Si vous êtes l’un des très nombreux utilisateurs de Netflix, vous connaissez certainement le son de démarrage qui retentit lorsque vous lancez le service de streaming. Très reconnaissable, ce « tou-doum » devenu emblématique convient parfaitement aux séances de visionnage à la maison mais n’évoque pas tout à fait la grandeur d’une projection en salle obscure. Si vous avez eu l’occasion de voir un film Netflix au cinéma, vous avez peut-être remarqué un thème sonore complètement différent. Effectivement, le géant du streaming a fait appel au très célèbre compositeur Hans Zimmer pour créer une version plus cinématographique de son logo sonore.

Un thème cinématique pour Netflix
D’une durée de 16 secondes, cette nouvelle version du thème Netflix vise à asseoir la légitimité du service de streaming dans le milieu cinématographique, notamment lors des festivals de cinéma. En effet, si la plateforme de SVOD a longtemps lutté pour être acceptée au sein de l’industrie cinématographique, elle a cependant distribué ces dernières années des films de grands réalisateurs et des œuvres ayant amplement leur place aux Oscars. On pense notamment à The Irishman de Martin Scorsese ou encore Roma d’Alfonso Cuarón.
C’est sans doute pour cette raison que Netflix a sollicité l’aide du fameux compositeur Hans Zimmer, connu pour avoir signé les thèmes de films tels que Gladiator, Inception et The Dark Knight, mais également des prochaines superproductions comme le dernier James Bond : Mourir peut attendre. Le résultat est assurément plus cinématographique et permet à Netflix de manifester sa ferme intention de s’ancrer dans le monde du septième art.
Qui est Hans Zimmer ?
Hans Zimmer, né en 1957 à Francfort-sur-le-Main, s’est imposé comme l’une des figures majeures de la musique de film contemporaine grâce à un parcours atypique mêlant autodidaxie, passion pour les nouvelles technologies et sens aigu du récit. Après une jeunesse marquée par la découverte du piano et des synthétiseurs, il fait ses premières armes au Royaume-Uni, notamment aux côtés du compositeur Stanley Myers, avant d’être révélé au grand public par la bande originale de Rain Man. Ce succès lui ouvre les portes d’Hollywood et l’amène à développer une approche singulière, combinant orchestration classique et textures électroniques, qui deviendra l’une de ses signatures.
Les années 1990 et 2000 consacrent définitivement sa notoriété. La musique du Roi lion lui vaut son premier Oscar et démontre sa capacité à conjuguer émotion, lyrisme et puissance thématique. Par la suite, il enchaîne les collaborations prestigieuses avec des réalisateurs de premier plan, signant des partitions marquantes pour Gladiator, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, Inception ou Interstellar. En parallèle, il fonde le studio Remote Control Productions, qui devient un véritable vivier de talents et un modèle influent dans l’industrie de la musique de film.
Les thèmes les plus notables de Hans Zimmer se distinguent par leur simplicité mélodique alliée à une forte identité sonore. On retrouve souvent des motifs répétitifs, des progressions harmoniques lentes et un usage expressif des chœurs, comme dans USS Alabama ou Dune, qui lui vaut un second Oscar. Sa musique privilégie l’immersion sensorielle, cherchant moins à illustrer qu’à faire ressentir, et installe des univers sonores immédiatement reconnaissables. Cette capacité à créer des thèmes mémorables, à la fois accessibles et puissants, explique pourquoi son œuvre continue d’influencer durablement le cinéma contemporain.

Avec ce thème cinématique, Netflix ne se contente pas d’habiller son logo d’une nouvelle identité sonore : la plateforme affirme clairement son ambition de jouer dans la cour des grands du cinéma. En s’associant à un compositeur de la stature de Hans Zimmer, le service de streaming confirme son désir d’offrir une expérience toujours plus proche de celle de la salle obscure, où l’image et le son participent pleinement à la magie du grand écran.












C’est clair que le célèbre producteur de musique de cinéma HANS ZIMMER n’est plus à présenter son talent le précède mais pour moi ça reste un effet pub de NETFLIX. Je ne vois pas en quoi NETFLIX ne peut faire jeu égal que les autres industries de cinéma. Je pense que NETFLIX a sa place également.