Actu : soutenir l’industrie cinématographique grâce au home-cinéma

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Alors que 2020 s’annonçait comme une année particulièrement prolifique pour l’industrie cinématographique, la crise sanitaire mondiale causée par le Covid-19 a eu un impact sans précédent sur ce milieu, et ce à tous les niveaux. En premier lieu, on pense bien évidemment aux mesures de confinement qui ont frappé de plein fouet les cinémas de quartier, déjà mis à mal par les grands multiplex modernes. Certains ont d’ailleurs déjà annoncé qu’il n’y aura pas de réouverture envisageable pour eux. Lors d’un sondage réalisé sur la période du 26 au 31 mars 2020 par Vertigo Research, aller au cinéma se retrouvait à la deuxième place des activités post-confinement les plus attendues, juste derrière sortir pour aller au bar ou au restaurant. Ce qu’il faut retenir de ce sondage, c’est que les passionnés de cinéma sont nombreux et que profiter d’un film en famille ou entre amis est une activité que nous chérissons et dont l’importance dans notre vie quotidienne est indéniable. 

Retrouver toutes les émotions des salles obscures à la maison en soutenant l’industrie cinématographique est aujourd’hui possible grâce aux installations home-cinéma.

Cependant, aucune information n’a pour l’instant été annoncée avec certitude quant à une réouverture possible des salles de cinéma. Avec une déclaration prévue pour le 2 juin et une ouverture estimée possible dès début juillet, de multiples questions restent en suspens. Dans quelles conditions les salles ouvriront-elles ? Faudra-t-il laisser un ou plusieurs sièges entre chaque spectateur ? Quelles mesures sanitaires seront prises compte tenu du fait que des dizaines de personnes partagent le même siège chaque jour ? Quelles seront les jauges de fréquentations ? Mais surtout, quels films seront projetés ? Si l’industrie du cinéma fait aujourd’hui face à une situation sans précédent et se voit obligée de s’adapter pour survivre, il ne fait aucun doute que le home-cinéma est l’atout le plus important pour lui permettre d’évoluer et de perdurer.

Toutes les salles de cinéma de France doivent faire face à une fermeture obligatoire depuis le 14 mars jusqu’à nouvel ordre.

L’industrie forcée de s’adapter au confinement

Dans notre précédent billet blog abordant la question “le home-cinéma peut-il sauver le cinéma ?”, nous évoquions le report du film Kaamelott du réalisateur français Alexandre Astier. Très attendue depuis plusieurs années, la sortie de ce long métrage mettant en scène les personnages de la série à succès s’est vue repoussée de 4 mois. À l’image de ce report, le calendrier des sorties de l’année a été totalement chamboulé pour les grosses locomotives d’Hollywood, tout particulièrement pour les fameux blockbusters de l’été. Les films de franchises telles que Marvel avec Black Widow, le nouveau James Bond intitulé Mourir Peut Attendre, ou encore SOS Fantômes : L’Héritage ont tous été repoussés à la fin de l’année, voire à 2021. Ce qui a pour résultat de laisser une période creuse au moins jusqu’à la rentrée. 

Initialement prévu pour le 8 avril 2020, le nouveau James Bond : Mourir Peut Attendre a été repoussé au 11 novembre.

On relève également parmi ces exemples Soul, le dernier Pixar, dont la distribution devait initialement débuter après son avant-première au Festival de Cannes et le nouveau film du réalisateur Wes Anderson, tous deux repoussés à l’automne 2020. Enfin, la distribution de Top Gun 2 et Fast and Furious 9 a quant à elle été annoncée pour 2021.

Alors que la loi de la chronologie des médias impose un délai minimum de 4 mois entre la fin de l’exploitation cinématographique d’un film et sa sortie en support physique ou en version numérique, le centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a exceptionnellement permis la sortie de films en vidéo à la demande (VOD) plus rapidement. On retrouve parmi cette liste de films 1917 de Sam Mendès, Le Cas Richard Jewell de Clint Eastwood, Une sirène à Paris de Mathias Malzieux, Sonic le film de Jeff Fowler, Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn de Cathy Yan, ou encore Woman de Yann Arthus-Bertrand.

Le film Une sirène à Paris du réalisateur Mathias Malzieu, sorti quelque jours avant le début du confinement, a obtenu l’autorisation du CNC pour une sortie en VOD avant la période obligatoire de 4 mois.

Aux États-Unis, le géant Universal bouscule d’autant plus les conventions en proposant des productions directement en VOD sans passer par la case salles obscures. C’est par exemple le cas des films Invisible Man, dans lequel on retrouve l’actrice Elisabeth Moss de la série La Servante Écarlate, l’adaptation du roman de Jane Austen Emma ou Les Trolls 2 : Tournée Mondiale. Pour 19,99 dollars, il est possible de louer ces long-métrages initialement prévus en salle pour profiter d’une soirée cinéma à la maison. Une solution idéale pour les cinéphiles ayant un système home-cinéma domestique. 

Les studios Warner Bros. ont décidé de sortir certains de leurs films directement en VOD, dont Invisible Man, pour ne pas impacter leur calendrier de sorties.

À quoi s’attendre à l’avenir ?

Si la réouverture des salles est encore incertaine, les conditions pour y visionner un film le sont encore plus. Alors que le déconfinement progressif a débuté le 11 mai en France, la réouverture des lieux publics se fait sous certaines conditions et les cinémas n’y échapperont pas. Si le cinéma se portait extrêmement bien en début d’année avec des chiffres records, la fermeture des salles et les changements de calendrier vont indéniablement se faire ressentir. Une industrie telle que celle du cinéma est rapidement affectée par une suspension d’activité, tout particulièrement en cette période de sortie de films à gros budget.

À cela vient s’ajouter la suspension de la production de certains long métrages. En effet, compte tenu des restrictions imposées par le confinement et les gestes barrières, tourner un film avec plusieurs acteurs et techniciens se révèle impossible. C’est donc l’industrie entière qui est mise en suspens et repose sur les locations de films numériques et les achats en format physique. En cette période de crise, il ne fait aucun doute que le cinéma dépend plus que jamais du home-cinéma.

Le home-cinéma au secours de l’industrie cinématographique

Alors qu’au cours des dernières années, les recettes des films reposaient principalement sur leur exploitation en salle, la location de films au format numérique en ligne et l’achat de disques Blu-ray se présentent actuellement comme les deux sources principales de revenus. L’achat de contenu numérique et tout particulièrement physique est aujourd’hui un pilier indispensable pour soutenir l’industrie cinématographique et s’assurer que cette dernière puisse perdurer. C’est pourquoi avoir un système home-cinéma de qualité à la maison est essentiel pour profiter des nouvelles sorties dans des conditions optimales. Téléviseurs UHD 4K, vidéoprojecteurs, lecteurs Blu-ray, ou lecteurs réseau sont de précieux outils pour retrouver le plaisir du cinéma chez-soi.

Enceintes à l’allure moderne et élégante et écran de projection motorisé, conjuguer intérieur design et home-cinéma est une option tout à fait viable.

Sans surprise, les services de VOD et SVOD ont connu une forte croissance pendant le confinement et cette tendance risque bien de continuer dans cette direction. Lors de la DEG Expo (Digital Entertainment Group), le président de Warner Bros. Entertainment, Jim Wuthrich a partagé les chiffres de la société face au confinement. À partir du 21 mars, alors que les cinémas étaient fermés, les ventes de streaming ont explosé avec une hausse de 38% la première semaine, de 37% la deuxième et enfin de 55% la semaine du 4 avril. Jim Wuthrich a alors annoncé une perte totale de seulement 5% pour Warner alors que la perte de recettes résultant de la fermeture des salles de cinéma s’élève à 577 millions de dollars. Ce qui signifie que le streaming et les jeux vidéo ont quasiment compensé les pertes. Côté français, myCanal et Canal+ Séries sont également en plein essor, notamment grâce aux films et aux séries produits par StudioCanal.

Les chiffres de la vente de supports physiques (principalement disques Blu-ray) affiche également une légère croissance sur cette période, tout particulièrement aux États-Unis. Pour ce qui est des installations home-cinéma, l’entreprise d’étude de marché américaine NPD Group annonce croissance des ventes de 23% dans le secteur du divertissement à domicile. Parmi ces chiffres, on constate une hausse des ventes de lecteurs réseaux de 42% et un bond de 86% des ventes pour les téléviseurs. On observe donc une tendance générale à s’orienter vers le home-cinéma pour continuer à profiter des sorties, permettant ainsi aux studios de maintenir leur activité et de limiter les pertes causées par la fermeture des salles et les reports de sorties. 

Lors de la fermeture des salles, les passionnés peuvent retrouver le plaisir du cinéma à la maison.

Disponibles dans divers formats, du simple disque Blu-ray au coffret en édition limitée chargé de bonus en passant par la version steelbook, les films au format physique présentent de nombreux avantages. Outre la possibilité de visionner votre long-métrage préféré autant de fois que vous le désirez, car n’oublions pas que les catalogues disponibles sur les services de streaming sont régulièrement mis à jour, vous pouvez profiter de contenus bonus et surtout apporter un soutien financier à toutes les personnes impliquées dans la création d’un film. Joignant l’utile à l’agréable, des sociétés telles que Zaavi proposent de magnifiques éditions collectors de films classiques ou de sorties récentes pour décorer votre salon ou votre salle dédiée tout en agrandissant votre collection.

Retrouver le plaisir du cinéma à la maison lors de la fermeture des salles est un véritable besoin pour les passionnés.

Pour profiter de l’offre de films et de séries régulièrement et de la meilleure manière possible, un système home-cinéma de qualité est un élément indispensable. Des solutions existent pour toutes les envies et tous les budgets. Vous pouvez par exemple opter pour une installation discrète composée d’un téléviseur et d’une barre de son. Si vous désirez profiter d’un son véritablement surround sans pour autant vous encombrer de câbles, vous pouvez également créer un système home-cinéma sans fil composé d’enceintes multiroom compatibles.

Pour les adeptes du grand écran, les amateurs de bandes son tonitruantes et de sensations fortes, retrouver à la maison une expérience cinématographique comparable à celle que l’on peut vivre en salle est également possible. Grâce aux vidéoprojecteurs UHD 4K, aux écrans de projection et aux systèmes d’enceintes home-cinéma, avoir sa propre salle de cinéma est un rêve accessible permettant de se retrouver entre amis ou en famille pour un film dans les meilleures conditions possibles.

Les sorties cinéma de cet été restent incertaines et la rentrée de septembre promet d’être calme. Avec la plupart des sorties importantes repoussées au mois de novembre, le home-cinéma s’impose comme la solution la plus appropriée pour profiter des nouveautés et soutenir une industrie cinématographique touchée par la crise. Un geste particulièrement important pour permettre à tous les techniciens et professionnels du cinéma de continuer à offrir au public de quoi rêver et voyager. Les amoureux du 7e art peuvent vivre leur passion à la maison tout en soutenant l’industrie du cinéma grâce aux contenus proposés via les plateformes de VOD et SVOD mais aussi avec les sorties physiques au format Blu-ray et Blu-ray UHD. 


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Rédacteur et traducteur amateur de disques vinyle et passionné d'obscurs sous-genres musicaux. Mes préférences cinématographiques s'orientent vers les films d'horreur, des classiques Universal à la courte vague néohorreur française du début des années 2000, ainsi que vers la période américaine d'Alfred Hitchcock. Côté matériel je privilégie les installations sobres avec des enceintes compactes JBL alimentées par un ampli hi-fi stéréo Denon auquel sont connectés un pré-ampli phono Graham Slee et une platine Dual CS 5000 du début des années 80 pour le vinyle et un DAC Chord Mojo avec une variété d'écouteurs intra-auriculaires pour la musique dématérialisée.

4 COMMENTS

  1. « compte tenu des restrictions imposées par le confinement et les gestes barrières, tourner un film avec plusieurs acteurs et techniciens se révèle impossible » : il va désormais falloir recourir aux effets spéciaux les plus sophistiqués juste pour produire une scène où 2 personnes se parlent face à face (ou pire, où elles s’embrassent !) ; distanciation sociale quand tu nous tiens… 🙂

  2. J’adore le cinéma… et pourtant, j’ai du mal à pleurer pour une industrie qui prend les consommateurs pour des tirelires sans fond depuis toujours. J’ai 45 ans et je ne peux même plus compter le nombre de films que j’ai achetés à plein pot 5 fois, voire plus! VHS, LaserDisc (oui, ça a existé !), DVD, Blu-Ray, et maintenant Blu-Ray 4K (UHD), sans parler des versions avec bonus collector, des coffrets trilogie, puis quadrilogie, etc. Une machine marketing d’enfer… Une peur bleue de mettre en danger cette poule aux œufs d’or… Il est temps d’être créatifs les gars !

  3. une bonne salle de ciné à la maison c’est le mieux. C’est une perte de clients pour les salles de ciné dont certaines manque de technologie qui fait la différence par rapport aux possibilités du home-cinéma ou elles manquent de confort, elles doivent se ré-inventer pour attirer à nouveau.

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