L’appartement-cinéma Dolby Atmos de Daniel

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Daniel est un danseur professionnel passionné par l’envers du décor, la technique et l’art du cinéma. Lorsqu’il a déménagé à deux pas de chez lui, il a conservé son ancien logement, entièrement remanié pour y concevoir un cinéma privé. Un projet peu ordinaire que seule l’ambition de ce grand artiste et l’expertise de la société Connecting Technology sont parvenus à mener à bien. En résulte une salle de cinéma ultra haut de gamme et unique équipée du meilleur de la vidéo et de l’audio immersif. 

Grand artiste issu du monde de la danse professionnelle, Daniel a transformé son ancien appartement en un cinéma privé digne des meilleures salles.

Quelle est votre histoire et d’où vient votre passion pour le cinéma ? 

J’ai toujours été passionné par les différents aspects du cinéma. À peine âgé de 4 ou 5 ans, j’ai essayé de construire mon propre projecteur de bandes cinéma avec une boîte à chaussures, une lampe et des pièces de jeu Meccano. Bien évidemment, cela n’a pas fonctionné, mais la passion était déjà là ! Cette dernière s’est renforcée lorsque, enfant, j’ai eu pour cadeau mon premier projecteur, un modèle Cinette avec des films en bobines de 16 mm d’une durée de 1 minute 30. L’image projetée était ridiculement petite, mais j’étais ébloui par la technique et les possibilités de cet appareil. C’est véritablement lui qui m’a donné goût au cinéma.

Ma formation de danseur professionnel m’a ensuite ouvert les portes des écoles et salles les plus prestigieuses, comme l’Opéra de Paris. J’y ai découvert l’envers du décor et toute la technique qui animait les spectacles me passionnait, parfois même trop. J’ai ensuite été convié à effectuer mon service militaire dans la marine qui se demandait bien ce qu’elle allait pouvoir faire d’un danseur. Par chance, cette formation artistique me dirigea vers le service cinéma des armées au Fort d’Ivry où j’effectuai des montages de films à destination des sous-mariniers. Il s’agissait tout aussi bien de vidéos d’enseignement militaire que de films, dont de nombreux Louis de Funès. J’ai pris un véritable plaisir à effectuer ces montages avec des magnétoscopes à bandes, des pellicules et à travailler avec des équipements que je n’aurais jamais imaginé approcher. 

Par la suite, j’ai repris ma carrière de danseur professionnel qui m’a amenée sur les plateaux de télévision. J’y ai effectué les premières émissions en couleurs avec Jean-Christophe Averty. J’étais tout aussi bien sur le devant de la scène à danser que derrière le rideau, comme assistant du son, de l’image ou cadreur. C’était l’idéal pour côtoyer la technique tant admirée depuis des années et me voir enseigner les secrets du son et de l’image par les professionnels du secteur. 

Je suis depuis toujours passionné par le cinéma et la technique. Avoir mon propre cinéma dans un appartement dédié est l’aboutissement de cette passion.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de concevoir une salle dédiée au home-cinéma ? 

J’ai toujours donné la priorité à la télévision et à l’image. Lorsque je déménageais, j’étudiais d’abord l’emplacement de la télé et des enceintes, puis je composais bien après avec la place restante pour disposer les meubles. À l’époque, ma télé, dont la taille était la plus grande possible, était branchée sur une chaîne stéréo associée à quatre enceintes – deux à l’avant et deux à l’arrière – pour avoir un son dans toute la pièce. En 2000, je suis passé de la stéréo au 5.1, puis j’ai par la suite fait évoluer mon système avec un vidéoprojecteur Sony pour l’arrivée des Blu-ray et du 7.1. Le dernier changement jusqu’à l’arrivée de mon cinéma privé a été le passage à la 4K avec le projecteur Sony VPL-VW760ES. 

Ma pièce de vie et de home-cinéma avant la conception de ma salle exclusivement dédiée au cinéma.

Comme j’ai toujours suivi les dernières tendances et innovations, mon système est devenu de plus en plus complexe au fur et à mesure des années. Les enceintes se sont multipliées et la pièce n’étant pas traitée, le résultat était parfois décevant avec la réverbération et le mélange des différents canaux. J’avais également été obligé de placer la centrale en hauteur car ma précédente toile de projection n’était pas transonore, ce qui n’est pas optimal. Lorsque j’ai eu l’occasion d’acheter un nouveau domicile à deux pas du premier, j’ai décidé de conserver cet ancien appartement pour le transformer en un véritable cinéma privé. J’ai ainsi pu réaliser mon rêve et optimiser à la fois mon espace de vie et mon espace cinéma qui sont désormais répartis sur deux logements distincts. 

La même pièce après agrandissement et transformation en un véritable cinéma privé.

Quelle est la superficie de cette salle et de la zone technique (électroniques) ? 

De mon ancien logement, seule la cuisine a été conservée pour préparer les collations avant la séance. L’intégralité des autres espaces de vie a été remaniée pour laisser place à la salle de cinéma. Après isolation et traitement acoustique, la salle fait environ 5 m par 5 m, soit 25 m2. De la salle, seule la face frontale des appareils électroniques est visible. Le dos débouche quant à lui dans l’ancienne chambre, transformée en local technique. Le projecteur Sony dispose de son propre emplacement pour limiter le bruit. 

Mon ancien appartement à été entièrement remanié pour concevoir une salle d’environ 25 m2, exclusivement dédiée au cinéma.

Pourquoi avez-vous fait appel à la société Connecting Technology ? 

Le magazine Les Années Laser est pour moi une véritable référence. C’est lui qui a en partie conditionné ou du moins contribué aux évolutions de mes différents systèmes. C’est ainsi tout naturellement que je me suis tourné vers Les Années Laser lorsque j’ai souhaité réaliser mon cinéma. On m’a alors redirigé vers Son-Vidéo.com pour le matériel. Au vu de l’envergure et des exigences du projet, Son-Vidéo.com m’a conseillé de faire appel à la société Connecting Technology pour être aidé et accompagné dans la modélisation, l’élaboration et la conception de mon cinéma privé. C’est ainsi que Denis Goria m’a reçu un dimanche matin pour me faire une démo de la salle cinéma de Connecting Technology et que depuis ce jour il m’a accompagné avec son technicien Christophe Delage jusqu’à la mise en route de ma propre salle.

Quelles étaient les exigences pour cette salle home-cinéma ? 

J’avais de grandes exigences pour ma salle de cinéma et c’est notamment pour cela que j’ai fait appel à des professionnels. Je désirais avoir ce qui se fait de mieux pour la superficie de ma pièce et profiter d’une véritable ambiance cinéma, sans chercher à en faire trop. 

En combien de temps Connecting Technology a-t-il réalisé cette salle de cinéma ? 

Connecting Technology s’est révélé bluffant en réalisant cette salle de cinéma en seulement une semaine. Le lundi matin, ils sont arrivés et ont commencé par vider l’appartement, puis à travailler la maçonnerie, en cassant les cloisons pour repousser les murs de l’ancienne chambre. Le reste de la conception s’est ensuite fait comme un grand jeu de construction, la plupart des éléments étant conçus en usine à partir des mesures préalablement effectuées. Le vendredi soir, après seulement une semaine de travail, le cinéma était opérationnel. 

Un traitement acoustique a-t-il été utilisé ? 

Nous n’avons pas retravaillé l’isolation phonique du bâtiment car mes séances de cinéma se limitent à des horaires acceptables. En revanche, la salle a entièrement été traitée acoustiquement pour limiter les résonances, la réverbération et obtenir le meilleur rendu possible. Pour ce faire, des panneaux acoustiques ont été disposés sur tous les murs et un tapis absorbant placé au sol ainsi que sur l’estrade. Le plafond est pour sa part recouvert de dalles acoustiques dans lesquelles un ciel étoilé en fibres optiques est installé pour reproduire l’ambiance des plus belles salles.  

Pouvez-vous lister le matériel utilisé et pourquoi le choix de ces marques ?

La conception de ma salle de cinéma a en partie été influencée par les équipements de mon ancien système home-cinéma. Je désirais conserver mon projecteur Sony VPL-W570, mais pour exploiter au mieux le plus grand écran possible, Connecting Technology m’a proposé le Sony VPL-W760ES dont l’optique de projection était davantage optimisée pour aller avec un écran fixe Lumene 350 Movie Palace de 3,3m de base. Ce dernier dispose d’une toile transonore permettant de placer mes enceintes frontales derrière l’écran et ainsi d’exploiter toute la largeur du mur pour l’écran. 

Derrière la toile de projection, on a conservé mes enceintes Yamaha S112 IV pour lesquelles j’ai une affection particulière et qu’il aurait été difficile de remplacer par un modèle avec un meilleur rendement. Celles-ci sont complétées par mon ancienne enceinte centrale Cabasse Kéréon 350.

La scène frontale se compose de deux enceintes Yamaha S112 IV, d’une enceinte centrale Cabasse Kéréon 350 et d’un caisson de basses passif Elipson Infinite S12. Tous ces éléments sont dissimulés derrière l’écran trans-sonore.

Pour les effets surround et surround arrière, on a utilisé des enceintes Elipson Infinite 8, entièrement dissimulées derrière une toile acoustique. On a ainsi pu gagner de la place et renforcer l’aspect soigné de la salle. Enfin, les effets Atmos sont confiés à quatre enceintes encastrables Elipson IC8

Les effets Atmos sont confiés à quatre enceintes encastrables Elipson IC8, tandis que les enceintes surround et surround back Elipson Infinite 8 sont entièrement dissimulées derrière le revêtement acoustique des murs.

Les basses sont quant à elles transmises par un caisson Elipson Infinite S12 avec haut-parleur de 30 cm. Ce dernier est un modèle passif et nécessite d’être associé à un amplificateur externe, ici le Yamaha PX10 de 2 x 1000 watts. Un bloc de puissance Emotiva BasX A-500 est également de mise pour soutenir les enceintes frontales et soulager le Denon AVR-X7200W que je possédais déjà. J’utilise exclusivement le lecteur Blu-Ray Oppo UDP-205EU comme source. Celui-ci est parfaitement taillé pour donner le meilleur de la lampe laser du projecteur 4K natif Sony VPL-VW760ES. Enfin, les fauteuils sont des modèles de cinéma Lumene Hollywood Luxury III, particulièrement confortables. 

La face avant des électroniques débouche dans le cinéma, tandis que la connectique est accessible à partir de la chambre, désormais transformée en local technique.

Comment pilotez-vous le système ? Applications ? Télécommande universelle ?

Je pilote l’intégralité de la salle à partir de mon iPad. Connecting Technology dispose de sa propre application (Kalismart) qui permet de regrouper tous les équipements, qu’ils soient contrôlés en IP, RS-232 ou bien en infra-rouge. C’est ce que l’on appelle la domotique. Lorsque j’appuie sur mise en marche, la salle s’illumine et les différents appareils s’allument. Si je décide de lancer le film à partir de l’application, le Blu-ray s’enclenche et l’éclairage se tamise. La couleur de celui-ci peut être ajustée manuellement à partir de l’application, tout comme son intensité. 

Grâce à la domotique mise en place par Connecting Technology, je peux contrôler l’intégralité de mes équipements ainsi que l’éclairage à partir d’une application mobile.

Quel est le premier film que vous avez visionné ? Quel est celui qui vous a donné goût au home-cinéma ?

Étant un grand amateur de films de grand spectacle pour la qualité du son et des images, j’ai visionné San Andreas comme premier film dans cette salle. Enfin, celui qui m’a donné goût au home-cinéma n’est pas un film, mais la vidéo d’un accident de voiture à Pau issue du projecteur Cinette de mon enfance. Parvenir à filmer et à immortaliser une telle chose m’avait bluffé à l’époque. 

À quelles occasions utilisez-vous cette salle home-cinéma ?

Seul, j’utilise cette salle environ tous les deux jours. Au début du film, je m’amuse souvent à ajuster les couleurs de la salle pour qu’elles correspondent aux teintes du générique du film projeté. J’utilise également cette pièce pour des projections entre amis, notamment pour les anniversaires de mes proches. J’aime recréer de véritables séances de cinéma comme celles que je vivais plus jeune, c’est-à-dire en commençant la séance vers 20h30 avec la projection d’un documentaire, suivi des actualités, puis d’un entracte avec un pot et du champagne. Ensuite, on enchaîne sur un grand film pour prolonger le spectacle jusqu’à minuit. 

Au début du film, je m’amuse souvent à ajuster les couleurs de la salle pour qu’elles correspondent aux teintes du générique du film projeté.

Visionnez-vous autre chose que des films ? Sport ? Série ? Jeux vidéo ? Concerts ?

Je suis un grand amateur de films à grand spectacle, mais je prends également plaisir à découvrir des documentaires. Les images y sont parfois spectaculaires, notamment sur la Collection Aventure Extreme en UHD 4K. Plus rarement, je visionne des concerts, mais je préfère tout de même y assister. 

Je suis amateur de films à grand spectacle pour la qualité des images et du son, mais j’utilise également cette salle pour visionner des documentaires, dont certains sont tout aussi impressionnants.

Quel est l’élément dont vous êtes le plus fier dans cette salle de cinéma ? 

Très honnêtement, lors de ma première séance sur San Andreas, j’ai été un peu déçu par le Dolby Atmos dont les effets étaient légèrement timides. J’ai alors contacté Connecting Technology qui est revenu faire des mesures et réglages pour que le rendu corresponde plus à mes préférences. Depuis, ma salle me convient parfaitement et je suis fier de cette dernière dans sa globalité. C’est la raison pour laquelle j’ai fait appel à une entreprise dont c’est le métier. 

Ma salle me convient parfaitement et je suis fier de cette dernière dans sa globalité.

Pensez-vous avoir encore des points à améliorer dans votre salle ? (matériel, traitement, contrôle, etc.) 

Cette salle de cinéma étant récente, il est difficile de trouver des points à améliorer. Le seul élément envisageable serait de passer à un projecteur 8K, mais l’intérêt est pour le moment très limité. 

Que pouvez-vous donner comme conseils à quelqu’un qui souhaite réaliser une salle comme celle-ci ?

Il est important de bien étudier les contraintes et de définir le budget que vous êtes prêt à débourser. Il faut de bonnes connaissances techniques ou s’adresser à des professionnels. Il faut établir une relation de confiance avec l’installateur pour que les conseils en fonction du budget soient les plus pertinents possibles. 


4 COMMENTAIRES

    • La scène frontale est effectivement hétéroclite, mais pour avoir eu l’honneur d’écouter ce système lors de l’interview, l’ensemble se montre très cohérent et la centrale ne faiblit pas face aux autres enceintes. La calibration effectuée permet à ces différents éléments de fonctionner en assez bonne harmonie.

  1. Bonjour
    J’ai eu ma 1ere barre de son ce week-end une Denon 2.1 occasion mon père a dit tu vas déjà commencé par ça 2x moins cher que la sony 5.1 sourrund ou avec enceintes détachable la jbl mais 510 watts dans un appartement de 50 m2 j’ai peur pour les voisins.
    La j’ai une barre de 80 watts plus caisson de 40 watts.
    Merci pour vos conseils si je veux un système pour pas déranger le voisinage

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