Jay Z : Le Rewind présenté par Olivier Cachin

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Rocawear avec son partenaire Damon Dash, il l’a revendue en 2007 pour 204 millions de dollars.
Beyoncé, qu’il a commencé à fréquenter en 2002 et qui est devenue sa femme en avril 2008, « pèse » alors 115 millions de dollars (un chiffre qui a depuis été revu à la hausse, bien sûr), et leur couple a été décrit par le magazine Time comme l’un des plus influents du music biz américain.
La bague de mariage offerte par Jay Z à Beyoncé, conçue par Lorraine Schwartz, a coûté la bagatelle de 5 millions de dollars. Quand on aime (et qu’on est une des plus grosses fortunes des USA), on ne compte pas !

Jay Z : 808 & Heartbreak

Peu après ces exploits financiers, Jay invite Kanye West, qui vient alors d’enregistrer l’intégralité de son album 808 & Heartbreak avec le logiciel Autotune, sur la chanson « Death Of Autotune ». Et il s’en amuse : « Oui, j’adore cette ironie, c’est de l’art. Je n’ai pas à lui dire de ne pas utiliser Autotune, et lui ne peut pas me dire ce que j’ai à faire. Quand Kanye a entendu l’instru de “DOA”, il me disait : “Oh man ! Ce track est énorme, ça devrait être contre Autotune, contre tout ce qui se fait !” Je lui ai dit “Ah oui ?”, et quand je l’ai enregistré, il m’a dit : “Ça va trop loin !” J’ai juste répondu : “Désolé” ! » Cela n’empêche pas le duo de se retrouver sur un album et une tournée qui tous
deux entreront dans la légende : Watch The Throne.

Affiche de l'émission Le Rewind dédié à Jay Z
Cet épisode de l’émission Le Rewind d’Olivier Cachin porte sur l’excellent rappeur et homme d’affaires américain Jay Z.

Jay est un habitué des albums en collaboration : il en a enregistré deux avec R. Kelly en 2002 et 2004 (Best Of Both Worlds et Unfinished Business) et un avec Linkin Park, également en 2004 (Collision Course). Cette fois, l’entreprise est grandiose, avec des invités haut de gamme : Beyoncé, Mrs. Carter dans la vie, apparait sur « Lift Off », Frank Ocean chante sur « Made In America », Otis Redding est samplé sur « Otis », qui vaudra au duo un Grammy, faisant par la même occasion de Kanye West le rappeur avec le plus grand nombre de Grammy Awards.

Jay Z aux côtés de R-Kelly
Jay Z a enregistré deux album avec R. Kelly en 2002 et 2004.

Également parmi les participants, Kid Cudi, Justin Vernon, Swizz Beatz, les Neptunes, Pete Rock, Charlie Wilson et The-Dream, plus Curtis Mayfield via un sample sur « The Joy ». L’artwork est l’œuvre du fashion designer italien Riccardo Tisci, connu pour son appétence du style gothique et qui était alors aux commandes de la création homme/femme chez Givenchy. La première collaboration entre les deux géants
du hip-hop remonte à 2000, lorsque Kanye a produit « This Can’t Be Life », titre inclus sur l’album The Dynasty : Roc La Familia. C’était un peu avant The Blueprint, et la connexion entre les deux artistes devait se prolonger avec un EP, pour finalement s’étendre tout au long d’un album.

Watch The Throne

Jay Z a expliqué sur une radio américaine le sens de ce titre royal : « On veut protéger la musique et la culture. Watch The Throne, c’est ça, la protection du hip-hop. On a vu le glissement de la musique populaire du rock au hip-hop, qui l’a remplacé en tant que musique de la jeunesse. La même chose peut arriver au hip-hop. Ça peut être remplacé par un autre style musical. Donc on essaie d’être sûr de donner le meilleur de nous-mêmes pour offrir le meilleur produit possible de façon à être compétitif vis-à-vis des autres musiques, que ce soit la dance qui domine les charts actuellement et la musique indé qui domine les festivals ».

Jay Z gros plan noir & blanc
 » Watch The Throne, c’est ça, la protection du hip-hop. »

La tournée qui a suivi cet album était à la hauteur du projet, avec un carré géant ascensionnel situé au milieu du parterre de l’Accor Arena lors du passage parisien, permettant à Kanye d’envoyer la réplique à Jay à trente mètres de distance. Une scénographie qui a tapé dans l’œil de Maitre Gims, qui a demandé à ses producteurs le même cube pour son concert solo trois ans plus tard. Un gimmick lancé sur les dates américaines va prendre de l’ampleur : à chaque gig, le duo chante de plus en plus de fois le titre « Niggas In Paris », qui sera joué neuf fois d’affilée au Staples Center de Los Angeles. Record battu avec la date parisienne en juin 2012 avec onze versions consécutives de ce hit improbable.

Comme le dit la chanson, « That shit cray ! » (Ce truc est barjo) !


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