger un éventuel décalage entre l’image et le son.
Réglage du filtre numérique et du délai audio dans le menu Audio Parameter.

Pioneer UDB-LX500 : menus de réglage

Si on souhaite personnaliser un peu plus les réglages, il suffit de cliquer sur la touche Home Menu de la télécommande du Pioneer UDB-LX500. Celle-ci permet d’accéder à la sélection de la source (disque Blu-ray, périphérique USB et serveurs réseau DLNA) ainsi qu’à l’interface de réglages.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce menu adopte une esthétique austère et un peu datée. Il a cependant le mérite d’offrir de nombreux réglages pour la sortie vidéo HDMI, afin d’adapter le signal au téléviseur ou au vidéoprojecteur qui lui est associé.

Ce menu permet d’intervenir sur les réglages de la sortie vidéo, de la sortie audio, d’ajuster certains réglages HDMI, de configurer la connexion au réseau, etc.

Menu de réglage de la sortie vidéo avec choix du format d’image du téléviseur connecté, choix de la résolution en sortie, mode HDR et Dolby Vision.
Le menu de réglage HDMI du Pioneer UDP-LX500 permet d’ajuster l’espace colorimétrique du flux sortant.
Il est possible également d’ajuster la profondeur de couleurs en fonction de la TV utilisée.
Le menu de réglage de la sortie audio permet de définir la fréquence d’échantillonnage maximale pour les sorties numériques.

Pioneer UDP-LX500 : nos impressions

Pioneer UDB-LX500 : lecture vidéo

À la mise sous tension, le lecteur Pioneer UDP-LX500 se fait remarquer par son  fonctionnement silencieux, comparable en cela au très haut de gamme Pioneer UDP-LX800 que nous avions testé il y a quelques temps. L’ouverture du tiroir est également très discrète grâce à l’amortissement efficace du lecteur optique. Une fois le disque inséré, la mise en rotation est à peine audible lors du processus d’analyse du disque et reste silencieuse durant toute la lecture.

Lecture du concert Live In Prague de Hans Zimmer sur le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500.

Sur le disque Blu-ray du concert de Hans Zimmer Live in Prague (1080p), nous avons pu tester la qualité d’upscaling du Pioneer UDP-LX500. En forçant la résolution de sortie sur 1080p/24 (à l’aide des touches “Resolution” de la télécommande), c’est le téléviseur LG OLED qui se charge de la mise à l’échelle. L’image est pimpante, mais les couleurs nous ont parues un peu trop saturées et le bruit est un peu accentué sur certaines zones de l’image. 

Sortie HDMI réglée sur 1080p/24 sur le Pioneer UDP-LX500, image upscalée par la TV.

Lorsqu’on force la résolution de sortie sur 4K, c’est le Pioneer qui se charge de la mise à l’échelle et le téléviseur se “contente” d’afficher l’image sans la retoucher. Le résultat nous est apparu plus doux, avec des couleurs plus naturelles (un peu moins saturées) et moins de bruit.

En forçant la résolution de la sortie HDMI sur 4K, le travail d’upscaling du lecteur Blu-ray Pioneer UDP-LX500 nous a semblé offrir un résultat plus naturel que l’upscaling du téléviseur.

Idem lors de la lecture de Kill Bill en 1080p via le réseau local (fichier stocké sur un ordinateur dans la pièce d’à côté). L’upscaling du fichier original vers la résolution 4K apporte un surplus appréciable de détail et de précision, sans générer d’artefact ni d’effet de contours trop prononcés. Lors de la scène d’ouverture en Noir & Blanc, les gros plans sur Uma Thurman et David Carradine sont particulièrement bien rendus.

Sur Kill Bill, l’upscaling réalisé par le Pioneer UDP-LX500 de la résolution HD1080p vers la résolution 4K est particulièrement efficace (diffuseur : BenQ W2700).

Sur le Blu-ray 4K Ultra HD de Mad Max : Fury Road, le Pioneer UDP-LX500 propose une image d’une grande richesse visuelle. Le travail sur la photographie du film de Miller est parfaitement rendu, avec une saturation idéale des couleurs, énormément de nuances et des contrastes appuyés. Grâce à l’adaptation de la luminosité des contenus HDR aux spécificités de la dalle OLED de notre TV (réglage du type d’écran sur OLED dans le menu du Pioneer), les forts contrastes sont bien gérés (pas de blancs brûlés) et les zones sombres restent détaillées (les noirs ne sont pas bouchés). C’est un régal pour les yeux !

La scène d’ouverture de Mad Max : Fury Road est idéale pour tester à la fois la précision et le détail de l’image, la colorimétrie, le contraste et le rendu HDR.

Pioneer UDB-LX500 : lecture audio

Pour tester la section audio analogique du Pioneer UDP-LX500, nous avons utilisé l’ampli stéréo Atoll IN200 Signature, relié à la paire d’enceintes Elipson Prestige Facet 8B et au caisson de basses REL Acoustics T9i. 

Les enceintes Elipson Prestige Facet 8B alimentées par l’ampli Atoll IN200 Signature ont été associées au caisson de basses REL Acoustics T9i pour ce test.

Sur la bande son du Live In Prague de Hans Zimmer, le décodage et la transposition en stéréo de la bande son 5.1 est parfaitement géré. Le son est très ample, la scène sonore s’étend largement et bénéficie même d’une belle profondeur. Ce Pioneer a le sens de l’échelle et les écarts de dynamique sont parfaitement retranscrits par l’Atoll dont la réserve de puissance est ici bien exploitée. L’apport du caisson est indéniable : la musique a plus de corps et nous emporte.

Cette impression se confirme sur la bande son très énergique de Mad Max : Fury Road. L’écoute en stéréo n’est absolument pas frustrante. Les effets latéraux sont bien présents, les voix audibles et centrées et surtout, l’impact et la dynamique des scènes d’action sont excellents. On n’a aucun mal à se laisser embarquer.

Même en stéréo, la bande son de Mad Max : Fury Road est reproduite de manière très immersive.

La lecture de fichiers audio partagés sur le réseau local ou stockés sur une clé USB est accessible depuis le menu Home, en sélectionnant “Source”. Le Pioneer nous a permis de lire des fichiers audio FLAC et DSD avec affichage de la jaquette de l’album lorsque celle-ci est présente dans le dossier sélectionné. La navigation dans l’interface n’est pas des plus fluides mais on parvient tout de même aisément à ses fins. Le DAC embarqué fait preuve de précision. Le son est riche, les voix texturées et le son des instruments est reproduit de manière réaliste.

L’interface de lecture audio réseau est basique mais elle présente les principales informations.

Pour finir, nous avons inséré dans le tiroir du lecteur Pioneer UDP-LX500 l’album “Still Caught Up” de Millie Jackson (1975). Nous n’avons pas été déçu et le Pioneer UDP-LX500 se montre à la hauteur de bien des platines CD audiophiles du marché. La spatialisation est large avec une distribution précise des différents éléments dans l’espace, y compris en profondeur. Le DAC du lecteur Pioneer assure un décodage précis avec à la clé une écoute à la fois nuancée et riche de nombreux détails. 

Pioneer UDP-LX500 : comparé à…

Panasonic DP-UB9000 : le Panasonic offre davantage de fonctionnalités, notamment l’accès direct à Netflix en 4K Ultra HD. Sa connectique est par ailleurs plus étoffée puisqu’il dispose d’une sortie stéréo symétriques XLR et d’un jeu de sorties pré-amplifiées sur 7.1 canaux. Le Pioneer fait quasiment jeu égal sur la qualité d’image et sur la sortie audio analogique RCA. L’upscaling et la gestion du HDR sont tout de même un cran au-dessus avec le Panasonic.

Pioneer UDP-LX800 : la différence entre ces deux lecteurs Blu-ray Pioneer se situe principalement sur le terrain audio. Le Pioneer UDP-LX800 embarque en effet un double DAC Sabre ES9026Pro et des composants audiophiles encore plus performants, intégrés dans une architecture symétrique. L’alimentation est également plus solide, et la sortie RCA est accompagnée d’une sortie XLR. Si le Pioneer UDP-LX500 fait quasiment aussi bien que le LX800 sur l’image, ce dernier est plus performant en audio. 

Pioneer UDP-LX500 : conclusion

Plus abordable que le Pioneer UDP-LX800, le lecteur Blu-ray 4K Ultra HD Pioneer UDP-LX500 n’en demeure pas moins un modèle d’excellence. Il se révèle particulièrement adapté pour accompagner un téléviseur UHD 4K, une TV OLED, une TV QLED ou un vidéoprojecteur 4K Ultra HD compatibles HDR et/ou Dolby Vision. 

Ce lecteur Blu-ray 4K Pioneer est également idéal avec les TV et les vidéoprojecteurs 4K ou 1080p qui ne prennent pas en charge les contenus HDR. Sa conversion HDR vers SDR très efficace avec la possibilité d’ajuster la luminosité maximale sur trois niveaux permet ainsi de profiter des contenus nativement HDR sans souffrir d’une image trop sombre. 

Seule ombre au tableau, via le réseau local ou sur support USB, la lecture des fichiers vidéo dont la bande son est encodée en DTS n’est pas possible : seuls les codecs AAC, MP3, HE-AAC et AC-3 (Dolby Digital) sont en effet pris en charge. De plus, l’interface de navigation dans les fichiers USB ou partagés sur le réseau local est un peu austère et la navigation pas toujours très véloce.

Nous avons aimé

  • La qualité d’image, y compris l’upscaling des sources inférieures à la résolution 4K.
  • Les nombreux réglages vidéo pour adapter l’image délivrée aux spécifications du téléviseur.
  • La simplicité d’utilisation au quotidien.
  • La sortie audio analogique audiophile.

Nous aurions aimé

  • La prise en charge du DTS pour la lecture vidéo réseau et USB.
  • Une interface un peu moins austère.
  • Des sorties Pre-out analogiques.

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7 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Je viens de faire l’acquisition de ce lecteur, et je crois avoir lu qu’il y aurait une MàJ pour l’hdr 10+. Est-ce vrai ?
    De plus, ayant fait l’acquisition d’un Sony VPL-VW270ES 4k natif, j’aimerais savoir si ce choix correspond à ce VP. J’étais plus à la recherche d’un lecteur 4k natif, mais n’en n’ayant trouvé aucun, j’ai choisi ce lecteur…
    Merci d’avance de votre réponse.

  2. Bonjour Roubaud,
    Effectivement une mise à jour est bien prévue pour la prise en charge du HDR10+. Par contre, Pioneer France n’a pas pu nous confirmer de date de disponibilité pour cette mise à jour.
    Concernant la seconde partie de votre question, le Pioneer UDP-LX500 est adapté au vidéoprojecteur Sony VPL-VW270ES, même si la matrice de ce dernier compte plus de pixels (4096 x 2160 pixels) que la résolution UHD (3840 x 2160 pixels).
    Le fait est que tous les films qui sortent en Blu-ray UHD sont en résolution 3840 x 2160 pixels (UHD), même si leur version cinéma est projetée en salle en 4096 x 2160 pixels (4K).
    Vous n’avez pas de soucis à vous faire, vous aurez une très belle image.

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