Test BenQ W1800i : le meilleur rapport qualité/prix pour un vidéoprojecteur UHD 4K cinéma ?

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Le vidéoprojecteur BenQ W1800i est un modèle UHD 4K compatible HDR dédié au home-cinéma. Sa luminosité maximale de 2000 lumens le prédispose en effet à être utilisé plutôt dans la pénombre ou l’obscurité. Il intègre un zoom 1,3x et une correction verticale de trapèze automatique (Keystone) pour faciliter son installation. L’objectif à focale courte du vidéoprojecteur BenQ W1800i permet de projeter une image de 2,50 m de diagonale avec un recul de 2,50 m seulement. Ce projecteur 4K BenQ embarque par ailleurs un module smart TV Android qui lui permet d’accéder à plusieurs services de streaming. Sa connectivité WiFi autorise aussi la duplication sans fil de l’image d’un smartphone ou d’une tablette iOS et Android (mirroring). Commercialisé 1299 €, ce projecteur 4K HDR BenQ saura-t-il convaincre les home-cinéphiles ?

BenQ W1800i : packaging & accessoires

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i est livré avec une télécommande et des piles, un câble d’alimentation (1,8 m), un guide de démarrage rapide et son rapport de calibration. Notez que la télécommande n’est malheureusement pas rétroéclairée. On trouve également dans le carton un boîtier contenant le module Android TV BenQ à connecter au port HDMI dédié (derrière un cache à dévisser, au dos du projecteur). L’alimentation de ce module se fait grâce à un câble USB présent également sous ce cache.

Le projecteur 4K HDR BenQ W1800i est livré avec tout le nécessaire pour en profiter dès la sortie du carton, notamment un module Android TV pour accéder à Disney+, Prime Video et YouTube, par exemple.

BenQ W1800i : design

Le projecteur BenQ W1800i adopte le même châssis que le Benq TK700STi, ce dernier étant plus spécifiquement dédié aux jeux vidéo. Sa coque blanche et sa façade brune lui confèrent une touche d’originalité par rapport aux concurrents chez qui le noir et le blanc dominent. On aime ou pas mais en tout cas, il ne laisse pas indifférent. Avec 31 cm de largeur, 24,6 cm de profondeur et 11 cm de hauteur pour un poids de seulement 3,1 kg, ce BenQ se classe parmi les plus compacts et les plus légers des projecteurs 4K HDR du marché.

BenQ W1800i : matrice DLP UHD 4K

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i intègre une puce DLP/DMD capable d’afficher une véritable image UHD 4K (3840 x 2160 pixels) en exploitant la vitesse de commutation extrêmement élevée des micro-miroirs composant sa matrice dont la résolution native est de 1920 x 1080 pixels (1 micro-miroir = 1 pixel). Cette technologie de pointe parfaitement maîtrisée par Texas Instruments permet de commuter chaque micro-miroir de cette puce DMD de façon extrêmement rapide dans le but d’afficher successivement 4 pixels de l’image UHD 4K reçue via la prise HDMI du vidéoprojecteur. Comme la commutation de chaque micro-miroir est opérée plusieurs milliers de fois par seconde, le cerveau perçoit véritablement l’image comme si les 8 millions de pixels étaient affichés simultanément. Grâce à cette technologie, le BenQ W1800i peut donc afficher tous les détails des images issues d’un lecteur Blu-ray UHD 4K ou encore des services de vidéo en ligne comme Disney+ ou Amazon Prime Video, y compris en HDR. Notez que pour contrer les effets arc-en-ciel générés par la technologie DLP chez certaines personnes, BenQ utilise sur le W1800i une roue chromatique à 6 segments qui tourne très rapidement. Le résultat est là : nous n’avons quasiment pas constaté d’effets arc-en-ciel avec ce projecteur.

La matrice DLP du projecteur BenQ W1800i est en mesure de projeter des images en ultra haute définition 4K HDR, avec un beau piqué d’image et un niveau élevé de détails.

BenQ W1800i : HDR10, Filmmaker Mode

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i est compatible HDR10 et HLG pour afficher des images avec une plage dynamique étendue. En d’autres termes, les zones sombres et les zones claires de l’image sont plus nuancées avec davantage de détails perceptibles. Ce vidéoprojecteur BenQ W1800i adopte par ailleurs le mode FilmMaker (mode réalisateur) qui désactive tous les procédés numériques d’amélioration de l’image pour garantir le respect des couleurs, de la plage dynamique et de la luminosité décidées par les réalisateurs pour le grand écran. C’est l’assurance de profiter des scènes de vos films préférés sans trahir la vision de leurs créateurs.

BenQ W1800i : Android TV

Le vidéoprojecteur BenQ W1800i est livré avec un module Android TV qui se présente sous la forme d’un un petit bloc rectangulaire de quelques centimètres de long, terminé par un connecteur HDMI. Sur le côté, un port micro-USB est présent pour son alimentation électrique. Ce dongle Android TV HDMI se connecte au troisième port HDMI présent au dos du projecteur. Celui-ci est accessible derrière un cache maintenu en place par une petite vis.

Une fois ce module relié au projecteur, il ne reste plus qu’à se connecter à son compte Google pour profiter du catalogue d’applications en ligne et louer des films. On peut également profiter de son abonnement à Disney+, YouTube ou Prime Video mais aussi diffuser sans fil du contenu depuis un smartphone ou une tablette (iOS et Android).

Malheureusement, il n’est pas possible d’accéder à Netflix depuis le BenQ W1800i qui n’est pas compatible avec ce service de streaming. Même en activant le partage d’écran sans fil depuis un smartphone Android, nous n’y sommes pas parvenus. Ceux qui souhaitent profiter de Netflix avec ce projecteur devront donc le faire depuis un ordinateur ou un lecteur réseau AV compatible Netflix relié au W1800i en HDMI ou bien encore via un Chromecast Vidéo.

BenQ W1800i : lampe 4000 h, 2000 lumens

Pas de lampe LED ni de laser sur ce projecteur UHD-4K BenQ W1800i mais une lampe classique qui lui confère une luminosité de 2000 lumens, permettant de l’utiliser dans une semi-pénombre comme dans l’obscurité. En pleine journée ou dans une pièce éclairée par contre, sa puissance lumineuse est un peu juste pour obtenir une image suffisamment vive et contrastée. La durée de vie affichée par la lampe atteint 4000 heures en mode normal et 10 000 heures en mode éco. 

La durée de vie de la lampe du BenQ W1800i est annoncée pour 4 000 heures (mode normal) à 10 000 heures (mode éco) selon le mode d’utilisation, soit entre 5 et 13 années à raison de 2 heures d’utilisation quotidienne.

BenQ W1800i : zoom et correction trapèze

Adapté à la projection dans un salon, le vidéoprojecteur UHD-4K BenQ W1800i dispose d’un zoom manuel de facteur 1,3 qui laisse à l’utilisateur une certaine latitude dans son placement. 

Le réglage du zoom et de la mise au point du BenQ W1800i se font manuellement à l’aide de deux bagues accessibles sur le dessus du projecteur.

Par ailleurs, la correction verticale automatique du trapèze (Keystone) permet de compenser la déformation de l’image due à l’inclinaison du projecteur s’il est placé un peu trop haut ou trop bas par rapport à l’écran de projection. Il reste bien entendu possible de corriger manuellement la géométrie de l’image via le menu Installation / Trapèze 3D.

BenQ W1800i : connectique et audio

Le BenQ W1800i dispose de trois entrées HDMI 2.0 compatibles 4K jusqu’à 60 Hz, dont une cachée sous un capot à l’arrière et destinée au branchement du module Android TV. Si vous ne souhaitez pas utiliser ce module livré avec le projecteur, vous pouvez très bien attribuer cette troisième entrée HDMI à une autre source comme un lecteur réseau AV ou une Box Internet, par exemple. 

La connectique du projecteur BenQ W1800i permet d’y relier deux sources UHD 4K en HDMI en plus du module Android TV fourni. La prise HDMI 2 est compatible ARC pour renvoyer le son vers un ampli ou une barre de son (en stéréo uniquement).

Notez également que le port HDMI 2 est compatible ARC (Audio Return Channel). Il peut donc être utilisé pour envoyer le son du projecteur vers une barre de son ou un ampli home-cinéma compatible, avec une limitation cependant : la liaison HDMI ARC ne prend en charge que la stéréo. Le résultat sera toutefois meilleur qu’avec le haut-parleur mono intégré au projecteur (voir diaporama ci-dessous) dont la puissance d’amplification de 5 watts montre rapidement ses limites. Ce projecteur dispose également d’un port USB alimenté (5V/1,5A), d’une sortie mini-jack stéréo et d’une prise RS232 pour l’intégration domotique.

BenQ W1800i : spécifications clés

  • Luminosité : 2 000 lumens (ANSI)
  • Contraste : 10 000:1 (FOFO)
  • Rapport de projection : 1,127 – 1,46 (100″ de base @ 2,5 m)
  • Zoom : 1,3x (manuel)
  • Mise au point manuelle
  • Correction de trapèze verticale auto (+/-30°)
  • Compatible HDR10 & HLG
  • Android TV (module HDMI)
  • 3 ports HDMI 2.0b, HDCP 2.2 (dont un utilisé par le module Android TV)

BenQ W1800i : mise en œuvre

Pour ce test, nous avons associé le vidéoprojecteur BenQ W1800i à un lecteur Blu-ray UHD 4K au moyen d’un câble NorStone Jura HDMI Optic pour profiter de plusieurs films en Blu-ray 4K HDR. Nous avons également relié le module Android TV à la prise HDMI dédiée sous le cache à l’arrière du projecteur puis l’avons alimenté avec le câble micro-USB prévu à cet effet. Nous avons placé le projecteur à 3,15 m de l’écran pour obtenir une image de 2,54 m (100”) de diagonale sur un écran de projection électrique Lumene.

Une fois le projecteur sous tension, un menu d’accueil demande de choisir la langue de l’interface, de préciser la position du projecteur et propose d’activer ou non la correction trapèze automatique. On peut ensuite caler l’image dans les limites de l’écran en utilisant le motif de test du menu Installation. Une fois la distance de projection idéale trouvée, il suffit de jouer sur le zoom et la hauteur des pieds pour parvenir à ses fins.

Grâce au motif de test accessible dans le menu installation du projecteur BenQ W1800i, il est facile de caler l’image dans les limites de l’écran de projection.

Enfin, si vous utilisez le module Android TV livré avec le projecteur, vous devrez vous identifier avec votre compte Google pour accéder au Playstore et bénéficier des différents services offerts.

BenQ W1800i : nos impressions

Comme tous les vidéoprojecteurs BenQ, le W1800i bénéficie d’un étalonnage des couleurs en usine dès qu’il sort de la chaîne d’assemblage, avant d’être emballé. On peut donc profiter d’une bonne qualité d’image avec le BenQ W1800i dès la sortie du carton, sans réglages compliqués. 

Dans les faits, les modes Living Room et Sport sont bien adaptés pour une projection en journée et pour les événements sportifs. Le mode Bright présente une très forte dominante verte, ce qui le rend inexploitable en l’état. Le mode Filmmaker est adapté aux séances home-cinéma dans l’obscurité, malgré un contraste un peu faible à notre goût et des couleurs qui manquent légèrement de peps. Rien de grave cependant puisque tous les modes image sont éditables, y compris le mode Filmmaker qu’on peut donc éventuellement modifier.

Les deux modes ISF (Jour et Nuit) proposent une image plus dynamique, un meilleur contraste et des couleurs plus équilibrées (ils peuvent être déverrouillés en saisissant le code suivant : haut / bas / haut / bas / gauche / droite, dans le menu Système / Réglage des menus). Malheureusement, dès qu’on lance la lecture d’un contenu HDR, le projecteur bascule automatiquement en mode Filmmaker, sans qu’il soit possible de changer de mode image pour l’un des modes ISF.

Nous avons pu apprécier la qualité de l’image projetée par ce projecteur sur du contenu 4K, que ce soit en visionnant le film Avengers : Infinity War sur Disney+ ou bien Alien et The Shining en édition Blu-ray 4K. Le piqué et la précision typiques des projecteurs à technologie DLP sont bien présents, avec des images ciselées d’une acuité redoutable. La fluidité d’image est impeccable, sans effet de saccade sur les scènes d’action. 

Sur la version remasterisée en 4K HDR du premier Alien de Ridley Scott, le BenQ W1800i propose une image respectueuse du grain de la pellicule avec toutefois une belle définition. La gestion du HDR est bonne quoique pénalisée par la plage dynamique un peu limitée du projecteur par rapport à celle du BenQ W2700, par exemple. Mention spéciale au rendu particulièrement réussi de l’atmosphère poisseuse et oppressante qui s’installe peu à peu dans les coursives du Nostromo. Crises d’angoisse assurées !

The Shining en Blu-ray 4K HDR nous permet d’apprécier la photographie particulière de ce long métrage, notamment les couleurs pastelles et les tapisseries typiques du grand hôtel qui accueille Jack Nicholson et sa famille. Une fois encore, le W1800i plante efficacement le décor et nous installe progressivement dans l’ambiance malsaine du film.

Avec des films en HD 1080p, le BenQ W1800i se montre également très appréciable, comme nous avons pu le constater sur le Blu-ray du premier volet de la trilogie The Hobbit. Malgré une définition native inférieure, les images restent précises. Les couleurs en mode ISF Nuit sont chatoyantes. On se régale !

BenQ W1800i : comparé à…

BenQ W2700i

Vendu 400€ de plus que le W1800i, le BenQ W2700i se démarque par un meilleur ratio de contraste ainsi qu’un rendu HDR plus nuancé, avec notamment des zones sombres un peu plus lisibles et des hautes lumières qui nous ont semblé plus intenses. Le mode image Cinéma en sortie de boîte offre par ailleurs des couleurs plus justes. Enfin, le BenQ W2700i propose un lens shift, de faible amplitude mais qui a le mérite d’exister, ainsi qu’une télécommande rétroéclairée.

BenQ X1300i

Dédié aux jeux vidéo via ses entrées HDMI compatibles 1080p/120 Hz avec un très faible input lag, le X1300i de BenQ ne démérite pourtant pas sur les films avec des couleurs riches et une bonne gestion du HDR. S’il s’en sort mieux que le W1800i pour projeter en journée, ce dernier reprend l’avantage en séance home-cinéma nocturne, avec une image moins lumineuse mais un noir plus profond. Il est lui aussi livré avec le module Android TV BenQ, sans Netflix.

Optoma UHD38

Pas d’Android TV ni de mode Filmmaker sur ce projecteur Optoma mais un mode cinéma bien calibré dès la sortie du carton et surtout une gestion du HDR très réussie, avec notamment des hautes lumières plus intenses grâce à sa luminosité plus élevée (4000 lumens) et des couleurs plus pimpantes. C’est cependant au détriment du noir, moins profond et moins nuancé mais cela permet de profiter confortablement des films sans faire l’obscurité totale dans la pièce. Notez que la fluidité est moins bonne sur l’Optoma que sur les BenQ, avec quelques saccades sur les travellings et les scènes rapides. Mais comme il est vendu 200€ de moins que le BenQ W1800i, on ne lui en fera pas trop reproche.

BenQ W1800i : pour qui ?

Ce projecteur BenQ W1800i se destine à ceux qui souhaitent profiter d’une très grande image ultra haute définition 4K dans un salon la nuit tombée ou dans une petite salle dédiée, sans casser leur tirelire. Aussi à l’aise sur les Blu-ray et les Blu-ray 4K que sur le streaming en HDR via Prime Video et Disney+, il ne lui manque qu’un accès à Netflix pour séduire un plus large panel de home-cinéphiles. Ceux qui souffrent des effets arc-en-ciel seront également rassurés de savoir qu’ils sont fortement contenus avec ce projecteur.

BenQ W1800i : conclusion

Le projecteur BenQ W1800i tire efficacement profit de la technologie DLP de Texas Instruments pour projeter des images 4K bien définies et très détaillées. Le rendu HDR est assez convaincant même si nous aurions souhaité profiter de zones sombres encore plus détaillées et de zones claires plus lumineuses. Le mode Filmmaker propose une colorimétrie assez juste mais ne semble pas pouvoir être désactivé sur les sources HDR. L’installation de ce projecteur ne présente aucune difficulté mais sa courte focale impose un placement assez proche des spectateurs (devant ou juste derrière), avec pour conséquence d’entendre assez nettement le bruit de sa ventilation. Le mode lampe éco est alors préférable pour une séance home-cinéma confortable (33 dB mesurés à 1 m contre 36-37 dB en mode normal). 

Parmi les points qui fâchent, on notera l’absence de Netflix sur l’interface Android TV, la télécommande sans rétroéclairage et la limitation stéréo de la liaison HDMI ARC. Malgré ces quelques défauts, ce BenQ W1800i ne manque pas d’arguments pour convaincre à commencer par son prix qui permet au fabricant taïwanais de démocratiser un peu plus l’accès à la vidéoprojection UHD 4K.

Nous avons aimé

  • La simplicité de mise en œuvre (zoom, trapèze auto)
  • Le piqué et la netteté de l’image
  • Le mode Filmmaker

Nous aurions aimé

  • Qu’il soit nativement compatible Netflix
  • Une télécommande rétroéclairée
  • Le son en 5.1 sur la liaison HDMI ARC

2 COMMENTAIRES

  1. Merci pour ce test, ce videoprojecteur semble vraiment convaincant pour remplacer mon w1090 au vu de ce que vous en dites.

    La question que je me pose est, comment renvoyer le son en 5.1 vers un ampli depuis le d’ongle streaming si l’ARC du Hdmi ne prend en charge que le 2.0 ?! 🤔

  2. Bonjour Romain,
    Pour avoir du son 5.1 depuis ce projecteur avec le dongle Android TV, il faut utiliser un extracteur audio HDMI comme le Marmitek Connect AE24 UHD 2.0, à intercaler entre le dongle et la prise HDMI du projecteur : dongle branché sur l’entrée HDMI du Marmitek (Input) et sortie HDMI « audio only » ou sortie optique du marmitek branché sur l’une des entrées HDMI ou optique de l’ampli ou de la barre de son.

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