Une étude canadienne tend à confirmer l’impact de la musique sur nos cerveaux. Sous le contrôle du psychologue Mathieu Roy, une équipe de recherche de l’Université McGill de Montréal a étudié le type de musique le plus efficace face à la douleur.

Depuis plusieurs années, les chercheurs mènent des travaux pour déterminer les effets de la musique sur le corps, notamment ceux qui réduisent la douleur (hypoalgésiques). Le professeur en psychologie Mathieu Roy et son équipe ont tenté de déterminer quel genre musical permet de limiter la sensation douloureuse sur les patients.
Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont demandé un des morceaux de musique favoris des cobayes. Ensuite, ces derniers ont étét soumis à un mal sans danger pour leur santé. Cette expérience a été reproduite dans différentes circonstances : dans le silence, avec une musique relaxante, le titre musical préalablement renseigné par le patient, puis dans une combinaison de musique relaxante et du titre favori du patient.
La musique apaise la douleur
À l’issue du compte rendu de l’expérience, les résultats révèlent que les patients affirment mieux supporter la douleur lorsque de la musique est diffusée. Un constat déjà établi par le passé. Mais les recherches de l’Université McGill permettent d’aller au-delà. « On a constaté que les musiques préférées sont de loin les plus efficaces pour réduire la douleur », détaille Mathieu Roy. Le professeur en psychologie précise que les musiques favorites des patients font chuter la sensation douloureuse de 15 % par rapport à un environnement diffusant une musique relaxante.
Le pouvoir de la musique nostalgique
Parmi les 63 volontaires de l’expérience, quatre catégories de musique favorites ressortent. Les musiques stimulantes, les musiques calmes, les morceaux joyeux et les titres nostalgiques. D’après les travaux réalisés par l’équipe de recherche, ce sont bien les morceaux nostalgiques qui présentent les meilleurs résultats. « Si on veut maximiser les effets analgésiques de la musique, on peut suggérer aux patients d’apporter une musique qui leur est chère et qui induit ce sentiment-là : nostalgique, douce-amère, très émouvante », conclut Mathieu Roy.

Pour autant, celui qui est également spécialiste en neurobiologie, va désormais chercher à comprendre quels leviers ce genre de musique active dans le cerveau pour mieux appréhender son usage médical. « L’hypothèse qu’on cherche à tester, c’est que la musique produit une activité dans les circuits de la récompense. Cette expérience, on est en train de la faire dans un scanner IRM, pour vérifier ces mécanismes neuronaux », ajoute le chercheur canadien. Les recherches menées par le psychologue Mathieu Roy et son équipe de l’Université McGill viennent renforcer les certitudes sur l’efficacité de la musicothérapie.











