Test Cambridge Evo 300 : design personnalisable et puissance illimitée

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Nous avons aimé

  • Le design avec les flancs interchangeables
  • L'énorme réserve de puissance
  • La maîtrise des enceintes exigeantes
  • La scène sonore étendue
  • L’excellente application StreamMagic
  • La connectique particulièrement complète

Nous aurions aimé

  • Un écran tactile
  • Une microdynamique plus poussée
  • Une véritable correction acoustique par micro

L’avis de notre expert

Avec le Cambridge Evo 300, le fabricant britannique propose un véritable monstre de puissance dissimulé dans un élégant appareil connecté. Il démontre qu'un ampli extrêmement puissant n’a plus nécessairement besoin d’être massif et compliqué à utiliser. Il conserve ainsi tout ce qui fait le charme de cette série Evo et l’amplifie. L’écran devient plus grand, le DAC gagne en modernité, tandis que les panneaux latéraux interchangeables en bois ou noirs continuent d’offrir une personnalisation unique. L’ampli Cambridge Evo 300 fait ainsi partie de ces électroniques que l’on a envie de présenter fièrement dans son salon.

Mais l’essentiel se trouve à l’intérieur de la bête. Avec 2 x 300 Watts sous 8 ohms et jusqu’à 2 x 550 W sous 4 ohms, l’architecture Hypex NCOREx double mono apporte une réserve de puissance considérable. Cet ampli Cambridge dernière génération maîtrise le grave avec autorité, construit une scène sonore ample et conserve une sérénité impressionnante lorsque le volume est incrémenté. Sa plateforme de streaming étendue et sa connectique suffisamment riche avec HDMI ARC, USB-B ou encore phono lui permettent en outre de centraliser la majorité des sources audio au sein d’un même appareil. Une approche survitaminée du tout-en-un qui contribue à justifier son tarif affiché aujourd’hui à 3999 €.

L’ampli Cambridge Audio Evo 300 réunit dans un élégant châssis personnalisable une amplification de 2 x 300 watts, un DAC haute résolution, la plateforme StreamMagic et une connectique complète pour former un système hi-fi tout-en-un aussi puissant que polyvalent.

L’ampli Cambridge Audio Evo 300 vient coiffer la gamme Evo en reprenant son esthétique néo-rétro, son grand écran couleur et ses emblématiques flancs interchangeables. Derrière ce séduisant design se cache une électronique ambitieuse, avec une architecture double mono capable de délivrer 2 x 300 watts sous 8 ohms et jusqu’à 2 x 550 watts sous 4 ohms. Cet ampli Cambridge 2026 intègre également un DAC 32 bits / 768 kHz et DSD512, un accès complet aux services de streaming, une entrée HDMI eARC, un préampli phono MM et une connectique très complète. Commercialisé à 3 999 €, cet intégré tout-en-un promet ainsi de conjuguer puissance, polyvalence et raffinement esthétique. Tient-il toutes ses promesses en termes de fonctionnalité, d’ergonomie et surtout, avec quelles enceintes démontre-t-il toute son efficacité ?

Présentation

L’ampli personnalisable 

La gamme Evo voit le jour en 2021 avec les amplis Cambridge Evo 75 (75 W sous 8 ohms) et Evo 150 (150 W sous 8 ohms). Elle marque alors une évolution assez radicale pour le constructeur britannique qui introduit pour ses premiers amplis WiFi/Bluetooth des appareils beaucoup plus compacts et contemporains que ses électroniques traditionnelles. Leur design est confié à Ged Martin, responsable du design chez Cambridge Audio et déjà à l’origine des lignes minimalistes de la gamme Edge ou plus récemment des enceintes Cambridge Audio L/R. Pour Evo, il pousse encore plus loin cette recherche de simplicité avec un grand écran couleur, des lignes épurées et surtout des flancs interchangeables qui permettent d’adapter l’apparence de l’ampli à son intérieur. Une signature esthétique récompensée par un Red Dot Design Award. Evo inaugure ainsi une nouvelle vision de la hi-fi chez Cambridge Audio, dans laquelle l’électronique devient autant un objet de décoration qu’un système complet auquel il suffit d’ajouter une paire d’enceintes.

Le nouvel ampli Cambridge Evo 300 reprend cette philosophie mais change d’échelle en doublant la puissance développée et en affinant chaque élément de son architecture interne. La conception passe ainsi à une structure double mono, le DAC exploite la dernière puce ESS Sabre ES9038Q2M, tandis que le châssis s’élargit pour accueillir une alimentation plus cossue et un écran plus grand. 

Mais bien avant de parler de sa puissance hors normes, l’ampli Cambridge Audio Evo 300 est avant tout un objet de design. Bien loin des grandes boîtes métalliques souvent associées aux gros blocs de puissance, Cambridge continue de considérer qu’une électronique hi-fi peut aussi participer à l’esthétique du salon. Le constructeur conserve les codes introduits par les premiers Evo, avec un châssis entièrement noir aux lignes extrêmement épurées. Sa véritable signature réside dans ses flancs magnétiques interchangeables qui permettent de transformer en quelques secondes l’apparence de l’ampli pour mieux l’accorder à son intérieur. Avec ses flancs en bois, l’Evo 300 rappelle certaines électroniques hi-fi des années 1960 et 1970, notamment le Cambridge P40, tout en conservant une façade résolument moderne. Les panneaux noirs donnent à l’inverse une apparence beaucoup plus graphique et minimaliste. Ils renforcent également l’effet monolithique de l’appareil et s’accordent particulièrement bien avec un intérieur contemporain.

Grâce à ses flancs interchangeables fixés magnétiquement, l’ampli Cambridge Audio Evo 300 peut adopter en quelques secondes un style chaleureux avec ses panneaux en bois ou une allure plus contemporaine avec sa finition noire structurée.

Le reste du châssis conserve des lignes extrêmement épurées, avec une construction en aluminium et un profil particulièrement fin de seulement 89 mm. Avec 387 mm de large et 352 mm de profondeur, l’Evo 300 est sensiblement plus imposant que l’Evo 150 SE, mais reste nettement moins encombrant qu’une association lecteur réseau, DAC, préamplificateur et bloc de puissance séparés.

Avec ses flancs noirs structurés, l’ampli connecté Cambridge Audio Evo 300 adopte une allure particulièrement minimaliste et contemporaine, renforcée par son châssis fin, ses lignes épurées et sa façade largement par un large écran couleur.

Grand écran et application mobile 

La façade est dominée par un immense écran couleur de 7,8 pouces (19,8 cm), contre 6,8 pouces sur le Cambridge Evo 150 SE. Différentes présentations sont proposées, allant de l’affichage complet des métadonnées à une vue beaucoup plus minimaliste centrée sur la pochette d’album. Celle-ci occupe une grande partie de la façade et reste parfaitement identifiable à plusieurs mètres. Bien vu, les informations de lecture peuvent également être affichées avec de grandes polices particulièrement lisibles. Cambridge propose même des vumètres virtuels pour retrouver une touche rétro particulièrement réussie lorsque l’Evo 300 chausse ses panneaux en bois.

Le vaste écran couleur du Cambridge Audio Evo 300 peut afficher les pochettes d’albums et les informations de lecture en streaming, mais aussi laisser place à un vu-mètre ou à un spectromètre pour animer la musique en cours. 

Cambridge Audio a fait le choix discutable de conserver un écran non tactile. Le contrôle s’effectue donc depuis les commandes physiques placées à droite de l’afficheur. Celles-ci sont assez discrètes et étroites, mais permettent de naviguer rapidement dans les menus, d’activer le vu-mètre ou le spectromètre et de sélectionner les enceintes à alimenter via les sorties A, B ou A+B. La sélection des sources est particulièrement intuitive grâce au large potentiomètre de volume, dont la seconde bague permet de parcourir les entrées ou les menus. 

Le potentiomètre de volume du Cambridge Audio Evo 300 intègre une seconde bague rotative dédiée à la navigation, permettant de parcourir rapidement les sources.

À distance, l’ampli connecté Cambridge Audio Evo 300 peut être piloté à l’aide de sa télécommande infrarouge fournie (ou de l’application smartphone StreamMagic que nous évoquerons ensuite). Très bien conçue avec son châssis monobloc en aluminium, la télécommande offre une sensation premium et une prise en main agréable. Elle permet d’accéder aux principales commandes, notamment la sélection de source, le réglage du volume ou encore l’ajustement de la luminosité de l’écran. Trois touches programmables peuvent également être associées aux sources de son choix, qu’il s’agisse d’un service de streaming, d’une webradio ou d’une entrée spécifique pour y accéder directement sans faire défiler l’ensemble des sources disponibles.

Entièrement réalisée en aluminium, la télécommande du Cambridge Audio Evo 300 reprend le soin apporté à l’ampli et donne accès aux principales fonctions, avec en prime trois touches personnalisables pour écouter instantanément ses sources audio favorites.

Pour accéder aux réglages plus avancés et exploiter pleinement les fonctions de streaming, l’application StreamMagic devient indispensable. Parfaitement conçue et très intuitive grâce à la longue expérience du fabricant dans le streaming réseau, elle permet notamment d’ajuster la balance et propose un outil en charge de la réduction des résonances de la pièce. Sans atteindre la précision d’un véritable système de calibration par microphone, ce traitement atténue plus ou moins fortement les extrémités du spectre selon le niveau sélectionné afin de limiter certaines résonances. L’effet peut se montrer efficace dans une pièce trop brillante ou sujette à des modes acoustiques marqués, mais s’accompagne également d’une légère perte de définition et de finesse. Pour un ajustement plus précis, Cambridge Audio propose un égaliseur à sept bandes, complété par plusieurs préréglages adaptés à différents usages : plus ou moins de basses ou d’aigus, clarté des voix, modes TV, films et jeux.

L’application StreamMagic permet d’aller bien au-delà du simple contrôle à distance, avec le réglage de la balance, un égaliseur à sept bandes, plusieurs préréglages sonores et une fonction de compensation de pièce pour adapter la restitution à l’acoustique du salon.

Puissance colossale de 300 W 

L’amplification repose sur les célèbres modules Hypex NCOREx de classe D qui ont fait la réputation des précédents modèles. Ces derniers sont pour la première fois montés dans une configuration entièrement symétrique, chaque canal étant désormais indépendant pour limiter les interactions, renforcer la transparence, l’ouverture et la précision spatiale. Le contrôle analogique du volume est également distinct pour les canaux gauche et droit. Le constructeur cherche ainsi à préserver au maximum la séparation des canaux et les informations avant d’attaquer les puissants modules Hypex.

La puissance est ainsi portée à 300 watts par canal sous 8 ohms et 550 watts par canal sous 4 ohms, soit deux fois plus que l’Evo 150 SE. De quoi alimenter efficacement n’importe quelle paire d’enceintes bibliothèque ou colonne. Cette puissance traduit surtout une alimentation capable de fournir une quantité de courant très importante, une qualité essentielle pour maîtriser des enceintes équipées de gros haut-parleurs de grave ou avec une impédance minimale très faible. 

Avec 2 x 300 watts sous 8 ohms et jusqu’à 2 x 550 watts sous 4 ohms, l’ampli Cambridge Audio Evo 300 dispose d’une réserve de puissance colossale lui permettant de conserver autorité et contrôle, même avec les enceintes les plus exigeantes.

Cette importante réserve de puissance apporte une belle marge de manœuvre et permet à l’ampli Cambridge Evo 300 de conserver une restitution solide et bien maîtrisée, y compris à niveau très soutenu. Les impacts restent fermes, le grave bien tenu et l’ampli ne donne jamais réellement l’impression de manquer de puissance, même avec des enceintes exigeantes comme les B&W 804 D4 utilisées pour ce test. Cette force ne se traduit toutefois pas toujours par une dynamique aussi expressive qu’attendue. Les écarts de niveau peuvent sembler un peu contenus et certaines attaques manquer légèrement de vivacité, donnant parfois une restitution plus sage que véritablement explosive. Une qualité qui rend cet ampli Cambridge très agréable pour les écoutes prolongées. 

DAC 32 bits / 768 kHz et DSD

La section numérique bénéficie également d’un sérieux bond en avant avec l’utilisation d’un DAC ESS Sabre ES9038Q2M plus moderne. Celui-ci prend en charge les flux PCM jusqu’à 32 bits / 768 kHz et les fichiers DSD512, sans rééchantillonnage. Ces résolutions maximales sont accessibles depuis l’entrée USB-B ou en lecture réseau, avec la prise en charge des principaux formats audio, dont l’ALAC, WAV, FLAC, AIFF, DSD, WMA, MP3, AAC, HE-AAC/AAC+ et OGG Vorbis. Les entrées optique et coaxiale acceptent pour leur part les flux PCM jusqu’à 24 bits / 192 kHz, tout comme la liaison HDMI eARC.

Nombreuses options de streaming 

Pour le streaming, l’ampli connecté Cambridge Evo 300 repose sur la quatrième génération de la plateforme StreamMagic qui fait la force et le succès des lecteurs réseau du constructeur anglais. Une fois connecté au réseau WiFi ou Ethernet, l’ampli offre un accès direct à Spotify Connect, Tidal Connect, Qobuz Connect, Amazon Music et Deezer, ainsi qu’à des milliers de webradios. Jusqu’à 90 stations peuvent être enregistrées pour accéder rapidement à vos favoris. La prise en charge des protocoles UPnP et Roon Ready assure la lecture des fichiers partagés sur le réseau local, tandis que les protocoles AirPlay 2 et Google Cast permettent de recevoir tout flux audio à partir d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur, mais également d’associer l’ampli en multiroom à un groupe d’enceintes ou d’appareils compatibles. Le Bluetooth est également de mise, avec la prise en charge du codec aptX HD pour limiter la compression. 

L’ampli Cambridge Evo 300 donne accès à de nombreux services de streaming directement depuis l’excellente application StreamMagic, qui centralise la lecture, les sources et les réglages pour profiter facilement de Spotify, Tidal, Qobuz, Deezer ou encore des radios Internet.

Le contrôle de la lecture s’effectue directement depuis l’application StreamMagic. La prise en charge des titres Hi-Res est assurée pour les services qui le proposent et l’auditeur peut ainsi lire et éditer facilement ses favoris et ses playlists. L’intégration des différentes plateformes de streaming est particulièrement réussie, avec une interface graphique aussi jolie que fonctionnelle. Les différentes commandes sont faciles à trouver et à prendre en main.

L’application permet par ailleurs de modifier les nombreux paramètres de l’amplificateur, notamment l’égalisation à sept bandes, les différents presets et la compensation simplifiée de l’acoustique de la pièce. En complément, l’ampli Cambridge Evo 300 améliore sensiblement la gestion d’un éventuel caisson de basses, avec un réglage précis de la fréquence de coupure, du niveau ainsi que de la phase du caisson.

Connectique ultra complète 

Comme l’Evo 150 avant lui, l’Evo 300 ambitionne de centraliser pratiquement toutes les sources d’une installation moderne. Il dispose de deux entrées RCA stéréo, d’une entrée symétrique XLR et d’un préampli phono pour la connexion d’une platine à aimant mobile. La section numérique comprend une entrée optique, une coaxiale et un port USB-B permettant de le transformer en DAC externe pour un ordinateur. Une prise HDMI eARC facilite également son association avec un téléviseur, avec la possibilité de l’allumer, de la mettre en veille et de contrôler le volume directement à partir de la télécommande de la TV. 

Deux jeux de borniers permettent d’alimenter jusqu’à deux paires d’enceintes et de sélectionner l’une ou l’autre ou encore les deux depuis l’application ou les commandes en façade. Enfin, une sortie pré-out pour un ampli de puissance externe, une sortie caisson et une prise casque 6,35 mm en façade complètent l’ensemble. Cette polyvalence est l’un des principaux arguments du Cambridge Evo 300 qui, malgré son format relativement compact, peut remplacer un lecteur réseau, un DAC, un préampli phono, un DAC USB, un ampli casque occasionnel et surtout une amplification digne d’un bloc de puissance dédié. 

Particulièrement complète, la connectique de l’ampli Cambridge Audio Evo 300 permet de centraliser toutes les sources, du téléviseur en HDMI eARC à la platine vinyle, en passant par un ordinateur en USB, des sources numériques ou analogiques et un caisson de basses.

Mise en œuvre

La philosophie « just add speakers » mise en avant par Cambridge Audio pour la gamme Evo prend ici tout son sens. Une fois les enceintes raccordées, l’essentiel de la configuration s’effectue depuis l’application StreamMagic. Il suffit d’y sélectionner l’ajout d’un nouveau produit pour que l’Evo 300 soit automatiquement détecté, puis de suivre les quelques étapes proposées afin de le connecter au réseau Wi-Fi et, si besoin, de le renommer.

Pour ce test, les 300 watts par canal de l’amplificateur nous ont permis d’élargir considérablement le choix des associations. Nous l’avons ainsi utilisé avec plusieurs enceintes bibliothèques, dont les Sonus Faber Sonetto I G2 et Elipson Legacy 3210, mais aussi avec de grandes colonnes bien plus exigeantes, comme les B&W 804 D4, Elipson Prestige Facet II 34F et Dali Opticon 8 MKII. Cette diversité a permis d’évaluer aussi bien sa finesse à faible charge que sa capacité à conserver de l’autorité et du contrôle avec des enceintes réclamant davantage de courant.

Grâce à son énorme réserve de puissance et à sa grande maîtrise, l’ampli Cambridge Audio Evo 300 s’adapte avec la même aisance à une petite enceinte bibliothèque sensible qu’à une imposante colonne exigeante en courant.

Impressions d’écoute 

Sans surprise, le Cambridge Audio Evo 300 dégage un sentiment d’aisance constant. Même lorsqu’on sollicite fortement l’amplification, il conserve une belle stabilité et ne donne jamais l’impression de forcer. Cette maîtrise profite particulièrement au registre grave. Sur Angel de Massive Attack, la ligne de basse descend avec beaucoup d’autorité et de densité, tout en restant parfaitement tenue. Les impacts sont francs, les basses profondes sans devenir envahissantes et les différentes strates de l’arrangement conservent une excellente lisibilité à mesure que le morceau gagne en intensité.

L’équilibre tonal est parfaitement respecté, sans la mise en avant du médium typique du son à l’anglaise. L’Evo 300 privilégie au contraire une restitution très linéaire sur l’ensemble du spectre, avec une présentation claire et parfaitement ordonnée. Sur Don’t Know Why de Norah Jones, la voix s’incarne naturellement au centre de la scène, tandis que le piano, la guitare et la contrebasse conservent chacun leur propre espace, sans jamais se chevaucher.

Sur Don’t Know Why de Norah Jones, le Cambridge Audio Evo 300 met la voix en avant avec beaucoup de clarté et de présence, tout en conservant un placement naturel au centre de la scène.

Cette lisibilité se retrouve également dans le haut du spectre. Sur So What de Miles Davis, les cymbales profitent d’une belle définition et d’une restitution aérienne, sans dureté ni brillance artificielle. Même lorsque le volume augmente, l’aigu reste serein et bien maîtrisé avec des enceintes correctement équilibrées.

L’architecture double mono semble ici apporter un réel bénéfice en matière de séparation et de précision spatiale. La scène sonore se déploie avec beaucoup d’ampleur, aussi bien en largeur qu’en hauteur et en profondeur, tandis que les différents plans restent parfaitement organisés. Sur Jupiter, extrait des Planètes de Gustav Holst, l’orchestre prend ainsi place avec une belle envergure. Les cordes s’étendent largement, les cuivres conservent leur présence au second plan et les percussions trouvent naturellement leur place sans brouiller le reste de la formation. L’Evo 300 impressionne également par sa capacité à maintenir cette organisation lorsque l’orchestre monte en puissance. 

L’ampli Cambridge Audio Evo 300 dessine une scène sonore particulièrement ouverte et une grande transparence, laissant respirer les enregistrements tout en révélant avec précision la position et la texture de chaque instrument.

C’est davantage sur la microdynamique et l’expressivité que l’ampli se montre légèrement plus réservé. Sur l’Adagietto de la Symphonie n°5 de Mahler, les nuances les plus fines et les inflexions de phrasé sont bien présentes, mais peuvent manquer d’un peu de relief et d’émotion face aux meilleures électroniques de cette catégorie. Même constat sur Le Sacre du printemps de Stravinsky : l’Evo 300 restitue les grandes masses orchestrales avec une autorité remarquable et une impressionnante réserve de puissance, mais les variations rythmiques les plus subtiles pourraient être exprimées avec davantage de mordant. Le Cambridge Evo 300 impressionne ainsi davantage par sa sérénité, son contrôle, l’ampleur de sa scène sonore et son sentiment de puissance presque inépuisable que par une restitution constamment nerveuse ou exacerbée.

Cambridge Audio Evo 300 face à l’Evo 150 SE

L’Evo 150 SE constitue déjà un appareil très performant avec ses 150 watts par canal, son amplification Hypex NCOREx et sa connectique exhaustive. Il conserve également l’avantage d’un châssis plus compact et d’un tarif inférieur. Mais l’Evo 300 est une électronique beaucoup plus ambitieuse. Sa puissance est doublée sous 8 ohms et atteint 550 watts sous 4 ohms. Surtout, Cambridge adopte une architecture double mono là où l’Evo 150 SE repose sur une conception stéréo plus conventionnelle. Le DAC progresse pour assurer la prise en charge des fichiers 32 bits / 768 kHz et DSD512, tandis que l’écran passe de 6,8 à 7,8 pouces et l’écosystème StreamMagic ouvre les portes du streaming. 

Avec des enceintes relativement faciles à alimenter dans une pièce de taille raisonnable, l’Evo 150 SE pourra donc déjà remplir parfaitement sa mission. L’Evo 300 prend véritablement son sens avec de grosses enceintes, des modèles à faible sensibilité ou dans une grande pièce où l’on souhaite disposer d’un niveau sonore important sans perdre le contrôle.

À qui s’adresse le Cambridge Evo 300 ?

L’ampli Cambridge Audio Evo 300 s’adresse avant tout au mélomane qui souhaite les performances et la polyvalence d’une chaîne hi-fi sans multiplier les appareils. Il réunit dans un unique appareil la puissance d’un bloc dédié, la polyvalence des lecteurs réseau Cambridge, une compatibilité totale avec les fichiers Hi-Res, ainsi qu’une connectique suffisamment étendue pour centraliser toutes les sources d’une installation moderne. Ses 300 watts sous 8 ohms et surtout ses 550 watts sous 4 ohms lui permettent d’envisager sereinement des enceintes exigeantes, de grosses colonnes ou des modèles à faible rendement.

Mais son véritable atout est de réunir tous ces éléments dans un appareil relativement compact et à l’esthétique particulièrement travaillée lui permettant de s’intégrer dans un salon avec une facilité rare pour une électronique aussi puissante. L’écran de 7,8 pouces transforme presque l’appareil en élément de décoration lorsqu’il affiche une pochette d’album ou ses vumètres, tandis que les flancs interchangeables permettent de modifier son apparence en quelques secondes. 

L’ampli connecté Cambridge Audio Evo 300 s’adresse aux mélomanes qui recherchent un système tout-en-un aussi élégant que puissant, capable d’alimenter aussi bien de petites bibliothèques que de grandes colonnes exigeantes, tout en réunissant streaming, DAC et connectique complète dans un seul appareil.

FAQ – Questions fréquentes

Quelle est la puissance du Cambridge Audio Evo 300 ?

Le Cambridge Audio Evo 300 délivre 2 x 300 watts sous 8 ohms et jusqu’à 2 x 550 watts sous 4 ohms. Cette très importante réserve de puissance lui permet d’alimenter aussi bien des enceintes bibliothèques que de grandes colonnes exigeantes, y compris des modèles dont l’impédance descend fortement.

Le Cambridge Audio Evo 300 peut-il remplacer une chaîne hi-fi complète ?

Oui. L’Evo 300 réunit dans un seul appareil un ampli stéréo, un lecteur réseau, un DAC, un préamplificateur phono MM et une sortie casque. Sa connectique permet également de lui associer un téléviseur via HDMI eARC, un ordinateur en USB, des sources numériques ou analogiques, ainsi qu’un caisson de basses.

Quels services de streaming sont compatibles avec le Cambridge Audio Evo 300 ?

Grâce à la plateforme StreamMagic, l’Evo 300 permet d’accéder aux principaux services de streaming, notamment Spotify Connect, Tidal Connect, Qobuz Connect, Deezer et Amazon Music. Il est également compatible AirPlay 2, Google Cast, UPnP, radios Internet et Roon Ready.

Le Cambridge Audio Evo 300 est-il compatible avec les fichiers Hi-Res ?

Oui. Son DAC ESS Sabre ES9038Q2M accepte les flux PCM jusqu’à 32 bits / 768 kHz et les fichiers DSD512 via l’entrée USB-B. Il prend également en charge les principaux formats audio dématérialisés, dont le FLAC, WAV, ALAC, AIFF, DSD, MP3, AAC et OGG Vorbis.

Peut-on corriger l’acoustique de la pièce avec l’Evo 300 ?

L’Evo 300 ne dispose pas d’un véritable système de calibration par microphone de type Dirac Live, mais l’application StreamMagic propose une fonction de compensation de pièce ainsi qu’un égaliseur à sept bandes. Plusieurs préréglages permettent également d’adapter rapidement la restitution au programme ou aux préférences d’écoute.

L’écran du Cambridge Audio Evo 300 est-il tactile ?

Malgré sa grande diagonale de 7,8 pouces, l’écran n’est pas tactile. La navigation s’effectue à l’aide des commandes physiques situées en façade (à côté de l’écran), de la télécommande ou, pour les réglages les plus avancés, depuis l’application StreamMagic.

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