Test Blu-ray : Spartacus

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EN RÉSUMÉ

Dernier péplum à être entré dans la légende quarante ans avant que Gladiator ne ranime fugitivement la flamme du genre, Spartacus demeure un hyper spectacle qui, contrairement à beaucoup d’autres, n’a pas pris la moindre ride. Sans forcément y infuser le mystère et la vision du monde qui seront plus tard les siens, Stanley Kubrick parvient à combiner vigueur politique et morceaux de bravoure à tomber mis en scène avec une ampleur géométrique inouïe : témoin la monumentale bataille rangée dont on retrouvera l’écho dans Barry Lyndon. On notera que la présente réédition nous offre la version intégrale du film et qu’elle réintègre plusieurs séquences jadis censurées à l’époque pour leur violence graphique ou leur contenu jugé moralement inacceptable : parmi elles, le gros plan très gore d’une main tranchée et, surtout, un dialogue génialement allusif entre Tony Curtis et Laurence Olivier où une conversation sur les « huîtres » et les « escargots » dissimule une très audacieuse métaphore sur la bisexualité.

DU CÔTÉ DES BONUS

Aucun nouveau bonus à l’horizon, mais la reprise sur l’UHD Blu-ray (donc en Haute Définition), des scènes coupées, des interviews, des répétitions et des modules promotionnels du Blu-ray paru en  2015 constitue un véritable atout. Quant aux galeries de photos, de storyboards, de costumes et d’affiches, c’est sur le Blu-ray joint qu’on pourra les retrouver.

AVIS TECHNIQUE

Très attendu, ce master patrimonial ne déçoit pas, même s’il ne tient pas complètement toutes ses promesses théoriques. Côté images, le scan 6K de la restauration 4K effectuée voilà cinq ans à partir des éléments images originaux Super Technirama 70 mm trouve un aboutissement encore supérieur au Blu-ray grâce au Dolby Vision qui, dès les chiffres romains apparaissant comme sculptés dans la surface même du diffuseur, offre une expérience visuelle particulièrement enrichissante. Rendu général légèrement assombri mais éclatant, avec entre autres des toges de sénateurs et des capes de chefs militaires d’un rouge carmin incomparable. Définition notable notamment sur les corps en sueur ou les gigantesques panoramas de légions en ordre de combat, et vivacité un cran au-dessus en 4K au rendu HD de la peinture écarlate, jaune et bleue dont est enduit le héros lors de la démonstration des coups mortels. Niveau son, aucune différence notable avec le VO 7.1 DTS HD MA présente sur le Blu-ray déjà cité. La nouvelle piste DTS:X n’utilise absolument pas les canaux en hauteur malgré plusieurs passages qui s’y prêtaient (déplacements au-dessus des cellules) sans pour autant dénaturer le mixage original, qui propose toujours une succulente séparation des canaux « ras du sol » à l’avant. La VF, toujours généreuse en effets stéréo mais clairement inférieure, reste inchangée.

LE MOT DE LA FIN

Une édition définitive qui inscrit à jamais cette exceptionnelle superproduction dans la postérité.


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